Le petit Viala.

Message par Pénélope » Jeudi 12 Avril 2007 10:41:26

C'est oublier un peu vite :

les buchers de Montségur
les pendus d'Amboise
la Saint-Barthélémy
le massacre de Vassy
le 'brûlement des Cévennes'



Oui oui tout à fait, mais je ne faisais référence qu'à la Terreur blanche de la Révolution !

Mais pour tout ça je suis parfaitement d'accord avec vous !

Encore faudrait-il que l'on ramène celà, comme je le disais, dans le contexte de janvier/février 1794, et de ce qu'il s'était passé avant.


Oui effectivement, c'est ce qu'il faudrait faire... mais c'est un sacré boulot un peu lourd pour un forum !

Les colonnes infernales, c'est un mois de franche barbarie sur une période de dix ans que dure la Révolution.


Disons qu'elle est particulièrement révélatrice de cette barbarie. Mais elle fut loin d'être la seule.

Bien sûr, bien d'accord, c'est tout celà, ce mois de février 1794. Il faut s'en souvenir, mais par pitié, ne pas s'en gargariser avec toujours le même exemple. Je n'ai pas envie de jeter le bébé avec l'eau du bain. La Révolution Française, c'est bien autre chose. Et il y a, à mes yeux, une disproportion étonnante entre la litanie du martyrologue vendéen, et la puissance de la rénovation qui nait de la Révolution dont, qu'on le veuille ou non, nous sommes les enfants aujourd'hui.


Vous soulevez un point important. Effectivement, même si le cas vendéen est particulièrement marquant, se gargariser toujours avec cet exemple reviendrait à dire qu'il n'y a que là où il y a eu des excès.
Or, la Vendée ne fut que le paroxysme des violences révolutionnaires.

Il ne faut pas oublier les massacres qui eurent lieu un peu partout sur le territoire, par exemple :
- dès 1790, des massacres à Avignon qui atteignirent leur paroxysme en 1791, et qui furent parfaitement soutenu par l'Assemblée (de toutes façons, tous les massacres furent toujours soutenu par l'Assemblée, c'est idiot de le préciser :roll: ),
- les massacres de septembre 1792, il convient de ne pas les oublier,
- les massacres à Lyon, à Nantes, et en vérité un peu partout durant la Terreur.

Non, il n'y eu pas que la Vendée, loin de là ! :roll:

Cela dit, la terreur avait commencé bien avant la Terreur.
Quand j'ai dit plus haut que la Révolution française avait été une dictature, dans le sens moderner du terme, ce n'est pas seulement à cause de ces différents massacres, mais aussi à cause des nouveaux maîtres de la France, les têtes fortes de l'Assemblée, puis des clubs, qui font tout ce qu'ils veulent. Et ce dès 1789.
Quiconque n'était pas d'accord avec eux dans l'Assemblée était hué, aussi bien par les députés "fortes têtes" que par le public qui assistait aux séances.
C'était pas vraiment l'idéal pour faire du bon travail...
Pénélope
 
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Message par Pénélope » Jeudi 12 Avril 2007 11:16:25

Tenez, un petit dessin des massacres de la Loire en 1793 :P

Image

Je ne suis pas fille de cette Révolution là !
Pénélope
 
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Message par Marchand » Jeudi 12 Avril 2007 12:02:37

Pour répondre (pas trop dans le désordre) :

BRH

Si j'ai écrit 'rien avant', il s'agissait de 'l'avant Révolution Française'. Vous parliez spécifiquement des élections à la Convention et j'avais mal lu. Dont acte.

Sur la légalité des élections à la Convention, et la représentativité de cette dernière, à chacun sa vérité. Je m'en tiens à la mienne (qui ne prétend pas être la Vérité) : la Convention a été légalement élue, et a représenté le peuple français tout à fait légitimement durant sa mandature. Que nos conceptions actuelles de la démocratie la jugent mal élue, pourquoi pas. En 2007 on peut faire dire beaucoup de choses rétroactivement à l'Histoire. Il est à noter que dans sa composition, une grande partie de ses membres, même au 9-Thermidor, n'était pas jacobins (ni montagnards).

Pour Pénélope

Oui, vous avez raison. La Révolution Française a commis des erreurs. J'essaye simplement, et humblement, de me souvenir que les péres fondateurs de la République ont été confrontés à une tâche immense : réinventer la France, et ceci dans un contexte politique et militaire très compliqué. Chaque jour ils jouaient leur vie, et la France jouait sa vie.

Il est faux de dire que

de toutes façons, tous les massacres furent toujours soutenu par l'Assemblée, c'est idiot de le préciser ),


Certains l'ont été au nom de l'Assemblée (ou de la Convention), sans que cette dernière l'ait approuvée préalablement.

