Fondation de Bourbon et ADN...

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Message par Administrateur » Mercredi 08 Août 2007 19:02:37

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Re: Fondation de Bourbon et ADN...

Message par Antonio » Samedi 12 Janvier 2008 13:26:47

Bonjour

Il ya aussi un site official pour le livre du Prince Canadien

http://www.louisxvii.fr/


aNTONIO
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Re: Fondation de Bourbon et ADN...

Message par dublin5 » Dimanche 06 Juillet 2008 18:39:53

Bonsoir,
Comment expliquer que cette Analyse ADN de 2004 voit ses resultats toujours inconnus
en 2008?
Poser la Question n'est-ce pas la resoudre?
erci de votre (vos) réponses.
Cordialement
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Re: Fondation de Bourbon et ADN...

Message par François » Dimanche 10 Octobre 2010 12:54:10

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k484635m.zoom.r=%22louis+XVII%22.f3.langFR

La preuve par l'inoculation au Journal des Débats du 13 août 1912 ( p.3)...
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Re: Fondation de Bourbon et ADN...

Message par François » Dimanche 10 Octobre 2010 12:55:00

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Re: Fondation de Bourbon et ADN...

Message par raphael charles » Mercredi 20 Octobre 2010 11:18:36

Cher Monsieur,

Merci pour ces précieuses informations dont nous avons fait bon usage et qui sont confirmées par le journal du libraire Siméon-Prosper Hardy, comme vous pourrez le lire sur

http://cril17.org/
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Re: Fondation de Bourbon et ADN...

Message par François » Dimanche 07 Novembre 2010 20:09:46

Où l'on comprend le sens profond du naundorffisme ! En 1880 , alors que la République joue son destin, le doute sur la légitimité du comte de Chambord grâce à Naundorff est utilisé par le clan de gauche ( Jean Frollo est le député Charles Laisant , proche de Louis Blanc , lui aussi survivantiste de doctrine intéressé à la démolition de la légitimité)pour ruiner les chances de la restauration monarchique au moment même où la maçonnerie se déchaîne contre l'Eglise , l'armée et la magistrature.On mesure là en direct la perversion profonde du survivantisme déjà démasqué en 1871 par le pacte Jules Favre-Bismarck scellé de la bague de Naundorff!Etroite association d'intérêt de la Révolution et de la Prusse ! Lire à tout prix cet article très éclairant du petit Parisien du 22 juin 1880 , moins d'un mois avant la première célébration du 14 juillet comme fête nationale de la France , de la division de la France , de la honte de la France !(http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4 ... %22.langFR)
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Re: Fondation de Bourbon et ADN...

Message par BRH » Jeudi 24 Mars 2011 11:20:14

Il y a un moyen simple de vérifier l'ADN des Naundorff. Or, rien ne paraît... Ils ont pris l'initiative d'une exhumation pour accomplir une analyse ADN. Ils savent le résultat. La balle est dans leur camp. L'ADN est la seule solution pour valider leur filiation avec les Bourbons !!!

Leur silence les disqualifie tant qu'il durera !
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

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Re: Fondation de Bourbon et ADN...

Message par OMEGA » Lundi 11 Février 2013 22:19:42

Information essentielle : l'ADN mitochondrial d'Anne de Roumanie pris en référence pour les analyses ADN mitochondrial de Naundorff ne correspondent pas non plus à celles de la tête d'Henri IV réalisées par Ph. Charlier alors qu'elles le devraient.
source :
http://www.lepoint.fr/actu-science/photos-henri-iv-les-dernieres-revelations-confirment-son-origine-royale-11-02-2013-1626433_59.php

Résultat : la filiation d'Anne de Roumanie peut être sérieusement remise en cause, invalidant de ce fait les analyses négatives de l'ADN Naundorff.
OMEGA
 

Re: Fondation de Bourbon et ADN...

Message par BRH » Lundi 11 Février 2013 23:45:06

J'allais y venir...

http://www.lepoint.fr/actu-science/photos-henri-iv-les-dernieres-revelations-confirment-son-origine-royale-11-02-2013-1626433_59.php

Henri IV : les dernières révélations confirment son origine royale
Le Point.fr - Publié le 11/02/2013 à 20:06 - Modifié le 11/02/2013 à 20:24 Par Frédéric Lewino

Dans un livre qu'il cosigne avec le journaliste Stéphane Gabet, le médecin légiste Philippe Charlier assène les derniers arguments.

