Les crimes de la France coloniale...

L'après-Guerre et ses conséquences: la confrontation Est/Ouest jusqu'à la chute de l'URSS.

Les crimes de la France coloniale...

Message par BRH » Mercredi 19 Octobre 2011 10:35:41

Aladin ayant lancé le sujet à propos de l'Algérie, je soumets à la critique cet article pour amorcer le débat :

http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2006/09/27/2775133.html

Colonisation : pour en finir avec les idées reçues (Daniel Lefeuvre)
2006

Dans un essai érudit et nerveux, Pour en finir avec la repentance coloniale, Daniel Lefeuvre, professeur d’Histoire à l’université Paris-8, s’adresse aux «Repentants» et à leurs discours qui, de l’esclavagisme à la colonisation en passant par l’immigration, dressent un réquisitoire féroce contre une France coupable de tous les maux. Entretien.

Comment en est-on arrivé à considérer la colonisation accomplie par la France comme la genèse du nazisme et Hitler comme le fils spirituel de Gambetta ou Ferry ?

Le moment où un parallèle est fait entre le nazisme et la colonisation se situe lors du procès Papon. Ce dernier fut, comme on le sait, un fonctionnaire zélé de Vichy et joua un rôle important dans la déportation des juifs de Bordeaux. Plus tard, il fut préfet à Constantine et ensuite préfet de police à Paris où il mit en place des instruments de répression violents contre le FLN en France et plus largement contre la population algérienne, notamment lors de la manifestation du 17 octobre 1961 puis celle du métro Charonne. Durant son procès, on fit donc le rapprochement entre colonisation et collaboration. Par ailleurs, il y eut un travail militant sur la notion de massacres de masse et de massacres coloniaux. On développa l’idée qu’il y avait eu des massacres semblables à celui d’Oradour pendant la colonisation. On peut citer les articles de Claude Bourdet ou de François Mauriac évoquant «notre gestapo» en Algérie. Cette littérature militante, parfaitement honorable par ailleurs, a été réanimée pendant le procès Papon où l’histoire coloniale fut présentée comme un «nouveau passé qui ne passe pas» en référence à Vichy.

Ce discours actuel sur la repentance émane de groupes marginaux et militants, mais a aussi été repris dans des cercles plus institutionnels. Vous citez Le Monde et sa fixation sur la guerre d’Algérie, on pense aussi à Libération…

On peut constater ce glissement. Il y a une espèce de discours bien-pensant qui autorise que l’on dise n’importe quoi sur la colonisation en lui attribuant tous les maux possibles : idéologiques, politiques ou économiques avec le sous-développement des anciens colonisés.

Ce discours repentant n’est-il pas le prolongement d’une certaine tendance à l’autoflagellation ou à l’autodénigrement qui va de L’Idéologie française de BHL à «la France moisie» de Philippe Sollers ?

Il s’inscrit effectivement dans ce courant intellectuel qui nous dit que nous devons avoir honte de ce que nous sommes, honte de ce qu’est la France et honte de notre passé.

Parmi les idées reçues que vous dénoncez et démontez, il y a celle selon laquelle la France aurait «conduit un véritable pillage aux colonies dont le sous-développement est une séquelle scandaleuse».

Que la colonisation ait été entreprise notamment pour des raisons économiques, c’est évident. Mais ce n’est pas parce que l’on espère tirer profit de la colonisation que l’on va en tirer profit. Pour certains milieux, qu’il s’agisse d’entreprises ou d’hommes, la colonisation a pu être une «bonne affaire». Ensuite, le budget de l’État s’est-il engraissé grâce aux colonies qui auraient été la vache à lait de l’économie française ? Si l’on observe les principales matières premières dont la France avait besoin, on se rend compte que l’apport des colonies joue un rôle tout à fait marginal. L’exemple le plus frappant est celui du coton, mais le cas du pétrole algérien est assez éloquent et n’a jamais été une manne. Par ailleurs, certaines entreprises ou secteurs d’activités ont trouvé dans les colonies des débouchés importants, plus stables que l’étranger et plus rémunérateurs. Cependant, si cet aspect compte, les colonies n’ont jamais fourni plus de 10 ou 20 % des débouchés extérieurs de la France tandis qu’elles ont été considérablement subventionnés par le Trésor, c’est-à-dire par le contribuable, pour absorber ces richesses. La France a dépensé en net dans son empire trois fois et demi plus que ce que l’aide américaine a apporté à la France du lendemain de la seconde guerre mondiale à la fin du plan Marshall.

Vous rappelez que l’argument économique selon lequel les colonies coûtaient plus cher que ce qu’elles rapportaient était brandi par certains anticolonialistes libéraux ou de droite, comme Raymond Cartier dans Paris Match dont l’expression «La Corrèze avant le Zambèze» est restée fameuse…

Effectivement, tout un courant d’économistes libéraux, dès le début de la conquête coloniale, remarque que celle-ci, faite en partie au nom de réalités économiques, est une illusion. Pour eux, la prospérité européenne ne peut pas reposer sur la domination coloniale. Cette tradition est étouffée de la première guerre mondiale jusqu’au début des années cinquante, mais retrouve une audience avec Cartier sur un mode indiscutablement raciste et surtout avec Raymond Aron sur un mode plus savant et plus intelligent.

Chez les repentants, vous déplorez l’idée que la torture et les massacres de masse seraient nés chez les Français avec la colonisation. Vous rappelez d’autres épisodes historiques tragiques comme la Vendée…

Évidemment, il y a eu des massacres de masse pendant la conquête coloniale et en particulier pendant la conquête de l’Algérie qui fut longue et dure. En revanche, il n’y a pas eu de spécificité dans la guerre coloniale qui aurait institué, selon certains, des massacres de populations civiles. Ainsi, avant la conquête de l’Algérie, il y a eu des guerres où l’on a usé de ces procédés. C’est vrai pour la guerre en Vendée comme pour la guerre d’occupation française menée en Espagne. D’ailleurs, la plupart des chefs militaires qui ont conquis l’Algérie sont passés soit par la Vendée soit par l’Espagne, comme Bugeaud. Rien de nouveau donc en Algérie. On retrouve aussi les mêmes méthodes en Europe avant le premier conflit mondial avec les terribles guerres balkaniques.


À propos de l’immigration algérienne de l’après-guerre, il y a l’idée reçue selon laquelle le capitalisme français l’aurait provoquée. Or, elle répondait à une volonté politique, et non économique, qui se situait dans la perspective de garder l’Algérie française.


