Wachau, la dernière grande victoire...

Strictement militaire: stratégies, tactiques et logistiques mises en oeuvre en vue des grands chocs guerriers de cette période.

Wachau, la dernière grande victoire...

Message par BRH » Vendredi 02 Février 2007 18:43:58

Wachau n'est pas un combat, c'est une grande bataille, quasiment la dernière de cette taille: avec environ 100 000 hommes sous la main, Napoléon va affronter 120 à 140 000 hommes, commandés par le feld-maréchal autrichien Schwarzenberg, sous les yeux du roi de Prusse et du Czar.

Ce sera une victoire tactique qui coûtera aux alliés 30 000 tués ou blessés pour moins de 20 000 dans le camp français. Partout, nos troupes repousseront les coalisés sur leurs lignes de départ (sauf les Prussiens de Kleist à Mark-Kleeberg), et même au-delà!

Pourtant, ce sera un échec stratégique, car l'Empereur ne parviendra pas à envelopper les coalisés comme il l'avait espéré et ainsi ne mettra pas à genoux cette armée.

La raison, c'est que d'autres combats se déroulent sur ses arrières, toujours autour de Leipzig: au nord, Marmont reçoit le poids de 50 000 Prussiens et Russes avec seulement un peu plus de 20 000 hommes. A Möckern, il repousse les assauts violents de Blücher une partie de la matinée. Surtout, cette attaque n'était pas attendue si tôt: Marmont ne pourra renforcer l'aile gauche de l'Empereur comme cela était prévu initialement.

A Lindenau, l'Autrichien Giulay, avec plus de 20 000 hommes, tente de couper la route qui mène de Leipzig à la France, et même, de s'emparer de la ville. Margaron l'en empêchera, aidé il est vrai par la présence du corps de Bertrand qui dissuadera Giulay de pousser ses avantages ou de tenter de repousser la contre-attaque de Margaron. Mais, là encore, le corps de Bertrand ne jouera pas le rôle de renfort décisif qu'il aurait pu constituer.

Mac-Donald arrivera un peu tardivement sur le champ de bataille: c'est lui qui constitue l'aile gauche qui doit refouler le corps de Klenau chargé par Schwarzenberg de la même mission (envelopper Napoléon avec l'aile droite des coalisés). L'Empereur, ne sachant pas exactement quelles forces les coalisés pourront lui opposer (à 20 000 hommes près, car cet homme prévoyait tout ce qui était en mesure d'être prévu), compte beaucoup sur le corps de Souham (qui a remplacé Ney) pour renforcer Mac-Donald et rendre ainsi la manoeuvre irrésistible.

Ney est investi d'une sorte de super-commandement: coordonner les mouvements de Marmont, de Reynier (avec ses Saxons), qui revient du nord à marche dforcée pour participer à la bataille, mais qui ne débouchera que tard le soir (juste pour effrayer Blücher qui avait -entre-temps- battu Marmont), puis encore de Souham et Bertrand.

Inquiet de voir Marmont refoulé par Blûcher, Ney va rappeler Souham vers lui, alors que celui-ci était sur le point de déboucher derrière Mac-Donald pour doubler ses effectifs...

L'Empereur va commettre une des plus lourdes erreurs de sa vie: faire confiance à Ney et le laisser conserver Souham sous ses ordres! Ce genre de situation se reproduira -hélas- notamment le 16 juin 1815 entre 4 Bras et Ligny, avec la promenade insensée de Drouet d'Erlon...

A Wachau, c'est le corps de Souham qui joue l'Arlésienne, par la faute des carences stratégiques de Ney. L'empereur a bien envoyé un de ses officiers pour jauger la situation; Mais, Ney, s'exagérant le péril couru par Marmont, et l'importance du corps de Giulay, va faire manquer une victoire décisive!

En effet, Mac Donald parvient, après d'âpres combats, à refouler Klenau de la redoute suédoise et de Seyffersthayn, puis à le repousser sur Gröss-Pössnau et enfin sur le bois de l'université où Russes et Autrichiens s'accrochent avec l'énergie du désespoir, car si le duc de Tarente parvient à emporter la position, il débouchera sur les arrières des coalisés et pourra ainsi se rabattre sur leur centre, précipitant le tout pêle-mêle dans la Pleisse (affluent de l'Elster)!

