Vente aux enchères de lettre de Naundorff-Droua


Re: Vente aux enchères de lettre de Naundorff-Droua

Message par Benguebel » Vendredi 03 Août 2018 12:26:38

Trois lettres autographes signées adressées à l'Abbé laprade dont Amélie, fille de Naundorff, a épousé le frère Abel, les Laprade sont tous partisans fidèles du Prince. Paris, les 15, 19 et 22 avril 1836. Ensemble de 7 pages et demi in-8 avec adresses, marques postales et cachets de cire. Il espère toujours être jugé en France. Il recommande à l'Abbé Laprade d'être très prudent "Les intrigues de l'entourage de l'aveugle famille de Prague ont fait venir un autre Louis XVII qui est actuellement à Paris, vous voyez bien par là, la manière pour tromper encore une fois ma pauvre soeur, la duchesse d'Angoulême, qui se trouvait alors à Prague...je vous engage d'être tranquille sur les calomnies dont m'accablent mes ennemis politiques...c'est devant les tribunaux, en face de la nation française que le véritable fils du Roi martyr démontrera qu'il est la vérité." Quelques jours plus tard, il écrit "Si M. l'Archevêque (Monseigneur de Quelen) qui veut bien vous demander les preuves de votre conviction sur mon identité vient, dites lui de s'adresser à l'ancien ministre de mon père, M. Dejoly...et il sera satisfait ". M. de Joly, qui fut le dernier ministre de la justice de Louis XVI, avait reconnu Naundorff comme étant le dauphin. Naundorff se plaint aussi de ses mauvaises finances "Il faut les moyens de faire honneur à notre affaire". Le 22 avril, il renouvelle à l'abbé Laprade la confiance qu'il a en lui. Il aime son langage et la droiture de son coeur. Il lui envoie la copie d'une lettre de sa soeur, "le contenu vous fera deviner le reste et juger si je suis l'ennemi d'une être qui s'est toujours laissé tromper si facilement à mon égal et qui m'a fait par cela tant de mal". Son procès commencera dès le retour de son commissaire Xavier Laprade, avocat qui avait été chargé par Naundorff d'aller réclamer au gouvernement prussien la restitution des papiers dont il avait été dépouillé.


Lettre autographe signée de ses initiales, adressées de Rotterdam en allemand à sa fille Amélie, le 11 juin 1845. Les affaires de Naundorff semblent s'arranger en Hollande qui l'accueille avec bienveillance. Il tombe malade à cette époque et mourra le 10 août 1845 à Delft où il est enterré. 1 page 1/3 in-4 avec adresse, marques postales et cachet de cire rouge.


Lettre autographe signée "Charles Louis de Bourbon, Duc de Normandie" adressée de Londres le 17 mai 1837 à son fils Edouard aux cadets de Dresde. 1 page in-4 avec adresse et cachet de cire rouge dit cachet de l'Evasion. Lettre coupée en deux. En allemand. Naundorff demande des nouvelles de son fils. Il est joint une lettre autographe signée "Ch. L." ou Naundorff définit sa Doctrine céleste (2 pages in-folio).


Lettre autographe signée Charles Louis, Duc de Normandie, adressée de la Prison de la Police de Paris, le 8 juillet 1836, à l'abbé Laprade à Niort, 3 pages 1/2. Lors de son retour en France, Naundorff est arrêté, son ami est aussi inquiété. Cette longue lettre il décrit les attaques qu'il doit subir de ses détracteurs. "Le voilà enfin votre escroc entre les mains de la police" est écrit dans une lettre envoyée à son confesseur. Il sera d'ailleurs chassé de France en tant qu'étranger et sera mis dans un bateau à Calais. "La police me livrait bientôt à mon pays natal, suis-je anglais ? Le gouvernement prussien a déclaré formellement que je ne suis pas prussien, où est donc ma patrie et pourquoi m'empêche t-on à prouver que je suis né à Versailles".


Lettre autographe signée adressée à Modeste Gruau, Comte de la Barre, adressée le 6 novembre 1839 de Camberwell. 2 pages in-4 avec adresse, marques postales et cachet de cire. "Vous avez donc oublié cher ami que la voie du tout puissant est toute autre que celle de l'homme". Avez-vous jamais vu que la Sainte Volonté de l'Eternel se fasse par de l'argent". "Je ne suis pas si malheureux que vous vous imaginez...et ma pauvreté même m'enrichit de jour en jour". "Quel Roi oserait de se vanter d'avoir des amis telles que moi ? et dites moi sincèrement quelle mérite y a t-il puisque l'avenir nous est assuré". Dites à tous les amis qu'il faut encore un peu de courage et qu'après le 17 août 1840, le Soleil de l'Orphelin du Temple s'élèvera. Tant puis pour ceux qui viendront trop tard pour s'y chauffer".