L’immigration algérienne de travail correspond à une nécessité économique lors de la première guerre mondiale. Ensuite, cette immigration répond essentiellement à un facteur : l’accroissement démographique en Algérie allié à la stagnation du nombre d’emplois. Pour ces populations, l’immigration apparaît comme une solution de subsistance. Pour l’État français, la misère en Algérie peut nourrir des sentiments nationalistes contestant la présence française. L’immigration est alors une solution immédiate qui permet de soulager la misère et de réduire les risques politiques. Donc, la France facilite l’accès des Algériens au monde du travail en métropole en mettant en place des mécanismes de préférence nationale. Le patronat n’a jamais été enthousiaste quant à la main-d’œuvre algérienne. Après l’indépendance, ce sont les autorités algériennes qui vont négocier pour que la porte reste ouverte à leurs ressortissants confrontés au chômage.

Autre idée reçue : la main-d’œuvre coloniale aurait reconstruit la France. Vous écrivez que son rôle dans le relèvement national est marginal…

couv_Daniel_newTout simplement parce que cette main-d’œuvre est très peu nombreuse. Au début des années cinquante, il y a environ 250 000 Algériens en France, 50 000 Marocains et quelques milliers d’autres travailleurs, soit 300 000 personnes pour une population active de 17 ou 18 millions de personnes. Même dans les secteurs où elle est concentrée, elle ne représente que 2 ou 3 % de la population active du secteur.

Vous terminez votre livre en exprimant la crainte de voir s’ériger une France du communautarisme et de l’Apartheid. Cependant, ce chemin semble bien engagé…

Cette idée de repentance conduit à nourrir toute une série de revendications, notamment sur une «fracture coloniale» qu’il faudrait résorber. Il y aurait d’un côté les Français de souche et ceux issus des anciennes colonies. Ces revendications politiques s’appuient sur le principe de la discrimination positive qui définit des droits particuliers en fonction de la communauté à laquelle on appartient. Cela est très grave car ce principe détricote la nation française telle qu’elle s’est construite depuis un gros millénaire. C’est grave aussi pour ces populations qui sont surreprésentées dans les milieux populaires, chez les petits employés et chez les chômeurs. Or, les traiter différemment sous prétexte de répondre à ces problèmes risque de les ghettoïser. Ce type de système fait émerger quelques représentants des communautés dans les élites – on le voit bien aux Etats-Unis – mais la masse de ces gens est reléguée aux marges de la société. Si l’on se lance dans un modèle communautariste, on écarterait ces populations de l’ascenseur social et du creuset républicain français qui, à mon avis, continue de fonctionner malgré ses imperfections.

Propos recueillis par Christian Authier
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

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Message par BRH » Mercredi 19 Octobre 2011 10:54:01

Il s'agit de répondre à Aladin :

aladin a écrit :La polémique artificiellement entretenue sur les chiffres des victimes n’est qu’une diversion de plus pour faire oublier l’horreur des crimes de la France coloniale[..].
Bien avant, la création de ces deux mouvements, la France coloniale avait déjà à son sinistre palmarès des centaines de milliers de civils Algériens massacrés pour motif de résistance ou de rébellion contre l’autorité française.
La colonisation de l’Algérie en particulier et des autres pays africains en général, a été une fumisterie historique, sous couvert de la légitimité darwiniste, qui autorise le plus fort à asservir le plus faible, sous couvert de la compétition séculaire et naturelle des peuples pour leur pretendue survie.
Les généraux et les politiciens qui ont eu à décider cette horrible agression qui a couté la vie à des millions d’Algériens, ne sont plus là. Mais les historiens d’aujourd’hui, qui ne cessent de réécrire cette histoire se trouveraient bien inspirés de rétablir la vérité, toute la vérité. Cela conduira, peut-être, un jour, la France officielle, à demander pardon au peuple Algérien, pour les souffrances qu’elle lui a infligé [...].
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

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Re: Les crimes de la France coloniale...

Message par aladin » Mercredi 26 Octobre 2011 19:25:39

Le meilleur moyen d'en finir avec ce dossier c'est de demander pardon au peuple algérien pour tous les torts que lui a fait subir la France coloniale. C'est le seul moyen de refermer cette page noire de l'histoire de nos deux pays. Cela mettra un terme a toutes ces réécritures ou les uns tentent de trouver des vertus au colonialisme et des circonstances atténuantes à ses crimes et les autres ressortir les vieux dossiers de 132 années d'exactions.

Si cela avait été fait voila 30 ou 40 ans, la plaie se serait cicatrisée et l'amitié entre les deux peuples qui ont vécu ensemble pendant si longtemps aurait été a tout jamais débarrassée des vieux souvenirs douloureux. Cette tenace entêtement à nier la Vérité est en soi un déni de reconnaissance d'une souffrance perpétrée, avérée et patente, infligée aux Algériens.

Au lieu de cela, les officiels, autrement dit, ceux qui devaient faire ce pas courageux nous ont sorti une théorie sur les bienfaits du colonialisme.
Une insulte de plus pour tous les morts, des deux camps, qui se comptent par dizaines de milliers, entraînés dans une guerre qui n'aurait jamais dû se produire, sans la cupidité et l'arrogance des décideurs de l'époque.
Il n'y a rien de bon dans le colonialisme, il n'y a rien de bon dans l'agression des autres, il n'y a rien de bon dans la cruauté, l'horreur, le crime, la dilapidation des biens d'autrui, le racisme, la haine, la discrimination, l'oppression, le pillage, les viols et les massacres......
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Re: Les crimes de la France coloniale...

Message par Auguste » Jeudi 27 Octobre 2011 09:36:28

aladin a écrit :Le meilleur moyen d'en finir avec ce dossier c'est de demander pardon au peuple algérien pour tous les torts que lui a fait subir la France coloniale. C'est le seul moyen de refermer cette page noire de l'histoire de nos deux pays. Cela mettra un terme a toutes ces réécritures ou les uns tentent de trouver des vertus au colonialisme et des circonstances atténuantes à ses crimes et les autres ressortir les vieux dossiers de 132 années d'exactions.


Quel peuple algérien ? Il n'ya pas de peuple algérien avant le 3 juillet 1962. Quels sont les torts subis ? Demander pardon, alors que la France a tout créé là-bas : les ports, les routes, les ponts, les voies ferrées, la plupart des constructions, des vignes, de vastes zones arables tirées des marais ou de terres abandonnées ? Ajoutez le Sahara qui n'avait jamais été sous la régence d'Alger, avec son gaz et son pétrole... En vérité, la France devrait demander pardon pour avoir abandonné les Algériens aux griffes d'un parti haineux, racistes et sectaire, le triste FLN couvert du sang des chrétiens, des juifs et des musulmans qu'il a assassiné par centaine de milliers !!! 50 ans après l'indépendance, les algériens sont dans la misère, ne bénéficient pas des ddroits de l'homme et en sont réduits à émigrer en France pour y survivre...

Si cela avait été fait voila 30 ou 40 ans, la plaie se serait cicatrisée et l'amitié entre les deux peuples qui ont vécu ensemble pendant si longtemps aurait été a tout jamais débarrassée des vieux souvenirs douloureux. Cette tenace entêtement à nier la Vérité est en soi un déni de reconnaissance d'une souffrance perpétrée, avérée et patente, infligée aux Algériens.