Image
À droite : image reconstituée par Philippe Froesch (Visualforensic) à partir de la tête momifiée d'Henri IV retrouvée par Stéphane Gabet et authentifiée par l'équipe du Dr Philippe Charlier. © DR

Il y avait l'énigme du Masque de fer, il y a maintenant celle du crâne d'Henri IV, acheté à Drouot en 1919 et retrouvé récemment. Est-ce bien celui du Vert Galant ? Ce vieux machin tout fripé est-il bien celui qui déclara un jour "Paris vaut bien une messe" ? Est-ce lui aussi qui embrassa tant de femmes avec sa douce haleine aillée, dont la reine Margot, Gabrielle d'Estrées et encore la marquise de Verneuil ?

Le médecin légiste Philippe Charlier, spécialiste des "vieilles peaux" (il a étudié les restes d'Agnès Sorel, de Richard Coeur de Lion, et les reliques présumées de Jeanne d'Arc et de Diane de Poitiers), est fermement persuadé que ce crâne est bel et bien celui du père de la poule au pot après avoir relevé, avec son équipe, 23 arguments médicaux et historiques. D'autres, tel le romancier-historien Philippe Delorme, n'y croient pas une seconde, en présentant d'autres arguments intéressants. Alors où se trouve la vérité vraie de vraie, réelle et incontestable ?

"Traçabilité complète"

Dans un ouvrage qu'il publie cette semaine (Henri IV, l'énigme du roi sans tête, la Librairie Vuibert), Philippe Charlier en rajoute une couche avec la reconstitution faciale en 3D de la tête supposée d'Henri IV. Pour l'exécuter, il a fait appel à Jean-Noël Vignal, docteur en anthropologie, ancien membre de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie, auteur d'un logiciel permettant de réaliser des portraits-robots à partir d'images-scanners et de mesures crâniennes. Effectivement, la ressemblance entre sa reconstitution et les portraits connus d'Henri IV est frappante. Même menton fort, face étroite, front haut, nez étroit et allongé. Mais aussi même cicatrice. Beaucoup de ressemblances, mais rien de déterminant pour attribuer le crâne définitivement au bon roi des Français. "Ce portrait-robot peut très bien correspondre à Henri IV. Mais attention, il peut également très bien correspondre à une personne qui va ressembler très fortement au roi", admet Vignal.

Le journaliste d'investigation Stéphane Gabet, qui est celui qui a retrouvé le crâne et qui cosigne le livre avec Charlier, est parvenu à reconstituer entièrement le périple de la tête depuis son exhumation de la basilique de Saint-Denis en 1793 jusqu'à aujourd'hui. Plus aucune zone d'ombre. "La traçabilité est complète", affirme Charlier. Alors que demande de plus le peuple pour croire à cette belle histoire ? La preuve par l'ADN ! Car, c'est bien connu, la génétique ne ment pas. Le problème, c'est qu'il est drôlement compliqué de dénicher des brins d'ADN exploitables dans un crâne vieux de quatre siècles, touché par des centaines de personnes qui y ont laissé le leur. Sans compter une contamination au plomb qui a dégradé les molécules d'ADN. Mais, après beaucoup d'obstination, le docteur Charlier a trouvé quelques fragments exploitables tout au fond de la gorge royale. Suffisamment en tout cas pour tenter une comparaison avec l'ADN de Louis XVI.

Tests ADN

En effet, ce diable de légiste a pu se procurer un mouchoir ayant été trempé dans le sang de ce dernier après sa décapitation en 1793. Charlier a choisi de comparer les chromosomes Y du crâne et de Louis XVI. Bingo ! Ils se ressemblent autant que les frères Bogdanov entre eux. "Il est possible de dire que ces résultats sont compatibles avec une relation paternelle directe sur sept générations entre le deux échantillons", confirme Charlier. Ouf, la vérité est enfin sortie du crâne ! Eh bien, non ! Car voilà qu'un professeur belge, Jean-Jacques Cassiman (généticien à l'université de Louvain) et le Dr Olivier Pascal affirment avoir déniché une incompatibilité génétique, faisant du crâne celui d'un parfait inconnu. Ces deux-là ont comparé non pas les chromosomes Y, mais l'ADN des mitochondries. Celui qui est transmis uniquement par les mères (à leurs filles ou à leur fils). Normalement, d'une génération à l'autre, l'ADN mitochondrial reste identique.