Lettre autographe signée "pour remettre de suite à M. le Comte de la Barre". Camberwell, le 21 août 1839. 2 pages 1/2 in-4. Adresse et cachet de cire. A propos de sa "Doctrine céleste", dont les affiches couvrent les murs de Londres. Ses partisans doivent être fermes et intrépides, "car les orages ne sont nullement passés...dite à ceux qui se disent légitimistes par la grâce du pape, ne seront jamais les véritables amis du fils de Louis XVI. Je ne sais s'il m'a compris, car il m'a parlé de m'envoyer un savant apostolique et romain pour me convertir en promettant qu'il me retournera converti par moi de la vérité céleste...Oh, mon ami, il est temps de sauver la nation française, afin que notre pauvre patrie ne devienne une seconde Rome". Il le presse de revenir vers lui dès qu'il aura fini les affaires à Lyon.


Lettre autographe signée "Charles Louis, Duc de Normandie" adressée de Brompton Crescent, à sa fille Amélie, le 7 janvier 1845, dont la plus grande partie est en Allemand. Lettre écrite peu de temps avant son départ d'Angleterre. Il manque de temps pour écrire du fait de "la tentation infernale des gens auxquelles je ne fais point de mal, mais c'est ainsi en ce monde ici bas et pourtant le tout puissant l'a voulu, car c'est selon sa sainte sagesse que l'esprit du mal doit être son serviteur". 2 pages 2/3 in-folio avec adresse, marques postales et reste de cachet de cire rouge.


Lettre autographe signée "Charles Louis, Duc de Normandie" adressée de Brompton Crescent, à sa fille Amélie, le 7 janvier 1845, dont la plus grande partie est en Allemand. Lettre écrite peu de temps avant son départ d'Angleterre. Il manque de temps pour écrire du fait de "la tentation infernale des gens auxquelles je ne fais point de mal, mais c'est ainsi en ce monde ici bas et pourtant le tout puissant l'a voulu, car c'est selon sa sainte sagesse que l'esprit du mal doit être son serviteur". 2 pages 2/3 in-folio avec adresse, marques postales et reste de cachet de cire rouge.


Lettre autographe signée adressée à sa femme Johanna (Jeanne), de Londres le 29 juillet 1837 avec adresse à Dresde et cachet de cire dit "cachet de l'évasion". 2 pages in-4. Une autre lettre de la même date, copie de la main de Naundorff (2 pages 1/2 in-4) traite d'un plan d'assassinat du Roi des français Louis Philippe. Ces lettres sont publiées dans la correspondance intime de Naundorff par Otto Friedrich qui donne l'historique de ce complot. Il est joint une correspondance de 10 lettres autographes signées notes ou copies de lettres de M. Champion adressée à M. le Prince de Bourbon sur l'affaire Naundorff. 1949.


Lettre autographe adressée en 1839 à son "bien aimé ami Roydor". Hugon Roydor fut l'un des conseillés du Duc de Normandie. 3 pages in-4. En plein délire mystique, le Prince vient de faire paraître la "Doctrine céleste de Jésus Christ" qui lui a été dictée par un ange, qui "descendait sur la terre pour effacer les ténèbres par la lumière de son évangile". Il me rends responsable devant l'éternel et devant les hommes de toute ce que j'ai écrit sous les dictés des anges qui m'ont autorisé au nom de Dieu de vous appeler à l'apostolat de Notre Seigneur Jésus Christ...vous ferez imprimer l'évangile, la véritable Doctrine céleste, et vous la mettez en vente partout ou vous pouvez...c'est pour empêcher les ennemis de Dieu de la détruite".


Ensemble de 3 lettres autographes signées adressées à sa fille Amélie dont la majeur partie est écrite en allemand avec quelques passages en français. Naundorff recommande à sa fille d'apprendre l'arithmétique "une Princesse qui ne sait pas compter peut faire la banqueroute de son état", il lui dit encore "c'est bien facile de compromettre une jeune personne de ton age", elle a à cette époque 17 ans puisqu'elle est née en 1819. Les trois lettres ont été écrites de Paris le 22 juin 1836 et de Londres les 19 juillet et 6 octobre 1836. elles forment un ensemble de 8 pages in-4 et in-folio et l'une porte l'adresse d'Amélie à Dresde avec marques postales et cachet de cire. Une autre lettre contient à la suite quelques lignes autographes signées de la baronne de Générès qui fut toujours pour Naundorff et ses enfants une amie très généreuse.
Benguebel
 
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