L'indépendance n'a tenu aucune de ses promesses. Le symbole de celle-ci et son espoir, le président Ben Bella a été renversé en 1965 et remplacé par un tyran encore pire que les Ben Ali et Moubarak. En 1991, le FLN a dénié aux Algériens le droit de s'exprimer librement en annulant les 1ères élections libres et pluralistes dans ce pays depuiis 1962 !!!

Au lieu de cela, les officiels, autrement dit, ceux qui devaient faire ce pas courageux nous ont sorti une théorie sur les bienfaits du colonialisme.
Une insulte de plus pour tous les morts, des deux camps, qui se comptent par dizaines de milliers, entraînés dans une guerre qui n'aurait jamais dû se produire, sans la cupidité et l'arrogance des décideurs de l'époque.
Il n'y a rien de bon dans le colonialisme, il n'y a rien de bon dans l'agression des autres, il n'y a rien de bon dans la cruauté, l'horreur, le crime, la dilapidation des biens d'autrui, le racisme, la haine, la discrimination, l'oppression, le pillage, les viols et les massacres......


Le FLN, parti totalitaire et émanation des frères musulmans, soutenu par Nasser et l'URSS, a refusé les offres de Guy Mollet en 1956 qui proposait des élections libres en Algérie, suivi d'un référendum sur le statut de l'Algérie. Il y mettait un condition inadmissible : le retrait préalable de l'armée et de l'administration française !

C'est le FLN qui a employé la cruauté, l'horreur et le crime dans sa lutte pour l'indépendance. C'est lui qui s'est montré raciste (en expulsant 900 000 algériens chrétiens d'origine européenne et 60 000 algériens juifs), haineux et criminel, en massacrant plus de 100 000 musulmans et leur famille, dont le seul crime avait été de vouloir rester Français !
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Re: Les crimes de la France coloniale...

Message par aladin » Jeudi 27 Octobre 2011 12:32:07

Quel peuple algérien ? Il n'ya pas de peuple algérien avant le 3 juillet 1962. Quels sont les torts subis ? Demander pardon, alors que la France a tout créé là-bas : les ports, les routes, les ponts, les voies ferrées, la plupart des constructions, des vignes, de vastes zones arables tirées des marais ou de terres abandonnées ? Ajoutez le Sahara qui n'avait jamais été sous la régence d'Alger, avec son gaz et son pétrole... En vérité, la France devrait demander pardon pour avoir abandonné les Algériens aux griffes d'un parti haineux, racistes et sectaire, le triste FLN couvert du sang des chrétiens, des juifs et des musulmans qu'il a assassiné par centaine de milliers !!! 50 ans après l'indépendance, les algériens sont dans la misère, ne bénéficient pas des ddroits de l'homme et en sont réduits à émigrer en France pour y survivre...


Au fil de la lecture de vos commentaires on perçoit une sorte de rancœur et d’apriori sur l’Algérie et les Algériens, peut-être la conséquence d’une histoire personnelle. Relativement à des parcours individuels beaucoup de personnes ne pardonnent pas, ne veulent pas oublier, n’arrivent pas à se réconcilier définitivement avec eux-mêmes, malgré tous leurs efforts pour se donner raison. Denier l’existence d’un peuple Algérien c’est aller à contre-courant de l’histoire et relève beaucoup plus d’une impasse psychologique que d’autre chose..C’est pourquoi je ne vous répondrai pas pour le moment sur ce sujet. Sur les réalisations Françaises, celles-ci le furent pour la France et jamais pour les Algériens qui n’en profité de ces réalisations que par ricochet. Il faudrait parler de la conquête de l’Algérie qui avait fait déjà 400 000 morts de 1830 à 1870, dépossédé les propriétaires terriens de 3 000 000 d’ha de terres cultivables (sur 9 000 000).le tiers en quantité mais les 90 % en qualité. La relégation de la langue arabe au second plan, puisqu’elle n’était plus enseignée que dans 2 ou 3 médersas de 1830 à 1945, date à laquelle elle fut étendue aux lycées franco-musulmans (qui se comptaient sur les doigts d’une seule main). La scolarisation en 1914 atteignait 5% et en 1954 elle frôlait les 15 %. Parler aussi de la déscrimination fiscale, ou l’en voyait entre le 1/3 et le 1/5 des revenus des paysans algériens qui s’en allait financer la colonisation. Quant à l’égalité entre les citoyens elle fut refusée de 1830 jusqu’en 1947 (soit pendant 117 ans) avant de voir apparaitre un système de deux collèges ou un électeur français valait huit électeurs algériens. Les Algériens n’ont jamais été considérés comme des citoyens mais simplement comme des sujets. Au point ou si une française épousait un Algérien, elle redevenait « indigène ». Les grandes villes française ont été édifiés en ceinturant les anciennes villes algériennes. A Alger, la nouvelle ville a été construite autour de la casbah. La mosquée de Ketchaoua a été transformée en cathédrale. A Mila, la mosquée de Sidi Ghanem, une des plus vieilles d’Algérie, fut transformée en écurie pour l’armée. A Tlemcen, 2/3 de la ville furent démolies, avec des dégâts occasionnés à des monuments, comme la mosquée de qubba sidi ibrahim, datant du 14ème siècle,. La mosquée de Sidi al-hassan fut quasiment démolie et la mosquée de Sidi al halwi transformée en musée. Il faut savoir que les mosquées, à l’poque jouaient un role d’administration sociale de la citée, étant au cœur de la vie de la population pour tout ce qui concernait les célébrations, les rites et litiges. La France coloniale a pratiqué une pernicieuse politique de division en opposant les arabes aux berbères. Parallèlement, une vaste opération d’évangélisation des populations fut engagée, notamment en kabylie, que les religieux chrétiens voyaient comme un second Liban.
C'est le FLN qui a employé la cruauté, l'horreur et le crime dans sa lutte pour l'indépendance. C'est lui qui s'est montré raciste (en expulsant 900 000 algériens chrétiens d'origine européenne et 60 000 algériens juifs), haineux et criminel, en massacrant plus de 100 000 musulmans et leur famille, dont le seul crime avait été de vouloir rester Français !

Si la transition de l’indépendance a été baclée ce fut a cause de l’OAS, qui avait semé la terreur en pratiquant la politique du sabotage et de la terre brulée. C’est les théoriciens français qu’il faudrait blamer : Lacheroy, Lagaillarde,de Sérigny Massu, Bigeard, Salan,Susini, etc..[url].http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/ ... -l-oas.php[/url]
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Re: Les crimes de la France coloniale...

Message par BRH » Jeudi 27 Octobre 2011 15:18:30

aladin a écrit : Denier l’existence d’un peuple Algérien c’est aller à contre-courant de l’histoire et relève beaucoup plus d’une impasse psychologique que d’autre chose..C’est pourquoi je ne vous répondrai pas pour le moment sur ce sujet.


