Pavie

Pavie

Message par BRH » Jeudi 27 Septembre 2018 22:32:58

La cavalerie est bien moins réputée que la cavalerie française
En revanche l’infanterie est réputée la meilleure du moment.
L’artillerie française a aussi une très bonne réputation
Des mercenaires combattent aussi à pavie des deux cotés et en constituent une part non négligeable
Coté français environ 7 000 suisses soit environ 25% d el’armée. Les Suisses ont acquis une solide réputation d’infanterie depuis leurs nombreuses victoires contre le duc de Bourgogne au XV° siecle
Les lansquenets constitue l’autre groupe important de mercenaires, environ 19 000 chez les impériaux et 4 000 chez les français

France : 20 000 fantassins, 10 000 cavaliers, 53 cannons

Espagne : 19 000 fantassins, 4 000 cavaliers, 17 cannons


Contexte
L’aventure se situe en pleine renaissance alors que François 1° roi de France est engagé depuis plusieurs années dans la campagne d’Italie.


Le 27 avril 1522, les troupes royales sont battues à la Bicoque si bien que les Français perdent la Lombardie. François Ier organise immédiatement une contre-offensive en lançant ses troupes de nouveau à la conquête de Milan mais la défaite est encore au rendez-vous. Pour la petite histoire le chevalier Bayard meurt au court de ces combats.
Sur de lui le roi d’Espagne alors présent en Italie décide de poursuivre l’armée française au delà des Alpes. Il attaque la Provence en 1524 et met le siege devant Marseille. La ville résiste et François 1° lève une armée à Lyon pour porter secours. Devant cette offensive, les Espagnols lèvent le camp et rentrent en Italie. Devant cette retraite, François 1° poursuit l’offensive et franchit les Alpes avec environ 24 000 hommes.
Malgré de nombreux combats d’arrière garde gagné, l’armée française ne semble pas vouloir transformer son avancée victorieuse. En retraitant, l’armée impériale laisse des garnisons dans les différentes villes fortifiées croisées (Alessendria, Pavie, Milan).

Les Français partent alors à l’attaque de Milan. Tout juste remise d’une grave épidémie de peste, la ville se rend face aux 9 000 assaillants.
De son coté l’armée stationnée devant pavie s’organise. Les meilleurs généraux sont là La Tremoille, La Palice, Bonnivet, les chefs des lansquenets, certains veulent poursuivre, d’autre préfère mettre le siège à la ville. Finalement François 1° reteint cette option.



Le siège de Pavie

Il débute le 28 octobre. La ville n’est pas alors totalement fortifiée et les quelques fortification étaient plus des constructions historiques à caractère médiéval que des fortifications adaptés à l’arrivée de l’artillerie. Des constructions en terre abritent cependant des pièces d’artillerie qui peuvent se révéler redoutables pour l’assaillant. La garnison est forte d’environ 9 000 hommes.

La prise de Pavie ne sera pas simple, un vrai siège doit s’organiser. La ville est entourée de batteries d’artillerie et l’armée est un peu « dispersée » autour de la ville.
Au début de l’hiver le blocus de la ville est complet et l’artillerie a créé quelques brèches dans les murs. Pour autant deux assauts lancés sont repoussés et conduisent à de lourdes pertes chez les français.

Pendant que les Français sont ainsi occupés à Pavie, les armées impériales ne restent pas inactives. Ils regroupent et renforcent leurs troupes qui viennent en secours, soit environ 15 000 hommes.

C’est alors que François 1° comment sa première erreur, il divise ses force et envoie environ 7 000 hommes pour les arrêter. Le commandant espagnol profite de l’occasion et se porte au devant de cette force.

. Le commandant en chef des armées impériale se porte au devant de cette armée et l’oblige à décrocher. Profitant de son avantage, il poursuit en direction de Pavie. Voyant cela l’armée française se positionne une partie de ses forces dans le parc qui borde pavie.

La 3 février Pescara arrive en vue de Pavie et prépare une action pour obliger les français à quitter le siège.

Le 13 février les suisses quittent l’armée française en apprenant que leur pays est attaqué,
Pour autant la situation est compliqué pour s impériaux car pavie risque de tomber bientôt, ils ne peuvent plus attendre. Apres avoir hésité entre négocier et combattre, ils décident de se battre.



La bataille

Les débuts sont très confus.
Les armées sont réparties dans deux parcs qui bordent la ville au nord (vieux par cet nouveau parc) et sont traversés par une rivière (la Vernavola). Le nouveau parc est parsemé de bois et partiellement marécageux.

Le plan des espagnols est d’attaquer Mirabello qu’ils pensent être le quartier général de François 1° pour le capturer. Pour que l’attaque soit une surprise complète ils décident d’avancer dans la nuit du 23 au 24 février et créer des brèches dans les murs pour pénétrer. Pour détourner l’attention, les impérieux sur l’autre flanc tirent sur les lignes françaises.

Environ 3 000 hommes attaquent au petit matin Mirabello mais ne tombent que sur quelques unités non combattantes qu’elles massacrent et pillent les bagages

Sur l’autre flanc le combat de cavalerie légère s’engage dès 5h00. Des Suisses encore présents arrivent pour soutenir ce combat incertains. Ils en profitent pour s’emparer d’une partie de l’artillerie impériale.

Le combat s’amplifie des combats lansquenet / suisses à la pique s’engagent vers 7h00

Des unités se dirigent vers Mirabello

La bataille est engagée comme une succession de combats locaux sans aucune coordination.

Malgré les assauts des français et les tirs d’artillerie, les impériaux résistent sur le flanc.

François 1° décide d’engager sa cavalerie lourde et ses gendarmes vers 7h40. Avec cette attaque l’artillerie française ne peut plus intervenir au risque de tuer les siens

La cavalerie française (environ 3 600 hommes) tombe sur la cavalerie impériale qui protège le flanc droit de l’attaque contre les troupes du roi de France. La cavalerie de Lannoy ne fait pas le poids, elle doit se dégager pour retraiter en direction du bois et de l’infanterie. François Ier continue à la poursuivre jusqu’à l'orée du bois. Pour le roi de France, cela ne fait aucun doute : la victoire est acquise !

Pescara ordonne à ses arquebusiers de venir en renfort. Ils doivent tomber sur le flanc droit des gendarmes français. Une partie de l’infanterie (lansquenets Espagnols) arrive également dans le but de soutenir l’action en prenant les Français de flanc et de face.
San s se rendre compte de ces mouvements et surs qu’ils ont remporté une action décisive grâce à leur attaque, les cavaliers Français restent dangereusement isolés au milieu des troupes adverses.
Très rapidement cela va devenir dramatique pour les gendarmes français.

Les arquebusiers arrivés à porté des hommes d’armes français derrière les buissons entrent en action. Ils se jouent des lourds cavaliers en profitant de leur agilité. Les armures ne protègent quasiment pas des tirs des arquebuses. Les tireurs visent les chevaux moins bien protégés puis s’attaquent aux cavaliers à terre en visant les points faibles des armures. Très vite les morts s’accumulent. Des noms prestigieux s'ajoutent à la liste des tués: le maréchal La Palice, Bonnivet, La Trémoille.
Devant la tournure des événements, François Ier décide de quitter le champ de bataille avec sa garde. Mais il n’arrive pas à s’échapper de ce piège qui s’est refermé sur lui. Le sacrifice de ses gardes face aux arquebusiers et piquier est inutile.

Des hommes viennent au secours de la cavalerie lourde mais ils rencontrent les lansquenets impériaux. Le combat est acharné. Les généraux français qui commandent ce groupe sont tués et les hommes finissent par céder.

Vers 8h20 le roi est fait prisonnier



Les suites

On estime les pertes françaises à 10 000 hommes et les pertes impériales à quelques centaines.
Le roi de France est prisonnier, le dernier fut jean le Bon après la bataille de Poitiers en 1356.

La France perd définitivement la Lombardie et l’Italie passe sous domination espagnole. Pour autant des sa libération e 1526, le roi sans respect pour sa parole repart à l’attaque. Cela va durer jusqu’en 1559, date du traité de Cateau Cambresis

D’un point de vue militaire, la bataille de pavie est un exemple de gestion de ses unités en fonction des endroit névralgiques à défendre, l’exemple de la combinaison piquiers / arquebusiers.

C’est aussi l’exemple de l’inutilité croissante de la cavalerie lourde d’inspiration médiévale dans les batailles de ces nouveaux temps, confirmant ainsi le rôle essentiel pris par les armes à feux individuelles.

Elle marque aussi une période de domination de l’armée espagnole et de ses piquiers, dont on peut situer la fin à la bataille de Rocroi en 1643.
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

Napoléon
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