La parole est à la défense de... Marie-Antoinette !

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Message par BRH » Lundi 26 Mars 2007 12:57:43

Eh bien, voici une excellente occasion pour les thuriféraires de la Reine de prendre sa défense !!! Que n'a-t-on lu ici sous la plume de certains, à propos de "l'honneur outragée" de Marie-Antoinette...

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, à vos plumes ! :wink:

http://www.solidariteetprogres.org/spip ... ticle=2319
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

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Message par pimprenelle » Lundi 26 Mars 2007 20:25:59

Elle n'a pas trahi du tout ! Dans son système et sa logique à elle, elle n'a fait que son devoir. Elle a tenté de ramener la paix en France. Par tous les moyens.

D'ailleurs, il suffi de lire ses lettres, justement, pour mieux comprendre son point de vue. La révolution est pour elle un ramassis de factieux, qui n'apporte que malheurs au pays. Il est impossible, dit la reine, que le peuple ne revienne pas au roi et à elle, dont les sentiments sont purs. Et qui lui rendront la paix et le bonheur.

Il ne s'agit pas pour elle de défendre ses prérogatives, encore moins ses privilèges. Elle veut que la France retrouve le calme, et que le peuple soit heureux. Cet espoir revient bien souvent sous sa plume.
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Message par BRH » Lundi 26 Mars 2007 21:01:26

Cette trahison est très relative, selon-moi... Communiquer des plans très généraux aux coalisés et déjà dépassés une fois connus, c'est maigre, je trouve... D'ailleurs, je ne vois que cela à lui reprocher.

Nos premiers revers en 1792 proviennent exclusivement du "bordel" ambiant (pardonnez-moi, mesdames) ! :oops: La reine n'y était pour rien. Elle n'aimait pas La Fayette: pourtant ce dernier n'hésita pas à tenter de rétablir l'ordre.
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Message par BRH » Lundi 26 Mars 2007 21:20:27

Marie-Antoinette

par Henri Heine

Comme les fenêtres brillent gaiement au Palais des Tuileries, et pourtant, en plein jour, les spectres d’autrefois y reviennent.

Marie-Antoinette reparaît dans la Pavillon de Flore, où, chaque matin, elle tient son lever suivant une étiquette sévère.

Dames de cour en toilette. La plupart sont debout, d’autres assises sur des tabourets ; les robes sont de satin et de brocart, garnies de joyaux et de dentelles.

Leur taille est fine, les jupes à paniers bouffent, et, dessous, bruissent les mignons petits pieds à hauts talons ; - ah ! Si seulement elles avaient des têtes.

Aucune n’en a ; même à la reine la tête manque, et c’est pourquoi Sa Majesté n’est point frisée.

Oui, elle qui, haut coiffée, pouvait se comporter si orgueilleusement, la fille de Marie-Thérèse, la petite-fille des Césars allemands.

Il faut maintenant qu’elle revienne sans coiffure et sans tête, entourée de nobles dames non coiffées et sans têtes également.

Ce sont là les suites de la Révolution et de ses odieuses doctrines. Toute la faute en est à Jean-Jacques, à Voltaire et à la guillotine.

Mais, chose étrange ! Je crois presque que les pauvres créatures n’ont en rien remarqué combien elles sont mortes et qu’elles ont perdu la tête.

Comme autrefois, ce ne sont qu’allures gourmées, que plates courtisaneries ; - risibles et terrifiantes tout à la fois sont ces révérences sans tête.

La première dame d’atours s’incline et apporte une chemise de linon que la seconde présente à la reine, puis toutes deux se retirent avec une révérence.

La troisième et la quatrième dames s’inclinent et s’agenouillent devant Sa Majesté pour lui passer ses bas.

Une demoiselle d’honneur s’incline, apportant le déshabillé du matin ; une autre encore s’incline qui apporte le jupon de la reine.

La grande maîtresse de la cour se tient là, rafraîchissant avec un éventail sa gorge blanche, et, la tête lui faisant défaut, elle sourit avec le derrière.