Les deux chercheurs ont donc recherché l'ADN d'une descendante de la mère d'Henri IV pour le comparer à celui du crâne. Ils l'ont trouvée en la personne d'Anne de Roumanie. Or, ils sont formels, les ADN mitochondriaux sont très différents, excluant tout lien de famille entre le crâne et Anne de Roumanie. Miséricorde ! Charlier se serait-il donc foutu dedans ? Pas forcément. "Imaginez qu'il y a treize générations entre la mère d'Henri IV et Anne de Roumanie. Ce qui laisse ouverte la possibilité d'un enfant illégitime dans la filiation de cette dernière. Le lien génétique est, à ce moment-là, rompu", commente Charlier, qui a décidément réponse à tout. En tout cas, rien ne peut désormais le faire changer d'avis. Pour lui, le crâne est définitivement celui d'Henri IV. "J'en suis convaincu à 100 %. Les arguments scientifiques, historiques et médico-légaux sont concordants." Voilà qui est crânement dit.

REGARDEZ les étapes de la reconstitution faciale d'Henri IV :

Image

Image
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Re: Fondation de Bourbon et ADN...

Message par BRH » Jeudi 28 Février 2013 12:08:40

La filiation entre Marie-Thérèse d'Autriche et Anne de Roumanie n'a pas lieu d'être remise en cause. En effet, l'ADN mitochondrial est quasiment identique. Par contre, celui de la tête d'Henry IV est différent. Or, théoriquement, les deux ADN devraient être semblables.

Filiation d'Henry IV par les femmes :

Anna de Habsbourg (1280 - 1327)
Mathilde de Brandebourg (1296 - 1328)
Agnès de Glogau (1321 - 1362)
Marguerite de Silésie (1342 - 1386)
Marguerite de Bavière (1363 - 1423)
Agnès de Bourgogne (1407 - 1476)
Marguerite de Bourbon (1438 - 1483)
Louise de Savoie (1476 - 1531)
Marguerite de Navarre (1492 -1549)
Jeanne d'Albret (1528 - 1572)
Henry IV (1553 - 1610)

Il est possible qu'il y ait une interruption de légitimité entre Marguerite de Bavière et Agnès de Bourgogne : en effet, Marguerite de Bavière, née en 1363, aurait accouché d'Agnès de Bourgogne en 1407, soit à l'âge de 44 ans, ce qui -sans être impossible- paraît problématique à cette époque.

http://saintdenis-tombeaux.forumculture ... -bourgogne
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Re: Fondation de Bourbon et ADN...

Message par BRH » Jeudi 28 Février 2013 14:30:49

Un mystère : que sont devenus les restes des ducs de Bourgogne ?



Les tombeaux des « Grands ducs d’Occident », en la chartreuse de Champmol près Dijon, ont été saccagés lors de la Révolution et leurs ossements dispersés. Une partie de ceux-ci, transférés en 1792, reposent aujourd’hui sous les tours de la cathédrale saint-Bénigne de Dijon mais la controverse à propos de leur identification n’a jamais cessé depuis une première enquête en 1841. Le corps de Philippe le Bon semble avoir totalement disparu, tandis que l’on ne sait toujours pas qui, de Philippe le Hardi ou de Jean sans Peur, y repose encore.



Philippe le Bon, le "Grand duc d'Occident" , Musée de Madrid © photo A.C.L.


La chartreuse de Champmol, nécropole des Grands ducs d’Occident
Rappelons que depuis Philippe le Hardi, premier duc de Bourgogne de la dynastie Valois, tous les ducs ont souhaité par testament être inhumés en la chartreuse de Champmol, sorte de Saint-Denis bourguignon.
Quel que soit le lieu de leur mort, les corps de ces princes devaient y être rapatriés.

Sur la chartreuse de Champmol et ses tombeaux ducaux, voir le sujet sur notre forum :
http://saintdenis-tombeaux.forumculture ... xv-siecles



La chartreuse de Champmol.
Cette merveille des arts bourguignons et flamands fut détruite lors de la période révolutionnaire, après 1793.



Philippe le Hardi, premier duc de Bourgogne de la dynastie des Valois
Musée de Versailles, © photo Giraudon

1) Philippe le Hardi est décédé à Hal (Belgique) le 27 avril 1404 à l’âge de 62 ans. Il était venu négocier avec la duchesse de Brabant un traité visant à l’accession de son fils Antoine au duché de Brabant. Il devait tomber malade du climat humide de la région.
Son corps fut ramené à Dijon entre le 1° mai et le 16 juin, au terme de plusieurs haltes en cours de route. Les funérailles se sont déroulées le jour de l’arrivée du cortège à Dijon, au couvent des Jacobins. Il fut enterré le jour même à la chartreuse de Champmol.