Il faut tout de même rappeler qu'il n'y avait pas d'état algérien avant 1962. En 1830, l'Algérie (nom inventé par les Français), dépendait de la Régence d'Alger, considérée comme une province autonome ou semi-indépendante de l'empire ottoman. Encore le Dey d'Alger ne contrôlait que la ville proprement dite et son arrière-pays, soit les contrées dans un rayon de 60 à 100 km. Le reste de cette contrée n'avait pas de frontières définies et était peuplé par des tribus indépendantes, souvent en guerre entre-elles et seulement tributaires envers le Dey. Tribut qui n'était guère régulier et variait à l'infini sans règles précises... Quant au peuplement, il se divisait entre Berbères et arabophones, ces derniers étant principalement d'origine Yéménite. La moitié des Berbères se distinguait en s'affirmant Kabyles, les autres se considérant plus ou moins (à tort) comme arabes. Il faut y ajouter un petit noyau d'origine turque, mais vraiment très limité (quelques milliers de personnes).

Sur les réalisations Françaises, celles-ci le furent pour la France et jamais pour les Algériens qui n’en profité de ces réalisations que par ricochet.


Les infrastructures (routes, ponts, voies ferrées, etc.) profitaient à tout le monde.

Il faudrait parler de la conquête de l’Algérie qui avait fait déjà 400 000 morts de 1830 à 1870, dépossédé les propriétaires terriens de 3 000 000 d’ha de terres cultivables (sur 9 000 000).le tiers en quantité mais les 90 % en qualité. La relégation de la langue arabe au second plan, puisqu’elle n’était plus enseignée que dans 2 ou 3 médersas de 1830 à 1945, date à laquelle elle fut étendue aux lycées franco-musulmans (qui se comptaient sur les doigts d’une seule main). La scolarisation en 1914 atteignait 5% et en 1954 elle frôlait les 15 %. Parler aussi de la déscrimination fiscale, ou l’en voyait entre le 1/3 et le 1/5 des revenus des paysans algériens qui s’en allait financer la colonisation. Quant à l’égalité entre les citoyens elle fut refusée de 1830 jusqu’en 1947 (soit pendant 117 ans) avant de voir apparaitre un système de deux collèges ou un électeur français valait huit électeurs algériens.


Difficile de chiffrer exactement les pertes liées à la conquête de l'Algérie. Y comprenez-vous les décès dus à la crise de 1868 ? 400 000 morts serait dans ce cas un ordre de grandeur relativement exact. L'enseignement de l'arabe n'était pas une obligation, puisqu'une grande partie de la population, notamment berbère, ne le comprenait pas. Mettre en avant le principe d'égalité entre citoyens ne me semble pas pertinent, puisque -jusqu'en 1927- les musulmans n'étaient pas considérés comme citoyens français, mais comme des indigènes et régis comme tels par le code de l'indigénat. Ceci découlant d'une demande des musulmans eux-mêmes. Ces derniers pouvaient accéder à la citoyenneté française à la condition de renoncer aux coutumes musulmanes, notamment en ce qui concerne le mariage et le divorce. Et cela depuis le senatus-consulte de 1865, promulgué par Napoléon III.

Les Algériens n’ont jamais été considérés comme des citoyens mais simplement comme des sujets. Au point ou si une française épousait un Algérien, elle redevenait « indigène ».


Les chefs musulmans avaient demandé cette particularité. Que les musulmans ne soient pas considérés comme des citoyens français, raison pour laquelle ils n'étaient pas assujettis au service militaire jusqu'en 1912, et qu'ils conservent leur droit civil propre (inspiré de la Sharia).

Les grandes villes française ont été édifiés en ceinturant les anciennes villes algériennes. A Alger, la nouvelle ville a été construite autour de la casbah. La mosquée de Ketchaoua a été transformée en cathédrale. A Mila, la mosquée de Sidi Ghanem, une des plus vieilles d’Algérie, fut transformée en écurie pour l’armée. A Tlemcen, 2/3 de la ville furent démolies, avec des dégâts occasionnés à des monuments, comme la mosquée de qubba sidi ibrahim, datant du 14ème siècle,. La mosquée de Sidi al-hassan fut quasiment démolie et la mosquée de Sidi al halwi transformée en musée. Il faut savoir que les mosquées, à l’poque jouaient un role d’administration sociale de la citée, étant au cœur de la vie de la population pour tout ce qui concernait les célébrations, les rites et litiges.


Malheureusement, c'était le fruit de la conquête. Les Ottomans avaient agi de la même manière à Constantinople.

La France coloniale a pratiqué une pernicieuse politique de division en opposant les arabes aux berbères. Parallèlement, une vaste opération d’évangélisation des populations fut engagée, notamment en kabylie, que les religieux chrétiens voyaient comme un second Liban.


C'est un fantasme. La France a justement commis l'erreur de ne pas renforcer l'identité kabyle ou berbère. Il y avait très peu et il y a toujours très peu d'arabes en Afrique du Nord, hormis les populations d'origine yéménite dont nous avons parlées (pour la plupart nomades). Quant à l'évangélisation, elle ne fut pas très poussée sous Louis-Philippe et encore moins sous Napoléon III. Après l'avènement de la république, elle fut réduite à rien. La preuve, c'est qu'on ne comptait en Algérie -en 1950- qu'une dizaine de milliers de convertis, au grand maximum.

C'est le FLN qui a employé la cruauté, l'horreur et le crime dans sa lutte pour l'indépendance. C'est lui qui s'est montré raciste (en expulsant 900 000 algériens chrétiens d'origine européenne et 60 000 algériens juifs), haineux et criminel, en massacrant plus de 100 000 musulmans et leur famille, dont le seul crime avait été de vouloir rester Français !

Si la transition de l’indépendance a été baclée ce fut a cause de l’OAS, qui avait semé la terreur en pratiquant la politique du sabotage et de la terre brulée. C’est les théoriciens français qu’il faudrait blamer : Lacheroy, Lagaillarde,de Sérigny Massu, Bigeard, Salan,Susini, etc..[url].http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/ ... -l-oas.php[/url]


Disons que l'OAS porte sa part de responsabilité. Il est évident que son désespoir et sa politique de la terre brûlée ne pouvait mener à rien. Toutefois, il faut souligner qu'une partie des dirigeants du FLN ne cachait pas que les "roumis" devraient quitter l'Algérie à plus ou moins brève échéance. Ceux qui sont restés jusqu'à la fin de 1962 (environ 90 000) sont partis à leur tour pour les 2/3. Il n'est resté que 30 000 pieds-noirs environ, en majorité des personnes âgées... Pour la plupart, ils n'ont pas eu de descendants. Combien en reste-t-il aujourd'hui ?
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

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Re: Les crimes de la France coloniale...