A travers les tentures des fenêtres, le soleil glisse des regards curieux, mais à la vue de ces vieux fantômes, il recule épouvanté.

(Romancero : Histoires)

Je trouve cette saillie de Heine abominable ! Je ne la connaissais pas... :oops:

Cet homme ne remonte pas dans mon estime ! :evil:
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Message par BRH » Lundi 26 Mars 2007 21:34:11

Cela semble un exercice littéraire, tout au plus. Rempli de haine et de mépris pour les femmes... :cry:
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Message par pimprenelle » Mardi 27 Mars 2007 06:02:12

Mais l'auteur le dit :
la petite-fille des Césars allemands.

La voici, la vraie cause de l'assassinat de Marie Antoinette. Son exécution était politquement inutile... mais elle était du sang de l'ennemi. Il fallait donc que le sien coule.

A la misogynie de la révolution s'ajoute la xénophobie.
pimprenelle
 

Message par Pénélope » Mardi 27 Mars 2007 12:09:25

Raaah, voici typiquement le genre de texte qui me fait me fâcher toute rouge !!! :evil: :evil:

Non pas tant à cause du parti pris évident de l'auteur (étant républicain, il est forcément partial), mais à cause de sa mauvaise foi insupportable !!!

Rien de plus agaçant en Histoire que les mensonges, savamment entretenus par l'élite qui détient le pouvoir, tant il est vrai que, depuis toujours, "l'Histoire est écrite par les vainqueurs".

Je suis tout à fait d'accord, cela va de soi, avec vos commentaires. Il est bien dommage que je ne puisse pas répondre à ce monsieur (ce texte date de l'année dernière de toutes façons :roll: ), je lui aurais dit volontiers ma façon de penser. Il n'y a que des bêtises dans ce texte, où alors les choses sont dites de façon à induire les lecteurs en erreur. Ca m'énerve, il faut que j'y mette mon grain de sel. Et tant pis si ça ne sert à rien, ça va me défouler !

Il convient tout d'abord de séparer 2 choses : la France et la République.
Et Monsieur Cheminade ferait bien de se souvenir qu'à l'époque où Marie-Antoinette correspondait avec les puissances étrangères, la France était encore une Monarchie. Il ne peut donc pas y avoir, de sa part, trahison de la République puisqu'elle n'avait pas encore été proclamée ! Et elle faisait tout, justement, pour qu'elle ne le soit pas ! La défendait la Monarchie, donc la France qui était une Monarchie.
En réalité, si on y regarde bien, ce sont les républicains, et certainement pas la Reine de France, qui ont trahi la France !

Un petit rappel historique s'impose avant de commencer à dire des bêtises, et Monsieur Cheminade aurait bien fait de le faire, ça lui aurait éviter de tomber dans la partialité primaire.

En 1791, la parti républicain est de plus en plus puissant. Mais les Français en ont marre de la Révolution, ils estiment qu'ils ont eu ce qu'ils voulaient, et ils aspirent à un retour au calme, à la paix, et à la prospérité.
Il est évident que, pour les républicains (dits aussi "Jacobins"), une telle chose ne peut être possible, car si la Révolution s'arrêtait, ils n'auraient jamais ce qu'ils veulent le plus au monde, c'est-à-dire le pouvoir.
Aussi font-ils tout pour fomenter ou encourager révoltes, séditions, ils vont même jusqu'à soutenir les carnages qui ont lieu à Avignon pour pouvoir prendre possession de cet Etat (qui appartient encore au Pape à cette époque), et leur trouvaille ultime, c'est de déclarer la guerre aux princes étrangers (qui, en réalité, restaient très discrets malgré les appels au secours répétés du Roi et de la Reine…).
Bref, en quelques mots, c'est eux qui foutent le bordel en France ! Ca bizarement, l'auteur n'en parle pas.