Jean sans Peur, par Jean Van Eyck, Musée d'Anvers, © photo Bulloz

2) Jean Sans Peur fut assassiné le 10 septembre 1419 sur le pont de Montereau, situé sur la rive gauche de l’Yonne au point où elle se perd dans la Seine. Il avait 48 ans. Ayant fait assassiner son cousin Louis d’Orléans, déclenchant ainsi la terrible guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, Jean sans Peur n’avait eu de cesse d’intriguer avec les Anglais jusqu’à ce que l’invasion du royaume de France par les armées d’Henri V Lancastre ne lui donnent quelques remords. Après s’être emparé de la personne de Charles VI, le roi fou, le duc de Bourgogne essaya alors de se réconcilier avec le jeune dauphin, futur Charles VII. Mais la haine qu’il avait accumulée contre lui finit par lui coûter la vie. On ne sait exactement ce qui se passa sur le pont de Montereau ; au moment où il se mettait à genoux devant le dauphin, l’un des conseiller de celui-ci le frappa d’une hache et le tua. On lui trancha la main.
Ses meurtriers songèrent à le jeter dans la rivière mais le curé de l’église Notre-Dame s’y opposa et fit déposer son corps dans un moulin qui se trouvait à l’autre extrémité du pont. Il fut ensuite inhumé à Notre-Dame et y resta jusqu’à la prise de Montereau par le nouveau duc Philippe le Bon le dimanche 23 juin 1420.
"Ledit confesseur descendit dans la fosse et découvrit ledit coffre où il trouva le corps de mon dit seigneur, entier, revêtu de son gipon [pourpoint] , les bras croisés, la main entaillée, le visage en plusieurs endroits détranché et un coup sur la tête, ses houseaux chaussés. Et tant au vu de ces signes, comme aux oreilles et autres, il sut avec certitude que c'était le corps de mon dit seigneur..."
Le corps fut rapatrié à Dijon entre le 25 juin et le 12 juillet 1420, d’abord en bateau, puis par la route. L’enterrement eut lieu à la chartreuse le jour même. Ce meurtre allait jeter le jeune Philippe, fils du défunt, dans les bras des Anglais. Il poussa la reine Isabeau de Bavière à signer le désastreux traité de Troyes cédant la France à Henri V d’Angleterre à la mort de Charles VI. Seule l’intervention miraculeuse de Jeanne d’Arc sauvera Charles VII de ces conséquences catastrophiques.
La légende veut que lors de la visite de François I° à Champmol, le père abbé fit ouvrir les sépulcres et dit au roi en lui montrant la tête fracassée de Jean Sans Peur : « Voici, sire, le trou par lequel les Anglais entrèrent en France … »


Assassinat de Jean sans Peur au pont de Montereau, 10 septembre 1419
Enguerrand de Monstrelet, Chroniques, © Paris BNF





Philippe le Bon, le "Grand duc d'Occident", par Roger Van Der Weyden
Musée de Dijon, © photo. Lauros/Giraudon
"Bon"... Il ne le fut pas toujours. Prince capétien Valois, il s'allia néanmoins avec les Anglais et leur livra Jeanne d'Arc.
Il rebascula du côté de Charles VII après le traité d'Arras de 1435.
Mais son règne marque l'apogée de la puissance du duché de Bourgogne et de son rayonnement artistique

3) Philippe le Bon mourut à Bruxelles le 15 juin 1467 dans sa soixante-troisième année, entouré de son fils et de ses serviteurs. Le Grand duc d’Occident aurait succombé à une pneumonie. Les funérailles eurent lieu dimanche 21 et lundi 22 juin en l’église Saint-Donat de Bruges.
Puis les obsèques se déroulèrent à Dijon les 5 et 8 juillet 1467 au couvent des Jacobins. L’enterrement à la chartreuse de Champmol eut lieu les jeudis 11 et vendredi 12 février 1473.


4) Charles le Téméraire fut tué devant Nancy le 5 janvier 1477 à l’âge de 43 ans, vaincu par la coalition financée par Louis XI et composée d’Alsaciens, de Lorrains et de Suisses. Son corps est resté à Nancy jusqu’en 1550. Puis l’empereur Charles Quint, son arrière-petit-fils, le it transporter à Bruges où son mausolée fut placé près du tombeau de Marie de Bourgogne, sa fille.