Ce serait alors -en effet- une victoire totale, décisive! Enfin débarrassé de cette impudente armée de Bohême (qu'il avait déjà vaincu à Dresde, le 27 août 1813), Napoléon n'aurait plus qu'à se retourner contre Blücher pour l'anéantir et marcher jusqu'à Berlin sur les talons de Bernadotte et de ses Suédois...

En cas d'échec, il devra affronter les renforts coalisés qui arrivent à la rescousse: 50 000 Austro-Russes sous Benningsen et les 60 000 Suédois et Prussiens sous Bernadotte.

C'est malheureusement ce qui se passera, avec la bataille proprement dite de Leipzig, qui se déroulera le surlendemain 18 octobre. A dire vrai, ce ne sera pas à proprement parler une bataille, mais un pugilat, une boucherie qui ne sera pas sans annoncer les mêlées de 1914...

Oui, Wachau, grande bataille que l'on peut comparer à Wagram, à la Moskowa, presque gagnée mais perdue par la faute de l'Empereur qui s'en est remis à Ney...

Ney, excellent tacticien, excellent meneur d'hommes, mais qui n'avait pas le coup d'oeil supérieur du stratège!

Un ajout sur cette journée décisive du 16 octobre, tiré des oeuvres de Thiers et de Louis Madelin:

Les Prémices de la bataille:

Napoléon pressent la manoeuvre des coalisés tendant à concentrer l'armée de Bohême (Scharzenberg), l'armée de Silésie (Blücher) et l'armée du Nord (Bernadotte). En tout, 400 000 hommes, auxquels Napoléon n'avait plus que 250 000 soldats à opposer.

Le plan des coalisés:

Blücher, au lieu de se porter vers la Bohême, se contentera d'y détacher Benningsen avec 50 000 russes, celui-ci formant la réserve de Schwarzenberg. Blücher se portera non au sud, mais au nord-ouest, allant rejoindre Bernadotte entre Berlin et Wittenberg pour former une masse d'armées semblable à celle de Schwarzenberg.

Entraînant Bernadotte sur l'Elbe, les armées du Nord et de Silésie réunies, ayant forcé le passage de l'Elbe entre Wittenberg et Magdebourg, remonteront vers Leipzig pour y faire leur jonction avec la grande armée de Bohême.

Si Napoléon ne s'aperçoit pas du mouvement, il sera coupé de la France et réduit à se battre le dos au mur...

Mais ce ne sera pas le cas: averti du passage en force de Blücher sur l'Elbe, le 9 octobre (combat de Wartenbourg, le 9 octobre contre Bertrand), l'Empereur fonce vers Blücher avant qu'il ne fasse sa jonction avec Bernadotte. Présumant de sa future victoire, il laisse Gouvion Saint-Cyr à Dresde avec 30 000 hommes, à la fois pour conserver cette capitale de la Saxe et pour couper une éventuelle retraite des alliés dans cette direction.

La rapidité des marches de Blücher empêche qu'il puisse le saisir au collet: son armée défile devant lui sans se laisser accrocher; cependant, Bertrand et Marmont tombent sur des avant-gardes qui laissent des plumes dans la bagarre...

Napoléon comprend que Blücher va pouvoir filer sur Halle, et se couvrant par la Saale et la Weisse, gagnera Leipzig! Il renonce à foncer sur Bernadotte comme il en avait encore le projet et se détermine à recevoir les assauts coalisés autour de Leipzig, informé qu'il est par Murat de l'approche de Schwarzenberg...

Plan de Napoléon:

Se jeter avec 120 000 hommes sur Schwarzenberg (plus de 160 000 hommes)et, aussitôt, se retourner contre Blücher pour l'écraser. Enfin, courir sus à Bernadotte et menacer Berlin!