On comprend mieux, dans ce cas, l'attitude de Marie-Antoinette. Son but à elle, c'est justement de sauver la France, et avec elle le Roi et sa famille. Mais pour sauver son pays (et étant Reine de France, Marie-Antoinette considérait bien évidemment la France comme son pays !) de la ruine et du chaos qui s'annoncent, il faut renverser les républicains et les constitutionnels (eux sont moins enragés que les premiers mais bien incapables d'éteindre le feu qu'ils ont allumés, voilà pourquoi elle ne leur accorde guère de confiance, d'ou son double-jeu avec Barnave !) afin de rendre le pouvoir au roi.
Et pour cela, il n'y a pas d'autres choix que de compter sur l'aide étrangère. Ce n'est pas nouveau. Quand un pays est en difficulté, même aujourd'hui, n'appelle-t-il pas d'autres Etats à la rescousse ?

Si Monsieur Cheminade faisait preuve d'un minimum de bonne foi, il aurait constater que Marie-Antoinette, sa correspondance nous le prouve, n'a jamais eu d'intention hostile envers la nation française. J'ignore par quel miracle il arrive à voir exactement le contraire dans cette même correspondance ou avec quels yeux il l'a lu !
Elle n'a de cesse, elle et le Roi, de repousser les plans qui risqueraient de provoquer une guerre civile en France, et appelle fortement son frère l'Empereur à retenir les armées des émigrées, qui feraient bien plus de mal que de bien s'ils pénétraient sur le sol français.

Son idée au départ était un Congrès des puissances étrangères, qui se seraient tenu sur les frontières, afin d'impressionner les "factieux" et les faire reculer dans leurs projets. Une invasion de la France n'étant à utiliser qu'en dernier recours. Marie-Antoinette n'est pas idiote, quoi qu'on en ait dit ! Elle sait très bien que sa situation et celle du Roi sera très inconfortable si ils ne doivent leur rétablissement sur le trône qu'aux puissances coalisées, qui exigeront des "récompenses", c'est évident ! (et ce serait pire s'ils la devaient aux émigrés !).
Aussi, s'il doit y avoir la guerre, il faut qu'elle se fasse promptement, c'est-à-dire, dans son esprit, que les armées coalisées parviennent rapidement jusqu'à Paris afin de délivrer le Roi. Et si en plus, elle peut se vanter de les avoir "aider" ce sera toujours ça de gagner !

On voit ici, de la part de l'Assemblée et de la part du roi et de la reine, 2 intentions très différentes vis-à-vis de la guerre.
Si la guerre est une aubaine pour l'un et l'autre camp, l'Assemblée, et plus particulièrement les républicains (qui sont déjà maîtres de l'Assemblée à cette époque…) souhaitent que celle-ci dure le plus longtemps possible, car elle fait partie de leur "plan" pour continuer la Révolution et détourner les Français des vrais problèmes, les problèmes intérieurs.
Pour le roi et la reine, c'est le contraire : il faut qu'elle soit la plus courte possible. Une "Blitzkrieg" en quelque sorte, il ne faut surtout pas qu'elle s'installe durablement sinon ils sont perdus.

On comprend mieux, dans ce cas, les tentatives de la reine pour aider le camp "adverse" afin qu'il pénètre le plus rapidement jusqu'à Paris et que, le Roi libre, la paix puisse enfin revenir dans le royaume (scénario bien idyllique, il faut en convenir :? ).
Il faut aussi tenir compte du fait que leur situation est de plus en plus intenable aux Tuileries et qu'ils sont menacés un peu plus chaque jour. La journée du 20 juin y portera le comble. A partie de ce moment, la reine s'affole de plus en plus, les Alliés sont encore loin de Paris alors que chaque jour compte !

Bref, il n'y pas, de sa part, trahison de la France, puisque la France, à ce moment de son Histoire, est aux mains de la Révolution, et donc de l'Assemblée, qui n'est même pas fichue de respecter la Constitution qu'elle a elle-même établie et que le "pouvoir exécutif" (le Roi) a les pieds et poings liés et est menacé d'être renversé par une autre Révolution, encore pire que la première, qui verrait l'instauration d'une République. C'est bien pour éviter tout ça que Marie-Antoinette correspond avec les princes étrangers. Elle n'est d'ailleurs pas dupe du double-jeu de certains.

Alors, trahison de la France de sa part ? Tentative de la sauver plutôt !