On prend souvent pour exemple le décret du 1er août 1793 de la Convention pour expliquer que c'est cette dernière qui a ordonné le génocide vendéen. C'est faux.

La plupart des actes terroristes l'ont été sur des initiatives de représentants en mission, outrepassant les ordres reçus (à tel point qu'un certain nombre d'entre eux, comme Carrier à Nantes, furent décrétés d'accusation et jugés pour ces crimes. A tel point que d'autres, Fouché, Tallien, furent rappelés à Paris, et que c'est ce rappel et les risques de jugement qui entrainérent le 9-Thermidor).

Sans ces hommes qui firent la Révolution, combien de temps encore aurait-il fallu attendre les réformes profondes auxquelles aspiraient les français (les cahiers de doléances de 1789 sont édifiants à ce sujet) ? Combien de temps encore auraient-ils dû supporter une France féodale et asservie ?

Ils l'ont fait en commettant des erreurs, en avalisant certains crimes abominables. Mais ils l'ont fait en accomplissant une tâche surhumaine, en quelques années, pour fonder des principes, des structures et des Lois qui sont venus jusqu'à nous. Cette oeuvre là, on peut la dénigrer : il n'empêche que même ce droit de dénigrer leur Oeuvre, c'est à eux et à leurs principes que nous le devons.

Bien cordialement.
Marchand
 
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Message par BRH » Jeudi 12 Avril 2007 12:36:48

Sur la légalité des élections à la Convention, et la représentativité de cette dernière, à chacun sa vérité. Je m'en tiens à la mienne (qui ne prétend pas être la Vérité) : la Convention a été légalement élue, et a représenté le peuple français tout à fait légitimement durant sa mandature. Que nos conceptions actuelles de la démocratie la jugent mal élue, pourquoi pas. En 2007 on peut faire dire beaucoup de choses rétroactivement à l'Histoire. Il est à noter que dans sa composition, une grande partie de ses membres, même au 9-Thermidor, n'était pas jacobins (ni montagnards).

Légalement élue ? Non, compte-tenu des violations nombreuses exercées au sein mêmes des assemblées électorales.

Elle a représenté légitimement le peuple français ? Non, pas pour moi. Au mieux, elle représentait un tiers de ses mandants. Quant aux conventionnels, ils étaient tous admis par les Jacobins ou des sociétés de pensée qui leur étaient affiliées...

Les Montagnards firent l'élection à Paris et dans quelques autres endroits. Les Girondins dominèrent en Province. Partout les monarchistes furent pourchassés ou empêchés de se représenter.

Cela n'a évidemment rien à voir avec la conception que je me fais de la démocratie...

Quant au référendum de 1793, censé régulariser toutes les violations du Droit et approuver la nouvelle constitution (jamais appliquée), là encore, moins d'un Français sur deux l'approuvât !

Pour le reste, l'essentiel des réformes s'était accompli sous la Constituante et la Législative. Quels sont les apports de la Convention ? Je n'en vois aucun, sauf l'abolition de l'esclavage, mesure qui ne fut même pas appliquée par les deux-tiers de nos colonies...

Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

Napoléon
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Message par Baron Percy » Jeudi 12 Avril 2007 22:46:39

Marchand a écrit :Merci, mais je connais l'épisode barbare des colonnes infernales de Turreau :wink:

Encore faudrait-il que l'on ramène celà, comme je le disais, dans le contexte de janvier/février 1794, et de ce qu'il s'était passé avant.

Les colonnes infernales, c'est un mois de franche barbarie sur une période de dix ans que dure la Révolution.

les colonnes infernales, c'est un mois de sauvagerie consécutif à 9 mois (entre mars 93 et la bataille de Savenay) de guerre civile farouche, âpre, durant laquelle les deux camps se sont donné coup pour coup (ne pas oublier que de 10.000 à 20.000 'bleus' vont y laisser la vie ou être blessés ou disparaître)

les colonnes infernales c'est un mois de bestialité aveugle avec des soldats, souvent volontaires de 92, qui reviennent de Mayence, qui ont vu les dangers que représentaient les troupes étrangéres aux frontières extérieures pour la Révolution. Ces volontaires 'bleus', il faut lire leur correspondance, il faut essayer (je dis 'essayer') d'imaginer leur état d'esprit par rapport à une Révolution qu'ils défendent la peur au ventre. Nous ne sommes pas dans nos salons de 2007, mais dans une France qui est en train de basculer, avec des acquits révolutionnaires qui vacillent à l'intérieur comme à l'extérieur.