Message par aladin » Jeudi 27 Octobre 2011 19:06:28

Il faut tout de même rappeler qu'il n'y avait pas d'état algérien avant 1962. En 1830, l'Algérie (nom inventé par les Français), dépendait de la Régence d'Alger, considérée comme une province autonome ou semi-indépendante de l'empire ottoman. Encore le Dey d'Alger ne contrôlait que la ville proprement dite et son arrière-pays, soit les contrées dans un rayon de 60 à 100 km. Le reste de cette contrée n'avait pas de frontières définies et était peuplé par des tribus indépendantes, souvent en guerre entre-elles et seulement tributaires envers le Dey. Tribut qui n'était guère régulier et variait à l'infini sans règles précises... Quant au peuplement, il se divisait entre Berbères et arabophones, ces derniers étant principalement d'origine Yéménite. La moitié des Berbères se distinguait en s'affirmant Kabyles, les autres se considérant plus ou moins (à tort) comme arabes. Il faut y ajouter un petit noyau d'origine turque, mais vraiment très limité (quelques milliers de personnes).


L’Algérie n’est pas un nom inventée par la France contrairement à ce que vous pouvez penser, c’est simplement le nom francisée de ce pays. Jusqu'à ce jour aucun Algérie ne dit que son pays s’appelle l’Algérie sauf lorsqu’il s’exprime en Français. On ne dit pas « Algérie » en Arabe, mais El-djazair ou djzaïr. Le nom d'« Alger » dérive du catalan Aldjère, lui-même tiré de Al-Djaza'ir, nom donné par bologhine ibn ziri fondateur de la dynastie ziride lorsqu'il bâtit la ville en 960 sur les ruines de l'ancienne ville au nom romain Icosium ; Djaza'ir Beni Mezghenna. Le nom en français, Algérie, utilisé pour la première fois en 1686 par fontanelle dans « Entretiens sur la pluralité des mondes » pour qualifier la Regence d’Alger.
L'étymologie du nom en arabe, « Al-Djaza'ir » (الجزائر), rattache le nom aux îles qui faisaient face au port d’Alger à l'époque et qui furent rattachées à sa jetée actuelle ; en Arabe Al-Djaza’ir (الجزائر), « Les Îles », en français « Les Îles des Beni mezghenna » (جازاير بني مزغانا Djezaïr Beni Mezghanna). Le terme d'île pourrait selon des géographes musulmans du Moyen Âge désigner la côte fertile de l’actuelle Algérie, coincée entre le vaste Sahara et la Méditerranée, apparaissant alors comme une île de vie, Al-Jaza’ir (الجزائر
Une autre étymologie situe son origine dans le nom de Ziri ibn Menad. Djezaïr alors de Dziri, du berbère Tiziri qui signifie « clair de lune ». Les Algérois se désignent eux-mêmes sous le vocable de Dziri, et le langage populaire a conservé par ailleurs la formule Dzayer pour désigner Alger et l'Algérie.[url]http://fr.wikipedia.org/wiki/Algérie[/url]

Tout le monde sait que dans les manuels scolaires coloniaux, l’Algérie est présentée comme une création française. A cette époque, tous les écoliers Algériens apprenaient en cours d’histoire que leurs ancêtres étaient des gaulois, c’est du moins ce qui était enseignée, sans oublier les leçons de catéchisme.
Maintenant si vous voulez entrer dans le sujet des mythes fondateurs des nations, vous devriez sans doute commencer par votre propre pays. Je devrais alors vous rappeler que seulement quelques années avant l’occupation de l’Algérie, la langue française n’était pas pratiquée partout en France. En 1789, la moitié de la population de l’hexagone ne parlait pas le français ou le comprenait mal, a l’exemple des alsaciens, des flamands, des bretons, des occitanophones et des catalans. On dit que la marseillaise fut chantée pour la première fois en avril 1792, à Strasbourg ou la population ne parlait pas français mais un dialecte alémanique. Un historien comme Jules Michelet, qui était parisien, affirme que la vraie France était la France du Nord, avec pour centre l’Ile de France. Le reste des habitants était considérés comme des sauvages folkloriques » Ce sont ces français désignés comme des sauvages folkloriques à l’époque, c'est-à-dire les français méridionaux qui constituèrent majoritairement le lot des colons et des pieds-noirs, Avec les immigrés espagnols et italiens, maltais, corses la prédominance de gens originaires du sud de l’Europe était donc flagrante parmi les immigrés européens en Algérie. On dit que c’est la raison pour laquelle ils se voulaient plus français que les français eux-mêmes, car ils voulaient se distinguer des Algériens et garantir leurs privilèges face à eux. C’est cette accentuation de la différence qui a produit le racisme, que vous trouverez rarement chez les parisiens d’origine. Et c’est ce qui explique en partie les bons scores traditionnels du front national dans les territoires qui ne parlaient pas le français à l’origine.
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Re: Les crimes de la France coloniale...

Message par Auguste » Lundi 07 Novembre 2011 10:46:07

aladin a écrit :L’Algérie n’est pas un nom inventée par la France contrairement à ce que vous pouvez penser, c’est simplement le nom francisée de ce pays. Jusqu'à ce jour aucun Algérie ne dit que son pays s’appelle l’Algérie sauf lorsqu’il s’exprime en Français. On ne dit pas « Algérie » en Arabe, mais El-djazair ou djzaïr [...]. Tout le monde sait que dans les manuels scolaires coloniaux, l’Algérie est présentée comme une création française. A cette époque, tous les écoliers Algériens apprenaient en cours d’histoire que leurs ancêtres étaient des gaulois, c’est du moins ce qui était enseignée, sans oublier les leçons de catéchisme.


Je doute que les tribus kabyles ou arabes en Algérie se soient senties "algériennes". Il est probable qu'elles ne se sentaient ni marocaines, ni tunisiennes. Mais cette contrée n'avait aucune unité politique avant 1830. Tout au plus, peut-on considérer qu'elle était dans le même état que la Gaule : une unité géographique qui comprenait plusieurs peuplades dont le seul ciment était l'islam... Peu ou prou, c'est encore la même chose aujourd'hui.

Maintenant si vous voulez entrer dans le sujet des mythes fondateurs des nations, vous devriez sans doute commencer par votre propre pays. Je devrais alors vous rappeler que seulement quelques années avant l’occupation de l’Algérie, la langue française n’était pas pratiquée partout en France. En 1789, la moitié de la population de l’hexagone ne parlait pas le français ou le comprenait mal, a l’exemple des alsaciens, des flamands, des bretons, des occitanophones et des catalans. On dit que la marseillaise fut chantée pour la première fois en avril 1792, à Strasbourg ou la population ne parlait pas français mais un dialecte alémanique. Un historien comme Jules Michelet, qui était parisien, affirme que la vraie France était la France du Nord, avec pour centre l’Ile de France. Le reste des habitants était considérés comme des sauvages folkloriques ».