Il choisit de recevoir le choc là où Murat a repoussé les avant-gardes de l'armée de Bohême le 14 octobre (combat de Liebert-Wolkwitz):

Poniatowski à Markleeberg, renforcé par Augereau
Victor à Wachau, renforcé par Latour-Maubourg
Lauriston à Liebert-Wolkwitz, renforcé par Mac Donald et Sébastiani.

La position se présente comme une plaine faiblement ondulée, coincée entre le bois de l'Université et la Pleisse.

Au nord, Marmont et Ney occuperont la position barrant la route de Halle à Leipzig, de Möckern à Eusteritz. Ney dispose déjà de Bertrand et de Souham; Dombrowski doit rejoindre en premier, suivi de Reynier qui a été trop loin en détruisant les passages sur l'Elbe, afin d'interdire la retraite de Bernadotte par cette voie.

C'est donc 75 000 hommes qui feront tête à Blücher! C'est trop, mais le problème, c'est que ces 75 000 hommes ne sont pas tous là. Le 15, Reynier, Dombrowski et Souham sont encore en marche. Si l'on peut compter sur ce dernier dans la matinée du 16, on ne sait pas exactement à quel moment les autres vont se présenter...

Pourtant, Napoléon décide de rappeler Marmont à lui, le 15 au soir pour renforcer le mouvement tournant de son aile gauche destinée à envelopper et à étouffer l'armée de Bohême!

Le 16, à 9 heures, la canonnade éclate.
Kleist et ses Prussiens, marchent sur Markleeberg. Le prince de Wurtemberg avec ses Russes et quelques Autrichiens, fonce sur Wachau. Gortschakoff sur Liebert-Wolkwitz. Enfin, Klenau et ses Autrichiens a reçu la mission de déborder Napoléon par la droite (gauche de Napoléon, alors inoccupée).

Les corps autrichiens de Hesse-Hombourg et de Merveldt doivent passer la Pleisse sur les arrières de Napoléon pour lui couper toute retraite!

Le plan des coalisés semble ingénieux; mais il est défectueux: en effet, sans les 2 corps cités plus haut, les coalisés s'exposent aux coups de Napoléon avec seulement 90 000 hommes. Ce dernier, qui a laissé Margaron former le fond de la garnison de Leipzig, dispose de 100 000 hommes environ (la brigade Lefol renforcée étant de 5 000 hommes et gardant le cours de la Pleisse). Napoléon n'imagine pas les coalisés assez audacieux pour concevoir cet assaut sur ces arrières, obligés qu'ils sont de traverser la rivière dont les passages sont tenus par Lefol. Globalement, les coalisés engagent 130 000 hommes contre 105 OOO, mais concrètement, sur la partie la plus importante du champ de bataille, livrent un assaut à 100 000 hommes commandés par Napoléon, avec seulement 90 000 hommes...

Quoi qu'il en soit, les dès sont jetés!

Malgré le feu violent de l'artillerie française, les coalisés abordent vaillamment les lignes de Napoléon. Si Victor et Lauriston se maintiennent, les Polonais sont expulsés de Markleeberg, malgré leur héroïsme et un combat opiniâtre.

Pour arrêter les progrès de Kleist de ce côté, on lance sur lui les dragons de Kellerman. mais ceux-ci, après un premier succès, sont refoulés par les cuirassiers russes de Levachoff. Seule, l'artillerie parvient à les arrêter!

Du côté de Victor et de Lauriston, ceux-ci s'accrochent à leurs positions: refoulés des villages de Wachau et de Liebert-Wolkwitz, ils contre-attaquent: les deux villages sont perdus, repris au moins trois fois... avant de rester aux Français!

Il est midi et déjà 18 000 hommes morts ou blessés jonchent le champ de bataille (12 000 pour les coalisés)!

Sur ces entrefaites, Napoléon apprend que Giulay attaque en direction de Lindenau, ne trouvant devant lui que le "groupement" Margaron; de plus, que Marmont est violemment attaqué à Möckern par Blücher, marchant au canon sans perte de temps, alors que le Français se préparait à venir appuyer Lauriston. Ainsi, Blücher survient trop tôt: les combinaisons de l'Empereur sont dérangées!