Neuf cercueils dans trois caveaux
Au moment de la Révolution, il y avait en l’église de la chartreuse neuf cercueils placés dans trois caveaux.



Plan du caveau des ducs de Bourgogne en l'église de la Chartreuse de Champmol, aujourd'hui détruite,
par Gilquin, aquarelle, Paris, © BNF

A) Le premier caveau, celui de Philippe le Hardi, contenait le corps de celui-ci, de sa fille Catherine, épouse de Léopold d’Autriche, et ceux des deux filles de Jean sans Peur, Catherine et Isabelle, comtesse de Penthièvres, décédées avant la construction du second caveau. Le tombeau avait été commandé par le duc en 1381 ; il est l’œuvre de trois sculpteurs flamands. C’est Jean de Marville qui a conçu le mausolée en marbre noir entouré de 40 personnages funéraires, les « pleurants », que Claus Sluter puis Claus de Werve son neveu, exécutèrent entre 1404 et 1410.

B) Le deuxième caveau , à l’Est du premier, sous l’emplacement que devait occuper plus tard le tombeau sculpté par Jean de La Huerta et Antoine de Moiturier, avait été commandé en 1443 par Philippe le Bon. Y reposaient Jean Sans Peur et sa femme Marguerite de Bavière.

C) Dans le troisième caveau il y avait les corps de Philippe le Bon, de Bonne d’Artois sa deuxième femme, et Isabelle de Portugal.


Isabelle de Portugal, épouse de Philippe le Bon et mère de Charles le Téméraire.
Huile sur bois. Atelier de Petrus Christus à Bruges. Bruges, Groeninge Museum

Ces caveaux imposants mesuraient 3 m de haut et de large sur 3, 50 m de longueur, sauf celui de Philippe le Bon, long de 5, 50 m. Ils étaient voûtés en plein-ceintre et revêtus d’un parement de pierres d’Asnières. Sur les murs figuraient diverses inscriptions funéraires. Une partie de celle de Philippe le Bon est toujours conservée au Musée archéologique de Dijon.


1791-1792 : le scandale.
Tombeaux saccagés, ossements dispersés à la Révolution.

Les corps des trois ducs et de leur famille – le Téméraire ayant, lui, été inhumé à Bruges…- reposèrent donc à Champmol depuis le XV°s jusqu’à la Révolution.

Le 19 avril 1791, les moines chartreux recevaient l’ordre de quitter les lieux. L’Assemblée nationale constituante avait confié au député Camus la tâche de liquider en Côte-d’Or les biens ecclésiastiques confisqués. Seuls les tombeaux des ducs de Bourgogne devaient rester propriété de l’Etat. Le Directoire du département décida qu’ils seraient transférés dans un lieu public où chacun pourrait venir les admirer. On choisit la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon.
Quant aux restes de la famille ducale enfermés dans neuf cercueils placés dans les trois caveaux situés sous les tombeaux, ils devaient accompagner naturellement les tombeaux vers leur nouvelle destination. On devait les placer dans des logettes en maçonnerie aménagées à cet effet.



Les tours de la façade de Saint-Bénigne.
C'est dans leur sous-sol que les dépouilles des ducs de Bourgogne ont été jetées...

Hélas, ces bonnes dispositions n’existèrent que sur le papier. Car entre les prévisions et leur réalisation il y a eu le temps d’un saccage.
Celui-ci commença dès le 19 avril 1791, le jour où les moines sont partis. Quelques Dijonnais s’introduisirent dans les vastes bâtiments laissés sans grande surveillance, notamment dans la magnifique église de la chartreuse. Là, certains se glissèrent dans les caveaux après avoir brisé les dalles aux pieds des tombeaux monumentaux. On a ainsi pillé et profané, dans l’espoir de trouver quelque trésor dans les cercueils, volé le plomb et emporté chez soi des ossements.
Des pillards sont allés jusqu’à remplir leurs fioles de baume qui se trouvait encore là pour la conservation des corps…

Devant ce scandale, le Directoire du département se montra bien laxiste, tandis que le nouveau propriétaire des lieux, Emmanuel Cretet, s’impatientait et se demandait quand la démolition de la chartreuse pourrait commencer.
Ce n’est qu’en mars 1792 que le Directoire va enfin ordonner le transfert des restes mortels des ducs et des leurs dans deux cryptes situées sous les tours de la cathédrale. On était loin du projet originel !
Le travail fut adjugé aux entrepreneurs dijonnais Louis Duleu et Philippe Daudon qui s’acquittèrent de leur mission d’une façon tout à fait « désinvolte voire scandaleuse ». Et pour cause ! S’estimant mal rémunéré pour le travail de transfert, Duleu décida de se faire payer sur le plomb des cercueils. Il en aurait utilisé un seul pour y déposer les restes de plusieurs personnes.
Ce comportement est à l’origine du mystère et de la controverse qui fait rage depuis deux siècles.