Bien sûr, bien d'accord, c'est tout celà, ce mois de février 1794. Il faut s'en souvenir, mais par pitié, ne pas s'en gargariser avec toujours le même exemple. Je n'ai pas envie de jeter le bébé avec l'eau du bain. La Révolution Française, c'est bien autre chose. Et il y a, à mes yeux, une disproportion étonnante entre la litanie du martyrologue vendéen, et la puissance de la rénovation qui nait de la Révolution dont, qu'on le veuille ou non, nous sommes les enfants aujourd'hui.



Ramener l'épisode des Colonnes infernales à un seul mois de barbarie est quand même pour le moins réducteur !
Il est bon de rappeler que les troupes se sont mises en marche le 21 janvier 1793, jour anniversaire de l'exécution de Louis XVI et qu'à compter de cette date jusqu'à la chute de Robespierre le 18 juillet, le fer et le feu se sont abattus sur la Vendée.
C'est donc de six mois de ravages et de massacres qu'il est question !
Par ailleurs, si l'on veut comparer le bilan humain des guerres de Vendée, il faut savoir que la Vendée Militaire comportait environ 770 paroisses sur quatre départements. A la veille de la Révolution, la population de ce territoire était évaluée à environ 800.000 habitants.
Dans ces 4 départements, 220.000 à 250.000 personnes ont disparu pendant la guerre.
Il faut retenir de ce chiffre 60.000 à 70.000 Blancs morts pendant la Virée de Galerne.
En moyenne, cette région a perdu au moins 20 % de sa population.
Les secteurs les plus touchés se trouvent dans les Mauges, le Haut-Bocage et la Basse-Vendée qui perdent jusqu'à 25 % de leur population, sexes et âges confondus.
C'est un plan de destruction totale qui est adopté par le décret du 1er août 1793.
Dans une proclamation datée du 29 septembre, la Convention déclare sans ambiguité : "Il faut que les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d'octobre. Le salut de la Patrie l'exige."
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Message par Marchand » Vendredi 13 Avril 2007 08:35:09

C'est un plan de destruction totale qui est adopté par le décret du 1er août 1793.



Voici le fameux texte du décret de la Convention nationale du 1er août 1793. J'y cherche désespérément la trace de la volonté de cette dernière de détruire totalement la Vendée (donc hommes, femmes et enfants). C'est de ce texte dont on se sert communément pour expliquer les intentions génocidaires de la Convention (et donc de la Révolution) envers la Vendée. Je suis désolé, mais je ne trouve pas ces intentions dans ce texte.

CONVENTION NATIONALE
du 1er août 1793
Décret relatif aux mesures à prendre contre les rebelles de la Vendée

La Convention Nationale, après avoir entendu le rapport de son comité de salut public, décrète :

Art. 1. Le ministre de la guerre donnera sur-le-champ les ordres nécessaires pour que la garnison de Mayence soit transportée en poste dans la Vendée. Il sera mis, à cet effet, à la disposition du ministre de la guerre, trois millions pour l'exécution de cette mesure.

II. Il sera procédé à l'épurement de l'état-major & des commissaires des guerres de l'armée des côtes de la Rochelle, pour leur substituer des officiers-généraux & des commissaires d'un patriotisme prononcé.

III. Les généraux de l'armée des côtes de la Rochelle tiendront la main à l'exécution rigoureuse des lois rendues contre les déserteurs, les fuyards, les traîtres, & ceux qui jettent les armes & vendent leurs habits.

IV. L'organisation des compagnies des pionniers & des ouvriers sera accélérée; ils seront choisis dans les communes les plus patriotes.

V. Les généraux feront un choix pour former un corps de tirailleurs et de chauffeurs intrépides.

VI. Il sera envoyé par le ministre de la guerre des matières combustibles de toute espèce, pour incendier les bois, les taillis et les genêts.

VII. Les forêts seront abattues, les repaires des rebelles seront détruits, les récoltes seront coupés par les compagnies d'ouvriers pour être portées sur les derrières de l'armée, & les bestiaux seront saisis.

VIII. Les femmes, les enfants, les vieillards seront conduits dans l'intérieur; il sera pourvu à leur subsistance & à leur sûreté, avec tous les égards dus à l'humanité.

IX. Il sera pris des mesures par le ministre de la guerre pour préparer tous les approvisionnements d'armes & de munitions de guerre et de bouche de l'armée, qui, à une époque prochaine, fera un mouvement général sur les rebelles.

X. Aussitôt que les approvisionnements seront faits, que l'armée sera réorganisée, & qu'elle sera prête à marcher sur la Vendée, les représentants du peuple se concerteront avec les administrations des départements circonvoisins qui se sont maintenus dans les bons principes, pour faire sonner le tocsin dans toutes les municipalités environnantes, & faire marcher sur les rebelles les citoyens depuis l'âge de seize ans jusqu'à celui de soixante.