C'est vrai, mais les élites parlaient et comprenaient le Français. Il y avait plus de 700 ans que "les pays de langue d'Oïl" étaient rattachés à la couronne de France. La Révolution et l'Empire achevèrent le mouvement d'unité nationale.

Ce sont ces français désignés comme des sauvages folkloriques à l’époque, c'est-à-dire les français méridionaux qui constituèrent majoritairement le lot des colons et des pieds-noirs, Avec les immigrés espagnols et italiens, maltais, corses la prédominance de gens originaires du sud de l’Europe était donc flagrante parmi les immigrés européens en Algérie. On dit que c’est la raison pour laquelle ils se voulaient plus français que les français eux-mêmes, car ils voulaient se distinguer des Algériens et garantir leurs privilèges face à eux. C’est cette accentuation de la différence qui a produit le racisme, que vous trouverez rarement chez les parisiens d’origine. Et c’est ce qui explique en partie les bons scores traditionnels du front national dans les territoires qui ne parlaient pas le français à l’origine.


Ce n'est pas faux, en effet... Mais c'est bien l'islam qui a empêché les Kabyles, les Berbères et les soi-disant arabes de s'agréger à l'ensemble français. Tout comme il empêche les Maghrébins nés et vivant en France de se sentir Français...
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Re: Les crimes de la France coloniale...

Message par BRH » Mardi 08 Novembre 2011 10:14:57

aladin a écrit :charbonnier et maître chez soi !
Depuis quand la France s’émeut de voir les Algériens souffrir ou mal-vivre, elle qui a martyrisé le peuple Algérien pendant des dizaines d'années.
Ce que les Algériens ont gagné au change, c'est de voir leur drapeau flotter au fronton de leurs institutions. La France qui a soutenu, encouragé et promut tous les dictateurs de ses anciennes colonies est très mal placée pour donner des leçons de démocraties, de liberté ou de bonheur des peuples à qui que ce soit. Mais comme les habitudes deviennent vite des secondes natures, elle se croit toujours autorisée à donner des leçons de morale aux autres, au moment ou elle devrait se taire.


Votre opinion est de nature politique et nullement fondée sur le plan historique. Le peuple algérien est une création indirecte de la France. Tous les présidents africains ont été désignés librement et démocratiquement en 1960 dans chacun des pays qui avaient accédé à l'indépendance. Il est vrai que par la suite, il n'en fut pas toujours de même.
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

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Re: Les crimes de la France coloniale...

Message par Administrateur » Jeudi 10 Novembre 2011 22:10:33

Le post d'aladin, hors-sujet, est transféré ici :

aladin a écrit :
BRH a écrit :La recherche de la vérité, c'est la raison d'être et l'honneur des historiens. Elle n'est jamais unilatérale ou univoque et survient de la confrontation des sources et des travaux respectifs des uns et des autres. [/b]


Si tel est le cas, pourquoi, des lors, tentez-vous de mettre dos à dos l'armée française et le FLN, alors que nous parlons de massacres qui se sont produits 124 ans avant l'existence même du Front de libération nationale. La confrontation des sources je n'en ai point vu de votre part, alors autant vous apportez quelques unes d'entre elles que vous ne pouvez ni contester ni minimiser. Il s'agit de " faits" racontés par les témoins et acteurs de l'époque.

commission d’enquête (28 août et 19 novembre 1833) qui remit un rapport condamnant la mauvaise conduite de l’armée française en ces termes : « Nous avons réunis au domaine les biens des fondations pieuses. Nous avons séquestrés ceux d’une classe d’habitants que nous avons promis de respecter… Nous nous sommes emparés des propriétés privées sans indemnités aucune… Nous avons mis en jugement les hommes réputés sains dans le pays… parce qu’ils avaient assez de courage pour venir s’exposer à nos fureurs, afin d’intercéder en faveur de leurs malheureux compatriotes. (Page 11).

le général clansel dit : Une fois renommé gouverneur, le général bugeaud donna l’ordre à ses soldats de créer un climat d’insécurité destiné à empêcher les algériens de poursuivre leurs activités habituelles. La destruction des récoltes, la saisie de femmes et d’enfants en otages ou pour être vendus en échange de chevaux, l’étouffement de tribus entières dans des caves, toutes sortes de scènes d’horreur et de paniques furent à l’ordre du jour sous son commandement… Il ne fit qu’entreprendre une politique d’occupation définitive, il inaugura « la colonisation officielle ».

Anatole de France écrivait en 1905 : « Depuis 70 ans nous avons privé, dépisté et chassé les Arabes afin de peupler l’Algérie d’italiens et d’espagnols » (Page 12-13).

L’historien baudicour écrivait : « Nos soldats retournant de l’expédition de Kabylie avaient honte d’eux même… Ils avaient coupé environ 18000 arbres, brûlé des maisons, tué des femmes, des enfants et des vieillards. Les malheureuses femmes excitaient particulièrement leurs convoitises car elles portaient des boucles d’oreilles d’argent et des bracelets aux jambes et aux bras. Ces bracelets n’ont pas de fermeture comme les bracelets français. Fixés aux membres des fillettes, il est impossible de les ôter une fois que ces dernières ont grandi. Afin de s’en emparer, nos soldats coupaient leurs membres et les laissaient vivantes dans cet état de mutilation. (Page 18).

De sade admet que l’armée française s’était emparée de 60 mosquées pour ses propres besoins et qu’une dizaine d’entre elles furent entièrement détruites ». (Page 19). - On emprisonna et extermina des chefs religieux comme le Mufti d’Alger qui fut accusé de complot. Quelques autorités françaises suggèrent même l’extermination de la population dans son ensemble. D’autres proposèrent de la repousser dans le désert par la force pour accaparer ses biens. (Page 24).

- Les lois d’exceptions… l’interdiction de faire le pèlerinage à la Mecque, le refus d’accepter les algériens dans l’administration, la liquidation de l’arabe et des traditions musulmanes (Page 96).

- Nous français (une revue d’Alger en 1922) sommes chez nous en Algérie. Nous nous sommes rendus maître de ce pays par force, car une conquête ne pouvait s’accomplir que par la force, ce qui implique nécessairement qu’il y ait des conquérants et des conquis. Depuis que ces derniers ont été vaincus, nous avons pu organiser ce pays, et cette organisation a une fois de plus confirmé l’idée de la supériorité du conquérant sur le conquis, de l’homme civilisé sur l’être inférieur… Nous sommes les légitimes propriétaires de ce pays. (Page 234)

Lettres du Maréchal Saint-Arnaud, « Le pillage exercé d’abord par les soldats, s’étendit ensuite aux officiers, et quand on évacua Constantine, il s’est trouvé comme toujours, que la part la plus riche et la plus abondante était échouée à la tète de l’armée et aux officiers de l’état-major. » (Prise de Constantine, octobre 1837.)

