Barthélémy a écrit :
- Le précédent propriétaire Dimitri Jodidio "considérait que son masque était l'original et non la copie du death mask" (pour des motifs lucratifs selon BRH... ce qu'on peut aisément admettre puisqu'il l'avait acquis en 2004 pour un montant peu élevé de 13.000 dollars US)
- Jodidio balaie d'un revers de main la version officielle sur la difficulté à trouver du plâtre de bonne qualité, estimant que les compagnons d'exil de Napoléon devaient nécessairement en disposer... voire que Napoléon avait lui-même anticipé ce problème afin que son propre masque puisse être réalisé dans du plâtre de bonne qualité
Le second point est à l'évidence une affirmation purement gratuite de Jodidio visant à valider le fait que son acquisition serait l'original et non une copie... elle va totalement à l'encontre des témoignages en présence rapportant la difficulté à trouver du plâtre de bonne qualité à Sainte-Hélène; quant à Napoléon, il était bien plus préoccupé par sa postérité et son testament que par la perspective de laisser une trace mortuaire de son visage (même si c'était l'usage à cette époque pour les personnages célèbres)
Le premier point, à savoir que le RUSI serait l'original et non une copie... il s'agit là encore d'une affirmation purement gratuite de Jodidio, laquelle va d'ailleurs à l'encontre de ce que nous en dit Lucotte dans son livre (pages 85-86) : selon les études du généticien, le RUSI serait certes "partiellement ou probablement authentique" (montrant notamment une similitude avec un dessin de Marchand représentant Napoléon sur son lit de mort) mais surtout que le RUSI (contenant des bulbes de poils fins) "serait la copie déposée par le comte Bertrand chez "M.X"... Lucotte juge de surcroit la qualité du plâtre de ce masque d'excellente qualité : dans son esprit il ne peut donc s'agir de l'original du masque
Ceci dit, acquis lors de la vente "succession Corso" en 2004, Jodidio a tout de même réalisé une bonne affaire financière en le revendant à BRH lors de la vente à Fontainebleau en 2022... pour la somme rondelette de 40.832 € (frais compris)
Citer :
Le second point est à l'évidence une affirmation purement gratuite de Jodidio visant à valider le fait que son acquisition serait l'original et non une copie... elle va totalement à l'encontre des témoignages en présence rapportant la difficulté à trouver du plâtre de bonne qualité à Sainte-Hélène; quant à Napoléon, il était bien plus préoccupé par sa postérité et son testament que par la perspective de laisser une trace mortuaire de son visage (même si c'était l'usage à cette époque pour les personnages célèbres)
Certes, le récit historique est invariable : on manquait de plâtre à Sainte-Hélène en 1821. Est-ce pour autant plausible totalement ? Le plâtre n'avait pas manqué pour les travaux du peintre Thomas Payne en 1818. Est-il vraisemblable qu'aucun réassort n'ait été fait jusqu'en 1820 ? Hudson Lowe devait veiller à ce que tous les menus travaux soient possible pour sa résidence de Plantation-House...
Avancer que Napoléon était plus préoccupé de son testament au point de ne pas songer à la prise d'une effigie funèbre est une hypothèse que rien ne vient confirmer ; ni dans un sens, ni dans un autre... Citer :
Le premier point, à savoir que le RUSI serait l'original et non une copie... il s'agit là encore d'une affirmation purement gratuite de Jodidio, laquelle va d'ailleurs à l'encontre de ce que nous en dit Lucotte dans son livre (pages 85-86) : selon les études du généticien, le RUSI serait certes "partiellement ou probablement authentique" (montrant notamment une similitude avec un dessin de Marchand représentant Napoléon sur son lit de mort) mais surtout que le RUSI (contenant des bulbes de poils fins) "serait la copie déposée par le comte Bertrand chez "M.X"... Lucotte juge de surcroit la qualité du plâtre de ce masque d'excellente qualité : dans son esprit il ne peut donc s'agir de l'original du masque
L'affirmation de Jodidio repose surtout sur le fait qu'un masque en mauvais plâtre, celui confectionné avec le gypse de Prosperous valley (et non de l'ilôt Saint-Georges), ne devait pas rendre une empreinte de meilleure qualité au niveau de la finition des plis et des rides du visage, sauf à considérer que la matière, quelque peu grossière, aurait malgré tout donné une finition impeccable, susceptible d'être reproduite sans altération dans le plâtre de Paris. Lucotte s'en était fait la réflexion, au départ. Bien entendu, on n'en trouve pas trace dans ses écrits ultérieurs.
Quoiqu'il en soit, comme l'a répété l'universitaire belge, de 2 choses l'une, soit les 2 masques sont faux, soit l'un des 2 est seul authentique, ce qui est la seule conclusion logique. Pour nous, physionomiquement, seul le Rusi est authentique, sans même le verdict de l'ADN !
Enfin, il convient de rappeler que Dimitri Jodidio n'a pas vendu le Rusi mask ! C'est après son décès que son fils Philip s'en est séparé, en le bradant d'une certaine manière...