Autre chose, car l'auteur a décidemment fait plein d'erreurs.
La reine n'a jamais été du parti de son beau-frère le comte d'Artois, et à l'époque de la réunion des Etat-Généraux, c'est le Roi qu'elle soutenait (elle en était même venu à être en froid avec son beau-frère, ce qui la désolait). C'est curieux comment on réécrit l'Histoire !

Quant à ses sentiments vis-à-vis de La Fayette, là il faut bien connaître le personnage pour comprendre l'attitude de la reine. J'avoue que moi non plus je ne lui aurait pas fait confiance. D'ailleurs que voulait-il ? Certainement pas la même chose que le roi et la reine ! Il ne considérait ces derniers que par rapport au "cadre" que leur reconnaissait la Constitution, qui était violée chaque jour par l'Assemblée, et qu'il considérait comme son oeuvre. Non, La Fayette avait fait trop de mal aux souverains et quand on connaît bien l'Histoire, on ne s'étonne pas du refus de Marie-Antoinette d'être sauvée par ce triste sire.


Voilà ! Désolée de vous avoir ennuyé avec ce long texte mais ça fait du bien ^^ !

Bon, quant au texte d'Henri Heine (ça ne s'invente pas !), je ne m'attarderais pas dessus, il est d'un machisme si désolant qu'il fait pitié pour son auteur... :roll:
Pénélope
 
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Message par pimprenelle » Mardi 27 Mars 2007 13:38:15

Bravo, Pénélope, pour ce commentaire qui remet les choses en place ! Ca fait du bien de vous lire ! Marie Antoinette a trouvé en vous son avocat !
Image
pimprenelle
 

Message par BRH » Mardi 27 Mars 2007 14:48:15

Pénélope a écrit :
Bon, quant au texte d'Henri Heine (ça ne s'invente pas !), je ne m'attarderais pas dessus, il est d'un machisme si désolant qu'il fait pitié pour son auteur... :roll:


En même temps, Heine écrivait au XIXème siècle !
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Message par Pénélope » Mardi 27 Mars 2007 14:49:51

Ah ah ah, je suis la nouvelle Chauveau-Lagarde ! :D

Je suis comme vous chers amis, si on touche à ma maîtresse, je mords :wink:
Pénélope
 
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Message par pimprenelle » Mardi 27 Mars 2007 17:06:29

Voilà qui est bien commode pour tout excuser, jusqu'à des époques bien plus récentes...

Non ? Encore quelqu'un qui va assimiler nos opinions à du négationnisme ? :lol:
pimprenelle
 

Message par pimprenelle » Mardi 27 Mars 2007 17:09:40

Je suis comme vous chers amis, si on touche à ma maîtresse, je mords

Oui, très chère Pénélope... Et qu'est-ce qu'elle prend, la pauvre Marie Antoinette ! Traitée de traitre par des coeurs révolutionnaires qui nous qualifient de négationnistes lorsqu'on tente d'expliquer son point de vue... Attaquée jusque dans ses dernières pensées par des néo-royalistes... On ne pourrait pas la laisser reposer en paix, pour changer ? :?
pimprenelle
 

Message par Pénélope » Vendredi 30 Mars 2007 18:48:33

Pour ma part, je ne suis pas d'accord pour dire que Marie-Antoinette est une figure mineure de l'Histoire. J'insiste là-dessus car il est important de comprendre qu'elle ne fut pas seulement une reine futile et insousciante qui vécut à l'époque de la Révolution. Elle est bien plus que ça.
Encore faut-il définir ce qu'on appelle une figure majeure et une figure mineure. Marie-Antoinette a été, incontestablement, une de nos plus grandes reines. Elle est une des reines les plus connues au monde, et une des femmes de l'Histoire de France, avec Jeanne d'Arc, les plus connues également.
Ce n'est pas pour rien, et certainement pas pour une simple raison "mercantile". Oui, quelquepart, comme tous les grands personnages de l'Histoire, Marie-Antoinette est devenue une sorte de personnage mythique. Dans le genre "grande Reine au destin tragique", on n'a pas fait mieux depuis !
Moi qui suit passionée d'Histoire depuis mon adolescence, je puis dire qu'aucun personnage ne m'a jamais fait l'effet que m'avait fait Marie-Antoinette. Et son côté "mythique" ne m'a jamais dérangé pour étudier l'Histoire sérieusement, au contraire ça aide, ça permet de comprendre plus de chose. Car seuls les Grands deviennent des mythes.
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Message par Pénélope » Mardi 10 Avril 2007 15:14:39

Je suis tombée sur une biographie de Marie-Antoinette sur l'internaute.com.