Le(s) cercueil(s) ? qui avaient été déjà profanés sont enfin amenés à la cathédrale Saint-Bénigne le 14 mai 1792 sur un tombereau qui était d’ordinaire utilisé pour les démolitions. Quelques ouvriers constituaient le cortège, sans grande surveillance. Selon Deleu, il ne restait plus que les cadavres de Philippe le Hardi et de Jean Sans Peur. Celui de Philippe Le Bon aurait disparu dans la tourmente, lors de l’ouverture des cercueils en 1791 …



J. Wauquelin présente sa traduction des Chroniques du Hainaut (1446) à Philippe le Bon. Bibliothèque royale, Bruxelles, © photo Giraudon

La restauration des tombeaux, déposés au Musée de Dijon
Par manque de surveillance, plusieurs éléments des cénotaphes avaient disparu entre 1792 et 1793, comme plusieurs lettres dorées et des pleurants.
En 1793, la situation semblait tellement préoccupante que le procureur de la République, M. Renou, avait dû faire scier les têtes de Jean Sans Peur et de sa femme afin qu’elles ne soient point détériorées.
Le 8 août 1793, le conseil général de la commune de Dijon admet le principe de la destruction des tombeaux mais conseille en même temps de « réduire en bloc » les morceaux qui seront assemblés plus tard. Des 80 statuettes de religieux pleurants qui ornaient le dé des tombeaux, 70 sont déposés au musée ; les tables et les bases, en marbre noir de Dinant, restent en dépôt à la cathédrale où les mausolées avaient été transportés.
En revanche, les ornements d’architecture en marbre blanc et en albâtre qui servaient de niches aux statuettes ont été dispersés dans différents édifices publics ou chez des particuliers à qui on les rachètera parfois plus tard.

En 1818, on décide de restituer les tombeaux. Cette reconstitution est confiée à M. Saintpère, professeur d’architecture à l’école de Dijon, aidé par Moreau de Dijon et Marion de Semur. Le conservateur Févret de Saint-Mesmin va diriger les travaux. Les tombeaux, vides, sont remontés dans la Salle des Gardes du Musée des Beaux-Arts de Dijon et inaugurés le 25 décembre 1827. Ils s’y trouvent encore aujourd’hui.


Les exhumations de 1841 - Etranges découvertes. Le mystère commence …
C’est en 1841 que la Commission des Antiquités du département de la Côte d’Or acquiert la « triste certitude » que Dijon ne possède plus rien des dépouilles mortelles de son troisième duc Philippe le Bon, dont le corps avait été déposé à Champmol en 1473. Mais elle veut en avoir le cœur net et réclame une exhumation ainsi que des cérémonies pour rendre aux Grands ducs d’Occident les honneurs funèbres qu’ils n’ont pas eu lors de leur transfert.
Un témoin du transfert de 1792, Louis-Bénigne Baudot, ancien magistrat, indique alors l’endroit exact où les restes ducaux avaient été jetés dans le sous-sol de la cathédrale.
L’autorisation est accordée en juin 1841 par le ministère des Cultes. Les prospections commencent.

Le 22 juillet 1841, à midi, en présence de Charles-Hippolyte Maillard de Chambure, conservateur des Archives de Bourgogne, président de la Commission des Antiquités, inspecteur des Monuments historiques près du ministre de l’intérieur, on commence à soulever quelques dalles sous la tour méridionale de la cathédrale. M. Baudot reconnaît l’entrée du caveau où est réputé reposer le fondateur de la chartreuse de Champmol sous 78 cm de décombres.
Le cercueil de Philippe Le Hardi s’y trouve. Le duc est vêtu d’une robe de chartreux. On l’inspecte, on prend note et on le replace.


Philippe le Hardi en prière, par Claus Sluter.
Chartreuse de Champmol ; vestige de l'ancienne église, portail.