Ney fait cependant savoir qu'il dispose de Souham, que Dombroski est annoncé, de quoi soutenir Marmont. Rassuré de ce côté, Napoléon prescrit à Bertrand de soutenir Margaron si nécessaire...

Tout ceci est fâcheux, il faut donc obtenir une victoire impérativement et se contenter de ce que l'on a sous la main (c'est à cet instant que la décision est prise de laisser Souham à la disposition de Ney).

Tandis que Mac Donald entame son mouvement tournant (avec retard), les Français contre-attaquent sur toute la ligne d'un élan magnifique! Ce n'est pas forcément la bonne décision, car si le front des coalisés n'est pas rompu, leur recul rendra problématique l'enveloppement prévu avec Mac Donald...

Il a bien été près de l'être! La ligne des coalisés paraît un instant enfoncée, ils sont repoussés en désordre au fond du champ de bataille. Mais le Czar obtient des Autrichiens des renforts de cavalerie et engage les grenadiers de Rajewski. Les coalisés contre-attaquent à leur tour et récupèrent leurs positions du matin. Mac Donald, après avoir refoulé Klenau est stoppé par le bois de l'Université et manque d'effectifs pour s'y étendre et le pénétrer.

Il est bientôt 6 heures du soir, la nuit approche et l'ennemi n'est ni tourné, ni rompu...

Napoléon décide de jeter deux divisions de la vieille garde pour seconder le mouvement de Mac-Donald. Au moment où elles s'ébranlent, les Autrichiens de Merveldt parviennent enfin à s'emparer de Dölitz sur les arrières de l'armée, après une défense habile et tenace des braves de Lefol. S'exagérant le péril, l'Empereur doit suspendre le mouvement et employer une des divisions pour reprendre Dölitz...

Sans doute, ce mouvement est couronné d'un plein succès: les Autrichiens sont expulsés du village, à la baïonnette et repassent précipitamment le pont durement conquis sur la Pleisse: pas assez vite, toutefois. Merveldt lui-même et 2 000 hommes, encerclés, doivent mettre bas les armes!

Seulement, Le mouvent entamé par la seule division de la jeune Garde (et appuyée par la division Maison) ne parvient pas à s'emparer du village de Gülden-Gössa, dernier verrou de la position des coalisés. Malgré des prodiges de valeur, cette troupe admirable voit grossir la force de ses ennemis: toutes les réserves ennemies convergent sur le point menacé, jusqu'aux escortes des souverains alliés. le renfort d'une partie des grenadiers vainqueurs à Dölitz ne suffit pas...

Une nuit noire interrompt le pugilat entre les combattants à bout de souffle!

Napoléon n'a pas détruit l'armée de Bohême, même s'il occupe quasiment partout ses positions de départ; comme l'a écrit Madelin: "tactiquement vainqueur, Napoléon est stratégiquement vaincu"!

De son côté, Marmont supporte le choc des 60 000 hommes de Blücher avec seulement un peu plus de 20 000...

Dans un 1er temps, Blücher ne peut enlever ni tourner Möckern. York y perd une partie de son corps. Marmont, profitant d'un avantage, lance la cavalerie wurtembourgeoise: cette charge est exécutée avec une mollesse parfaitement volontaire. Ramenés, les cavaliers se jettent dans les rangs Français au cri de "sauve-qui-peut"! Un tir heureux d'un canon prussien fait sauter un caisson, ce qui accentue encore le désordre dans les rangs de Marmont. Les lignes françaises sont un instant dans la confusion...

Blücher ne laisse pas échapper l'occasion: il lance le corps de Sacken et tout le reste de son armée. Sous le choc, la division Compans plie, entraînant le reste des troupes... Marmont est obligé de donner l'ordre de se replier derrière la Partha. Heureusement, l'entrée en ligne de Dombroski arrête les progrès des Prussiens, tandis que l'aspect des avant-gardes de Reynier, intimide le vieux "Vorwärtz"!