XI. La loi qui expulse les femmes de l'armée sera rigoureusement exécutée; les généraux en demeurent responsables.

XII. Les représentants du peuple, les généraux veilleront à ce que les voitures d'équipage à la suite de l'armée soient réduites au moindre nombre possible, & ne soient employées qu'au transport des effets & des matières strictement nécessaires.

XIII. Les généraux n'emploieront désormais pour mot d'ordre que des expressions patriotiques, & que les noms des anciens républicains ou des martyrs de la liberté, & dans aucun cas le nom d'aucune personne vivante.

XIV. Les biens des rebelles de la Vendée sont déclarés appartenir à la République; il en sera distrait une portion pour indemniser les citoyens qui sont demeurés fidèles à la patrie, des pertes qu'ils auroient souffertes.

XV. Le présent décret sera envoyé sur-le-champ au conseil exécutif, au ministre de la guerre, & aux représentants du peuple près l'armée des côtes de la Rochelle.
Marchand
 
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Message par Baron Percy » Vendredi 13 Avril 2007 21:37:47

Vous avez parfaitement raison et je me rends compte que je me suis quelque peu embrouillé dans les dates. :oops:
Le décret du 1er août ne porte en effet pas en lui les germes de la politique d'extermination, ainsi que je l'ai laissé erronément entendre.
Voici en fait résumée la manière dont les événements se sont enchaînés :

A l'été 1793, la Convention durcit le ton par la voix de Barrère :
"Le Comité de Salut Public a préparé des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle, à faire disparaître leurs repaires, à incendier leurs forêts, à couper leurs récoltes. C'est dans les plaies gangrénantes que la médecine porte le fer et le feu, c'est à Mortagne, à Cholet, à Chemillé que la médecine politique doit employer les mêmes moyens et les mêmes remèdes."
Prononcé le 26 juillet, ce discours, ponctué de "détruisez la Vendée !", se concrétise par des mesures législatives (décret du 1er août) visant à un plan de destruction totale dont le représentant Momoro annonce le 16 août les applications :
"Nous exécuterons les décrets de la Vendée, nous brûlereons tous les repaires des brigands, nous ferons passer les femmes, les enfants et les vieillards sur les derrières de l'armée et nous tirerons sur tout le reste. On n'en viendra jamais à bout autrement, tous ces gueux sont fanatisés. Le ministre de la Guerre nous envoie force matières combustibles."
Très tôt, les autorités révolutionnaires tendent à marginaliser la population du territoire insurgé, la discréditant au rang de "race maudite" étrangère au reste de la France. Cela, pour que les mesures législatives prises à l'été 1793 puissent naturellement s'appliquer à cette population qualifiée par le pouvoir d'indésirable et de dangereuse, et qu'il convient donc légitimement d'éliminer.
"Il faut exterminer cette race", surenchérit Barrère, résumant en une seule formule la tragédie vendéenne.
Lors de la campagne d'Outre-Loire, la fameuse Virée de Galerne, les autorités républicaines n'auront de cesse d'éloigner les Blancs de la Vendée et de les acculer à la mer pour mieux en venir à bout.
Dans ce but, le 1er novembre, la Convention ordonne de brûler tous les magasins de vivres, de couper tous les ponts et même les routes que les brigands doivent emprunter, et elle interdit à toutes les villes de les héberger dans leurs murs et de les secourir, sous peine de destruction et d'expropriation de leurs habitants au profit de l'Etat.
A la fin de l'année 1793, la Grande Armée vendéenne est terrassée au terme d'inombrables combats dans les marais de Savenay.
"Il n'y a plus de Vendée, s'exclame Westermann, l'ami de Danton. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les bois et les marais de Savenay. Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes, qui, au moins pour celles-là, n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé."
L'armée vendéenne est vaincue, la plupart de ses chefs sont morts, le pays est ruiné, les garnisons républicaines sur place tiennent le territoire.
Mais le Martyre de la Vendée ne fait que commencer...
La question qui se pose maintenant est de décider de la politique à adopter à l'égard de la population.
A la vision réaliste de Kléber, qui prône le désarmement et la pacification, va s'imposer un réglement de la question plus radical, sous la forme d'un vaste plan de destruction qui a pour buts l'annihilation de la Vendée en tant que territoire politiquement à risque.
Le plan que Turreau élabore alors s'inscrit dans cette logique.
A la fin de l'année 1793, le député vendéen Fayau proclame à la Convention :
"La première mesure est d'envoyer en Vendée une armée incendiaire ; il faut que, pendant un an, nul homme, nul animal ne trouve sa subsistance sur ce sol."
Un tel plan n'est envisageable qu'une fois l'armée insurgée vaincue.
Et cette opportunité se présente à Turreau après Savenay.
Les Colonnes infernales vont dès lors pouvoir entrer en action...
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