Etait-ce bien la dépouille de Jean Sans Peur ?
Le même jour, à 15h30, en présence cette fois de Mgr François Rivet, évêque de Dijon, du curé de la cathédrale et de son vicaire, de trois médecins (les docteurs Agnely, Saint-Père et Gruère), le comité va chercher à identifier les ossements qui se trouvent dans l’autre caveau situé sous la tour Nord, du côté de l’ancien palais épiscopal et de l’ancien séminaire.
On suppose qu’il s’agit de celui de Jean Sans Peur. Le cercueil en plomb du prince ayant été volé en 1793, on retrouve ses ossements au milieu des gravats où l’on voit aussi des restes de cilice, de robe des chartreux, de cuirs et de matières résineuses. L’ensemble est recueilli et déposé dans un salon du palais épiscopal afin d’être examiné par les docteurs Lépine, Agnely et Delarue. L’identification des restes mortels va se faire par la comparaison des résultats de l’examen médical avec les sources manuscrites.
Le squelette reconstitué par le docteur Lépine, à l’aide de fils métalliques, va permettre d’affirmer qu’il s’agit d’un homme d’une cinquantaine d’années mesurant 1,80 m environ et de constitution athlétique. D’après l’étude d’une portion de cuir chevelu, l’homme était roux.
Le crâne présente une profonde lésion. Or, selon plusieurs sources, c’est une blessure de ce type qui provoqua la mort du duc.
On trouve également deux objets métalliques, une attache de plomb ayant servi à coudre ou à réunir les cuirs dans lesquels le corps était enfermé et un sceau pontifical en plomb également.
Le 23 juillet à 14h, en présence cette fois de Victor Dumay, maire de Dijon, on procède à l’identification officielle des ossements de Jean Sans Peur, après examen du crâne où les hommes de la Faculté reconnaissent les traces des coups du pont de Montereau.
Le samedi 24 juillet, à l’écart des ossements du deuxième duc de Bourgogne, on reconnaît encore d’autres restes appartenant à un adulte… On suppose alors qu’il s’agit de Marguerite de Bavière, la femme de Jean Sans Peur.


Marguerite de Bavière, duchesse de Bourgogne, épouse de Jean sans Peur.
Ecole flamande. Musée de Lille. © photo Giraudon

Le 25 juillet, en présence des autorités civiles et religieuses, les ossements de Jean Sans Peur sont replacés dans un nouveau cercueil qui, deux jours plus tard, est déposé dans son caveau après la célébration d’une messe des morts et la bénédiction. A côté du cercueil ducal a été placée une boîte contenant des ossements et sur laquelle on a écrit : « Ossements trouvés près de ceux du duc Jean Sans Peur ».

Le 2 mai 1853 ont aussi été déposés, dans le caveau de Philippe le Hardi, les restes mortels de sa petite fille, Anne de Bourgogne. Celle-ci épousa le duc de Bedford, frère d’Henri V d’Angleterre puis « régent » de France, selon les clauses du traité de Troyes. Elle mourut à Paris le 14 novembre 1432 et fut inhumée au couvent des Célestins. Lors de la démolition de celui-ci en mai 1847, on retrouva son cercueil de plomb, intact.



Gisant d'Anne de Bedford, Musée du Louvre, département des sculptures



Le coup de théâtre de 1904 !!!!!

En 1841, à l’issue d’une célébration en l’honneur de Jean Sans Peur, Maillard de Chambure avait émis le vœu que l’on indique sur le dallage l’emplacement des sépultures ducales. Le texte suivant fut gravé :
« Dans le caveau de cette chapelle sont déposés les restes mortels de Jean Sans Peur, Duc de Bourgogne, transférés de la chartreuse de Dijon à l’église Saint-Bénigne en 1791 et reconnus par la commission départementale des Antiquités en 1841. »

Pourtant, dans la 2° moitié du XIX°s, plusieurs érudits ont remis en cause l’expertise de 1841 et la polémique se développa à l’orée du XX°s.
En 1903, Cyprien Monget, membre de la Commission des Antiquités, propose de profiter des travaux alors en cours aux Fonts baptismaux de Saint-Bénigne pour faire un nouvel examen.
On décida alors de vérifier le contenu des cercueils situés sous la tour de l’horloge où Philippe le Hardi avait été inhumé. C’est que l’entrepreneur Deleu, lui, affirmait après 1793 que les restes du Hardi avaient été déposés dans le caveau situé sous les fonds baptismaux actuels …

Et le 29 janvier 1904, c’est le coup de théâtre !

Dans le cercueil exhumé, on trouve non pas le squelette d’un homme, mais celui d’une jeune femme que l’on identifie aussitôt à celui de la duchesse d’Autriche, fille de Philippe le Hardi, morte à Gray (Haute Saône) en 1425.
En effet, ce ne peut être la petite Catherine dont le cercueil ne semble pas être arrivé à destination lors du transfert de 1792 et a été irrémédiablement perdu.