Ceci n'était que secondaire; l'effet principal était manqué. La triste conclusion c'est que l'Armée Française, réduite par ses pertes à 150 000 hommes (non compris les 10 000 Saxons, peu sûrs) allait se trouver à demi-encerclée par plus de 300 000 hommes!

A propos des pertes, l'annonce "il était une fois", évoque 100 000 morts tant dans les rangs coalisés que ceux des Français, pour les journées des 16, 18 et 19 octobre.

Le chiffre pour les combats du 16 octobre est de 30 000 chez les coalisés et 20 000 pour les Français...

Encore s'agit-il des tués, des blessés et des disparus.

Les pertes pour la journée du 18 et celle du 19 sont encore supérieures:

Au moins 40 000 chez les coalisés, étant précisé que certaines estimations donnent plus de 80 000 pour les 3 journées.

Chez les Français, "seulement" 20 000 hommes. Mais 20 000 prisonniers suite à l'explosion prématurée du pont de Lindenau sur l'Elster. Il restait 110 000 Français sous les drapeaux, à l'issue de ces terribles journées.

Au moins 70 000 hommes pour les coalisés, et 40 000 chez les Français. On compte habituellement 1 mort pour 2 blessés, sur 3 atteints par le feu.

En admettant 80 000 coalisés tués ou blessés, ceci donne 27 000 tués chez les coalisés (53 000 blessés)

Pour les Français, 14 000 tués (26 000 blessés).

Total: 41 000 morts et 79 000 blessés. Je m'empresse d'ajouter que c'est une approximation.

Certes, beaucoup de blessés succomberont dans les jours qui suivront.

Je reprends ces chiffres, car -sur ce point- les historiens ont toujours été évasifs et imprécis. Cela tient à ce que les états de pertes au sein de l'armée française furent incomplets du fait du désastre (la défaite + la retraite désastreuse qui s'ensuivit); et que les coalisés eux-mêmes firent en sorte de minimiser leurs pertes...

En effet, de tels chiffres avaient de quoi donner le vertige. Ils ne furent pas égalés jusqu'à la guerre de Sécession aux USA !


Ps: Pour revenir au sujet et aux principes qui animeront l'émission, basée sur l'évocation des souffrances des soldats et des populations, sans entrer dans le détail des opérations:

c'est l'histoire vue par le petit bout de la lorgnette !

On ne répétera jamais assez que la boucherie sanglante et l'inutile mêlée du 18 octobre furent dues à l'acharnement des coalisés qui voulaient en finir avec "le monstre des Tuileries" !

Les coalisés étaient victorieux dès le 17, puisque Napoléon s'était résolu à la retraite et proposait même un armistice pour permettre au "genre humain" de souffler...

Las ! Ceux-ci comptaient bien exploiter leurs avantages en utilisant au maximum leur supériorité numérique.

Ce qu'ils firent donc le 18 en se lançant à l'assaut des positions françaises en colonnes serrées. Leurs troupes furent hachées par la mitraille et les boulets français. Quelle importance ! La vie de quelques dizaine de milliers d'hommes n'avait aucune importance puisqu'il s'agissait de consacrer les principes de l'aristocratie européenne !

La trahison des Saxons, l'arrivée tardive de Bernadotte, ne leur permit même pas d'atteindre leur but ! Pour y parvenir, ils n'employèrent aucune stratégie, aucune tactique nouvelle. Ils devaient être vainqueurs puisqu'ils étaient les plus nombreux !

Cette absurdité dans l'acharnement fit regretter à Napoléon de pas avoir eu à tirer cent mille coups de canon pour le lendemain 19. Car, à ce rythme là et en suivant ces méthodes, il ne serait rien resté des grandes armées de Bohême, de Silésie et du Nord...

Mais c'est le genre de vérités que l'on n'est pas près d'entendre dans les média européens !

Peu importe les principes rétrogrades de la Sainte-Alliance, il fallait que le monstre, l'ogre, soit terrassé: c'est le sens de l'Histoire, nous dit-on doctement...

Quant au printemps des peuples, il faudra attendre 1848 !



Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

Napoléon
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