« Mascara, ainsi que je l’ai déjà dit, a dû être une ville belle et importante. Brulée en partie et saccagée par le marechal Clauzel en 1855. »

« Nous sommes dans le centre des montagnes entre Miliana et Cherchell. Nous tirons peu de coup de fusil, nous brûlons tous les douars, tous les villages, toutes les cahutes. L’ennemi fuit partout en emmenant ses troupeaux » (avril 1842)

« Le pays des Beni-Menasser est superbe et l’un des plus riches que j’ai vu en Afrique. Les villages et les habitants sont très rapprochés. Nous avons tout brûlé, tout détruit. Oh la guerre, la guerre ! Que de femmes et d’enfants, réfugiés dans les neiges de l’Atlas, y sont morts de froid et de misère !... Il n’y a pas dans l’armée cinq tués et quarante blessés. » (Région de Cherchell, avril 1842)

« Deux belles armées... se donnant la main fraternelle¬ment au milieu de l’Afrique, l’une partie de Mostaganem le 14, l’autre de Blidah le 22 mai, rasant, brûlant, chassant tout devant elles. » (mai 1842 ; de Mostaganem à Blidah il y a 250 kilomètres.)

« On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres. Des combats : peu ou pas. » ( Région de Miliana, juin 1842)

« Des tas de cadavres pressés les uns contre les autres et morts gelés pendant la nuit ! C’était la malheureuse population des Beni-Naâsseur, c’étaient ceux dont je brûlais les villages, les gourbis et que je chassais devant moi. » (Région de
Miliana
, février 1843.)

« Les beaux orangers que mon vandalisme va abattre !... je brûle aujourd’hui les propriétés et les villa¬ges de Ben-Salem et de Bel-Cassem-ou-Kassi. » (Région de Bougie, 2 octo¬bre 1844.)

« J’ai brûlé plus de dix villages magnifiques. » (Kabylie, 28 octobre 1844.)

« II y avait encore des groupes nombreux d’ennemis sur les pitons, j’espérais un second combat. Ils ne sont pas descendus et j’ai commencé à couper de beaux vergers et à brûler de superbes villages sous les yeux de l’ennemi. » (Dahra, mars 1846.)

« J’ai laissé sur mon passage un vaste incendie. Tous les villages, environ deux cents, ont été brûlés, tous les jardins saccagés, les oliviers coupés. » (Petite Kabylie, mai 1851.)

« Nous leur avons fait bien du mal, brûlé plus de cent maisons couvertes en tuile, coupé plus de mille oliviers. » (Petite Kabylie, juin 1851.)

Tel est le témoignage de Saint-Arnaud. Témoignage décisif, mais qui est loin d’être unique. Tous les officiers d’Afrique, qui ont écrit ce qu’ils ont vu, disent la même chose.
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Re: Les crimes de la France coloniale...

Message par BRH » Jeudi 10 Novembre 2011 22:26:55

Les massacres lors de la conquête de l'Algérie sont indéniables. De 1830 à 1847, les Français se sont comportés comme en Espagne. Confrontés souvent à une guerilla insaisissable, à des coups de mains éclairs, ils ont suivi les méthodes employées en Espagne. Le maréchal Clausel, le général Bugeaud avaient servi en Espagne. Ils s'y entendaient en la matière. Toutefois, les massacres de populations entières furent rares. Par contre, les ravages, les pillages furent nombreux. Il s'agissait d'affamer les adversaires, de les pousser dans des régions arides ou exposées au froid. Nombreuses furent les grottes où les villageois s'étaient réfugiés qui furent enfumées. Ces procédés de combat sont répugnants, mais toujours liés à la contre-guerilla...

Quelles furent les pertes ? A ce sujet, je ne peux que me répéter :

[...]Dans la même veine, la conquête coloniale est également assimilée à un génocide. Mais il y a discussion entre les plus instruits et les plus fanatisés. Ces derniers affirment péremptoirement que l'Algérie comptait six millions d'habitants en 1830. Comme le 1er recensement français fait état de 2 millions d'habitants, c'est donc qu'en 20 ans la France a massacré les 2/3 de la population algérienne, ce qui constitue dès-lors un génocide !

Cependant, les plus éclairés retiennent le chiffre plus plausible de trois millions d'habitants en 1830. C'est donc près d'un million d'habitants qui aurait été massacré par l'armée Française. On fait allusion à l'enquête d'Olivier Lacour-Grandmaison. Mais si ce dernier relie les famines et les épidémies qui ont décimé la population algérienne à la conquête, il se garde bien d'en attribuer la totale responsabilité à la France et encore moins, de qualifier cette déperdition de génocide...

En conclusion, les pertes humaines chez les autochtones doivent tendre vers 500 à 600 000 individus, sur une vingtaine d'années, ce qui est considérable. Mais il faut faire la part des actions militaires et des causes indirectes de mortalité comme les épidémies ou les famines... Globalement, les pertes françaises sont estimées à 100 000 hommes environ, dans le même temps, toutes causes de décès confondues.

http://books.google.fr/books?id=oeAtTt7 ... ie&f=false

La possession du monde par Bouda Etemad, p. 102.
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

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Re: Les crimes de la France coloniale...

Message par Auguste » Mercredi 16 Novembre 2011 21:53:45

Au cours de la conquête, il y a eu des massacres des 2 côtés. Le Dey avait abandonné ses territoires à la France. On pourrait donc considérer que les indigènes s'opposant à la souveraineté française étaient des rebelles... Surtout, ils ne s'embarrassaient pas de prisonniers. Nos soldats qui tombaient entre leurs mains étaient mis à mort dans des conditions atroces. Les exemples ne manquent pas ! Les représailles étaient vigoureuses. On savait encore appliquer la loi du talion à cette époque...

Abd'el-Kadher, le héros de l'indépendance algérienne a lui-même reconnu la supériorité de la France et a exhorté ses compatriotes à se soumettre. C'était un grand chef.
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Re: Les crimes de la France coloniale...

