Réservé aux généticiens...

Re: Réservé aux généticiens...

Message par lëon » Mercredi 13 Décembre 2017 19:15:00

Pour répondre à la requête de BRH, je confirme que je n’ai aucune compétence professionnelle en matière de génétique. Je ne suis pas médecin, mais professeur. Par conséquent mon opinion sur les questions liées à la génétique ne saurait faire référence. Ceci étant dit, rien ne m’empêche comme tout un chacun de me documenter et de réfléchir à ces problèmes d’actualité qui peuvent impacter notre avenir.
J’ai effectivement rencontré le professeur Gérard Lucotte à quelques reprises afin d’aborder des sujets se rapportant majoritairement à la génétique. A ce stade de ma réponse et sur le ton de l’humour, je vous invite à réécouter la réponse du professeur danois Eske Willerslev, éminent généticien, à propos des travaux qu’il conduisait sur l’homme de Kennewick: "Je suis généticien et forcément je ne suis pas impartial." (réf. ARTE du 10 12 2017).
S’il n’y avait pas de mutations génétiques, ou si elles se produisaient à un rythme spécifique, tout deviendrait simple et limpide. Mais ce n’est pas le cas, l’horloge moléculaire (n mutations par génération ou par siècle) que certains seraient tentés de mettre en avant pour apporter des réponses à leurs questions sur les ADN anciens, est une vue de l’esprit. Dès lors, je pense que les lignées dont l’ancêtre commun serait le roi Henri IV pourraient présenter des profils génétiques identiques à 99% ou simplement à 70% sans que leur authenticité ne soit affectée. Je ne crois pas qu’un seuil qui permettrait d’éliminer un profil ait été fixé de manière scientifique.
En ce qui concerne le délicat sujet des haplogroupes Z381 positif et négatif, il serait intéressant de connaître et de comparer les méthodes utilisées par les professeurs Larmuseau et Lucotte. Il est fort probable qu’elles soient différentes. Les travaux de Gérard Lucotte étant récents, il a sans doute bénéficié des dernières avancées technologiques en la matière et testé les 200 marqueurs Y-SNP d’Hugues de Bourbon. Ce ne sont que des suppositions de ma part, mais elles illustrent le manque de clarté qui enveloppe les travaux sur l’ADN aux yeux du profane.
Enfin, une dernière question : pourquoi les lignées des prétendants actuels n’ont-elles pas été étudiées ? Que craignait Philippe Delorme commanditaire des travaux sur l’ADN des Bourbons ? Les lignées des Anjou d’Espagne et des Orléans présenteraient-elles des failles ?
Pour conclure :
L’énigme Louis XVII a peu de chance d’être résolue par la seule recherche ADN. Trop de réticences, une réelle absence de moyens et de volonté. L’ADN est une partie de la solution, mais ne saurait être la solution. La recherche historique doit se poursuivre.
lëon
 
Message(s) : 2
Inscription : Vendredi 04 Janvier 2013 11:30:36

Précédent

Retour vers Affaire Louis XVII

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité