Albet Cacquot, face au désastre aérien

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Albet Cacquot, face au désastre aérien

Message par BRH » Samedi 07 Mai 2022 16:03:42

Alfred : Après ce départ de Cacquot, La production de matériel aérien sous la direction du ministère de l'air ne s'améliore pas de façon très sensible, lors des discussions ministérielles de 1936 sur la nationalisation des sociétés aéronautiques, Cot a souligné l'état de vétusté, de dispersion des installations et du matériel de production, l'anémie économique et financière....Daladier plus tard ,en novembre 1938, mentira à Chamberlain également à propos de livraisons américaines attendues et très considérables sous peu ( plus de mille avions) alors que les discussions franco-américaines n'en sont qu'au point de départ et alors que de très importants blocages dus à la politique intérieure américaine existent et que tant Curtiss que les autres fournisseurs ne possèdent ni les moyens financiers ni techniques d'augmenter sous quelques semaines leur production...

Une relation locale de Caquot, Guy La Chambre devient le successeur de Cot le 18 janvier 1938... l'amélioration de la production sera très progressive, on passerait suivant l'etat major de 40 avions produits en mars 1938 à 300 enAoût 1939... Le 16 septembre 1939, Albert Cacquot retrouve le poste qu'il avait occupé à l'époque de Laurent Eynac..... Cependant ,dés sa reprise, il va se heurter au fameux général Vuillemin dont les impératifs de production et productivité ne sont pas les siens... La limite sera atteinte lors d'une réunion en décembre 1939 quand Albert Cacquot accompagné de l'ingénieur Maurice de Lorris entendra les généraux se féliciter du faible nombre de pertes de l'armée de l'air du au faible nombre de missions demandées et du faible nombre de sorties, en conséquence desquelles, ces messieurs se déclarent totalement satisfaits des cadences de production et du faible nombre d'appareils mis en service tant en ce qui concernait les bombardiers Leo que les chasseurs Dewoitine dont la production s'amorce suite à leur ordre de cessation de production de la chaine des Morane. dernière décision à laquelle Cacquot s'était opposé car s'attendant à une offensive allemande dans un avenir très proche... Il écrit une lettre au ministre en date du 12 janvier 1940 faisant part de son découragement et de sa décision de démission suit au refus par la commission de contrôle dde commander aux constructeurs tous les équipements qui manquent pour le fonctionnement des appareils afin d'accélérer la production définitive... Le ministre accepte sa démission en mars 1940, lui demandant toutefois de continuer à présider toutes les compagnies de constructeurs nationalisées...
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

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Re: Albet Cacquot, face au désastre aérien

Message par BRH » Dimanche 08 Mai 2022 08:01:03

Il convient de noter que Joseph Vuillemin était franc-maçon, après avoir été initié au GOF à La Rochelle. Cette appartenance semble lui avoir profité plus que nui dans l'avancement de sa carrière. Ce qui n'a pas empêché Gamelin de le critiquer abondamment dans ses mémoires... Critiques qui n'étaient pas toutes injustifiées. Le nombre de FM dans l'AAF, notamment du Grand-Orient, a toujours été très important. Le doit-on à Vuillemin ? Pas seulement, mais il y aurait une étude à faire...
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Re: Albet Cacquot, face au désastre aérien

Message par BRH » Dimanche 08 Mai 2022 14:39:10

MORT DU GÉNÉRAL VUILLEMIN ancien commandant en chef de l'aviation De la " croisière noire " à la défaite de 1940
Le général d'aimée aérienne Joseph Vuillemin, ancien commandant en chef des forces aériennes, grand croix de la Légion d'honneur, est décédé mardi à l'hôpital militaire Desgenettes, à Lyon. Il était âgé de quatre-vingts ans.
Le Monde
Publié le 25 juillet 1963 à 00h00 -

Né le 14 mars 1883 à Bordeaux, Joseph Vuillemin se passionne pour l'aviation dés son adolescence et en 1913 obtient son brevet de pilote militaire.
Durant la première guerre mondiale, il organise l'aviation de bombardement, de Verdun, avec la C 11, à Marienbourg, avec l'escadre 12, il prend part à de nombreuses opérations à bord de son appareil, qui porte " la cocotte rouge " devenue célèbre. Capitaine en 1915, il est en 1918 commandant d'escadre et titulaire de seize citations.
Après la guerre, l'aviation commerciale prend son essor et Vuillemin, tout en organisant les forces aériennes d'Afrique du Nord, notamment au Maroc, participe au " défrichage " du réseau aérien international : raid Paris-Constantinople - Le Caire-Beyrouth-Paris, avec Dagneaux sur Breguet XIV (1919) ; raid Paris-Gao-Dakar (1920) ; voyage d'études en Afrique, interrompu à Niamey par un accident au cours duquel il est gravement blessé (1925) ; enfin la spectaculaire " croisière noire " avec trente avions, du 8 novembre 1933 au 15 janvier 1934.
Quatre ans plus tard, un an avant le second conflit mondial, Vuillemin, qui a été promu général de division en 1936, prend la tête de l'aviation française : il devient chef d'état-major général de l'armée de l'air, le 22 février 1938.
Il amorce une réorganisation supprimant notamment la 1re et la 3e armées aériennes, pour constituer une réserve générale. Ces décisions approuvées par le ministre de l'air, M. Guy La Chambre, suscitent des critiques du généralissime Gamelin, qui en a fait état dans ses souvenirs.
Mais c'est bientôt la guerre. D'abord la " drôle de guerre ", qui ne permet pas d'utiliser l'aviation de bombardement, puis les six semaines de la campagne de France : dans son " Bilan de la bataille aérienne ", Vuillemin affirme que " notre aviation s'est heurtée à un ennemi cinq fois supérieur en nombre ". Mais de nombreux experts estiment que la disproportion n'était pas aussi écrasante et qu'il y a eu surtout des " erreurs d'organisation et d'emploi ", comme l'a écrit le colonel Goutard.
Peu après l'armistice, Vuillemin, est atteint en octobre 1940 par la limite d'âge. Au lendemain de la libération de l'Afrique du Nord, fin 1942, il se rallie à la France libre et demande au général de Gaulle à servir, même à la tête d'une petite formation : c'est seulement avec le grade de lieutenant-colonel que l'ancien commandant en chef des forces aériennes reprend du service en mai 1943, comme chef du groupe aérien Bretagne, dans le Sud tunisien [...].
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