Message par aladin » Jeudi 17 Novembre 2011 12:07:14

Les témoignages des généraux qui ont participé à l’expédition française bat en brèche la théorie d’une no man's land avancée plus haut par certains blogueurs qui partagent la propagande coloniale qui voulait faire croire à un pays inhabité pour justifier son annexion. Un seul général, pour une seule campagne, dans une seule région (la Kabylie) parle de 200 villages rasés de la surface de la terre en l’espace de quelques semaines. L’autre contre-vérité relevée est la prétendue nécessité de la contre-guérilla qui justifierai les méthodes de « guerre » employées par l’armée française. Le général http://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Jacques_Leroy_de_Saint-Arnaud, n’a, quant a lui, jamais fait partie de la guerre en Espagne, donc point de méthodes hérités de ce conflit.( arrivé en Algérie en 1837 avec le grade de lieutenant, reparti en 1851 avec le grade général de division, promu après son expédition en Kabylie, ou il a fait preuve de la plus sordide cruauté envers les civils) Il s’agit simplement, d’application de directives données par le chef d’état major, le général Bugeaud, qui a choisi la méthode de la terre brulé, en considérant que toute la population algérienne comme un ennemi potentiel.
L’armée française en particulier et les armées européennes en général, trouvaient normal et extrêmement banal l’usage des pires cruautés contre des populations innocentes, sans distinctions d’âge ou de sexe. Pourquoi ? Parce que cela faisait partie de leur culture judéo-chrétienne, qui autorisait les massacres les plus horribles contres des populations désarmées. Donc toutes les horreurs de ces expéditions coloniales employées contres les populations civiles étaient vécus comme des hauts faits de guerre par ces soudards dépravés. Surtout, si moralement ils furent par avance absous de tous leurs crimes passés et à venir, comme cela fut le cas, lorsque les papes agissaient envers les armées en partance pour les croisades.
Les généraux français impliqués dans l’expédition coloniale n’ont jamais fait preuve de la moindre morale humaine, parce qu’ils en étaient tout bonnement, dépourvus, ils faisaient simplement leurs métiers d’assassins en uniforme en usant avec plaisir de la carte blanche qu’ils tenaient pour asservir un peuple qui résistait avec les moyens qu’il avait. La lâcheté et la férocité de ces officiers supérieurs : Cavaignac, Pélissier et Saint-Arnaud, en passant par le Bugeaud, Bedeau, de Montagnac, etc.…, étaient largement partagés par le reste de leurs troupes.
S’il plait à certains posteurs négationnistes de continuer à faire l'apologie d’un crime contre l'humanité, commis par la France coloniale, grand bien leur fasse ; les Algériens, qui connaissent le visage hideux de la colonisation française, pour l’avoir regardé dans les yeux, ne changerons jamais d’avis sur la sanglante aventure de l’agression historique sur leur pays.
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Re: Les crimes de la France coloniale...

Message par aladin » Jeudi 17 Novembre 2011 14:11:33

En effet c’est l’ISLAM qui fut le ciment à la résistance et à l’unité du peuple Algérien devant cette agression. Il en sera toujours ainsi. C'est une religion qui ne se pratique pas un seul jour de la semaine, mais a chaque instant et toute la vie.l’Islam apprends aux musulmans de ne jamais faire de compromis avec les agresseurs. La France coloniale a très vite compris cela, c’est pourquoi son premier chantier fut de démolir toutes les médersas (on parle de 63 médersas détruites en l’espace de quelques années, au fur et a mesure de l’annexion du territoire). Dans ces médersas était enseigné l’Arabe, la mémorisation du Coran, la Sunna du prophète, et les sciences de la théologie musulmane. Plus tard, la France a tenté de remplacer cet enseignement du véritable Islam, par la promotion d’une sorte d’Islam folklorique pratiqué par certaines zaouïas, ou des derviches tourneurs, s’essayaient à des tours de magie, pour faire croire, que leur dévotion leur a valu de réaliser des miracles (en marchant sur les braises chaudes ou en avalant des sabres). C’est cet Islam que les apprentis civilisateurs tentaient de mettre en place pour remplacer l’enseignement de l’Unité de la communauté musulmane par les superstitions et la divinisation des marabouts auxquels il fallait faire des offrandes pour qu’ils daignent, par procuration, combattre l’ennemi français à la place de leurs disciples.
Le véritable ISLAM apprend aux musulmans que la guerre n’est pas une vengeance mais un effort pour repousser l'iniquité et l'oppression. Il nous apprend ceci, en temps de guerre :

1. Interdiction des excès, de la perfidie et de l'injustice, dans tous les domaines.
2. Prohibition d'infliger à l'ennemi des maux superflus : massacre, cruauté, punitions vicieuses.
3. Proscription des destructions inutiles, particulièrement la dévastation des cultures.
4. Condamnation des armes empoisonnées, ou de destructions massives et indiscriminées.
5. Distinction entre combattants - qui dans les troupes musulmanes portent un signe distinctif - et civils ne participant pas directement aux hostilités.
6. Respect de ceux qui se sont retirés de la mêlée : blessés, soldats bénéficiant d'un quartier élargi -la sauvegarde- et prisonniers de guerre.
7. Traitement humain des captifs, qui seront échangés ou libérés unilatéralement lorsque la guerre aura pris fin, à la condition qu'il ne reste aucun prisonnier musulman en mains ennemies.
8. Protection des populations civiles : égards envers leurs religions - donc leur culture - et les ministres de celles-ci, illégalité du meurtre des otages et du viol des femmes.
9. Affirmation de la responsabilité individuelle : suppression de toute punition à l'encontre de personnes pour des crimes qu'elles n'auraient pas commis elles-mêmes.
10. Illégalité de la réciprocité dans le mal et des représailles qui contreviendraient aux principes humanitaires essentiels.
11. Collaboration avec l'ennemi dans les oeuvres humanitaires.
12. Prévention formelle de tout acte contraire aux stipulations des traités conclus par les musulmans[.


Si nous comparons aux prescriptions religieuses de l’Armée Française, extraites des livres saints de leurs généraux.

"…. Va maintenant, frappe Amalek, et dévouez par interdit tout ce qui lui appartient; tu ne l'épargneras point, et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et brebis, chameaux et ânes." (1 Samuel 15, 2-3)
«…mais laissez en vie pour vous toutes les filles qui n'ont point connu la couche. » (Nombres 31, 14-18)
«….., Maudit soit celui qui éloigne son épée du carnage! » (Jérémie 48,10)
«…tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire….» (Deutéronome 20, 16-18)
(«….il n'épargna ni le jeune homme, ni la jeune fille, ni le vieillard, ni l'homme aux cheveux blancs, il livra tout entre ses mains. » (2 Chroniques 36, 16-17)
« Il fit sortir les habitants, et il les mit en pièces avec des scies, des herses de fer et des haches; il traita de même toutes les villes des fils d'Ammon. Samuel 15
Psaume 137 9 heureux qui saisit tes enfants, Et les écrase sur le roc!
Deutéronome 2 34 Nous prîmes alors toutes ses villes, et nous les dévouâmes par interdit, hommes, femmes et petits enfants, sans en laisser échapper un seul.
Esaïe 13 18 De leurs arcs ils abattront les jeunes gens, Et ils seront sans pitié pour le fruit des entrailles: Leur oeil n'épargnera point les enfants.
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Re: Les crimes de la France coloniale...

Message par BRH » Jeudi 17 Novembre 2011 23:04:52

En vol et rapidement : vous citez là des textes de l'Ancien Testament ! Il vous échappe sans doute que cela n'a rien à voir avec le Christiannisme. Sa loi est tout entière contenue dans les Evangiles... Je reviendrais sur le reste de vos propos.
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

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