Et pourtant ! Le cercueil du fondateur de la dynastie des Bourgogne Valois avait bien été transporté à Saint-Bénigne en 1792 !
Alors où est-il passé ???

On fait alors appel au docteur Broussole de la Faculté de Médecine. Celui-ci maintient les conclusions de ses confrères. Mais les détracteurs de ces derniers expliquent que le comité de 1841 avait pris Philippe le Hardi pour les restes de Jean sans Peur. Ils contestent d’ailleurs la manière dont a été identifié le crâne de celui-ci. Les premiers experts avaient indiqué que ce crâne n’avait pu être mis dans cet état que par un coup violent assené derrière, de haut en bas, par un instrument tranchant et sur un sujet vivant.
Or, est-on sûr que le duc a été tué ainsi ? Le professeur Kleinclausz, de la Faculté des Lettres de Dijon, soutient que Jean sans Peur avait plutôt été frappé par devant et à coups d’épée …
Enfin, la découverte d’une lettre ajoute à la confusion.
C’est celle de Claude Garnier, ancien portier de la chartreuse, datée de 1826 et rédigée en présence de témoins. Il affirme que lors de la spoliation des tombeaux en 1791, il avait lui-même dérobé dans le cercueil de plomb sur lequel était inscrit le nom de Jean sans Peur, un os du crâne, sur lequel on voyait un coup de hache. Il le conserva jusqu’en 1826, époque à laquelle il le céda au marquis d’Agrain moyennant finances.
Ne disait-on pas aussi que durant la période révolutionnaire un savetier dijonnais buvait dans un crâne dérobé à la chartreuse et qu’il disait être celui de Jean sans Peur ?



Jean sans Peur - vers 1405, d'après un original perdu
huile sur panneau de chêne ; Musée du Louvre

Pire, c’est lors de la séance du 15 mars 1904 que l’abbé Morillot présenta devant la commission des arguments consistants contre les conclusions de 1841.
Le squelette présenté alors comme celui de Jean sans Peur faisait 1,80 m. Or, selon ses contemporains, Jean sans Peur était plutôt de petite taille. A l’inverse, son père était grand. Le squelette correspondrait donc mieux aux caractéristiques de Philippe le Hardi. Morillot conteste aussi la forme des fractures.
En outre, aucun document n’indique que le duc Jean ait été enterré avec une robe de chartreux, alors que c’est bien le cas pour Philippe le Hardi !
Enfin, le cénotaphe de Philippe le Hardi avait bien été placé en 1792 dans la chapelle des fonts baptismaux ; était-ce un pur hasard ? Pas si l’on en croit les affirmations de Duleu !

Bref, l’abbé en conclut que l’entrepreneur Duleu a bel et bien placé les restes correspondant au bon cénotaphe dans la chapelle des fonts baptismaux. Il s’agit du corps de Philippe le Hardi et non de celui de Jean sans Peur.

Soit. Mais alors … A qui appartient le troisième des quatre squelettes (en comptant celui d’Anne de Bedford) ?
Au total, les deux expertises suscitent toujours la controverse.



Statuette perdue de Philippe le Bon ornant jadis le tombeau de Louis de Marle à Lille
exécuté par le fondeur bruxellois Jacques de Gérines (1453-1455)


Quoi qu’il en soit, la plaque de 1841, jugée erronée, fut retirée.
En revanche, toujours vers les fonts baptismaux, on a fixé en 1951 sur le mur une plaque très (trop ?) sobre qui indique :
« Ici furent déposés en 1792 une partie des restes des Ducs de Bourgogne et des membres de la famille ducale ensevelis à la chartreuse de Champmol. »
De l’autre côté, une autre plaque précise :
« Sépultures transférées de Philippe le Hardi et d’Anne de Bourgogne ».

Le mystère demeure. On ne sait toujours pas avec exactitude qui repose sous les tours de la cathédrale Saint-Bénigne. Est-on sûr qu’il ne subsiste plus rien de Philippe le Bon dans le paquet d’ossements isolés ?
Les moyens modernes dont on dispose aujourd’hui pourraient permettre d’identifier ces restes.

A condition d’autoriser une troisième exhumation, qui cette fois serait la bonne.
Et pour donner une sépulture plus digne à ce qui est la seule trace des Grands ducs d’Occident !

Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

Napoléon
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