L'article conclut comme suit :

Par son destin tragique, par la haine qu’on lui a vouée des années durant, Marie-Antoinette a profondément marqué l’Histoire de France. Accusée d’avoir été "le fléau et la sangsue des Français" et d’être celle qui a poussé le roi à la trahison, Marie-Antoinette, en cristallisant la fureur du peuple, a considérablement terni l’image de la monarchie avant que la Révolution n’éclate.

Si l'image que la mémoire collective a gardé d'elle est réellement injuste (mais voulu, déjà à l'époque), elle fait incontestablement partie des grandes figures de l'Histoire, grande figure que l'on redécouvre enfin d'une manière un peu moins caricaturale depuis quelques années.

Mais, eh quoi ? On dirait que ça en gène certains, ce soudain engouement pour Marie-Antoinette ? La hâche de guerre ne serait-elle donc pas encore enterrée ? Y aurait-il encore besoin aujourd'hui, alors que la République semble si bien installée, de maintenir l'illusion d'une image négative de cette reine, et de la monarchie ? Que se passe-t-il ?


Il semble que la dernière mode chez les ennemis de Marie-Antoinette soit de faire passer ses admirateurs pour autant d'écervelés stupides et sans culture. On dit même "les fans de Marie-Antoinette", comme si celle-ci était une starlette ! C'est bien l'image qu'en a donné le film de Coppola d'ailleurs, non ? (je ne l'ai toujours pas vu !). Ainsi, selon certains, les "fans" de Marie-Antoinette ne seraient pas de vrais "historiens" et ne comprendraient rien à l'histoire de la Révolution. Sans doute oublient-ils qu'il y a toujours eu parmis les "fans" de la Reine d'authentiques et très sérieux historiens, qui ont souvent écrit sur elle, et qu'il y en a toujours bien sûr !
Il est amusant de constater un tel acharnement sur Marie-Antoinette même plus de 200 ans après sa mort. Il y a des "fans" de De Gaulle, de Napoléon, ou d'autres grands hommes de l'Histoire, mais ceux-là allez savoir pourquoi, on leur fout la paix.
Non, décidément, cet égouement relativement récent pour Marie-Antoinette dérange.

Comme l'aurait dit notre bien aimée Reine : "on dirait que les gueux ont peur".
Pénélope
 
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Message par Marchand » Mercredi 11 Avril 2007 17:21:35

elle fait incontestablement partie des grandes figures de l'Histoire, grande figure que l'on redécouvre enfin d'une manière un peu moins caricaturale depuis quelques années.


Excusez-moi, mais j'ai parfois l'impression de rêver :cry:

Quelqu'un pourrait-il me dire, avec des mots simples, ce que Marie-Antoinette a fait pour la France, je veux dire "faire" dans le sens du progrès social, de l'avancée des idées, du patriotisme ou de la souveraineté nationale, quelles idées émanant d'elle ont progressivement balancé les 'vieilles lunes' afin de faire progresser ses contemporains. Moi je ne vois rien.

Qu'on me parle de Blanche de Castille, de Yolande d'Aragon, de Jeanne d'Arc, de Marie Curie, de Théroine de Méricourt, de Catherine de Médicis même. Le petit doigt de chacune d'entre elles a plus fait pour l'Etat, les pensées féministes, la progression des idées, que ne l'auraient fait 10 Marie-Antoinette.

Il en est des modes comme des vieux étains : ils brillent fort puis s'éteignent. Heureusement. :wink:
Marchand
 
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