17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversée...

L'après-Guerre et ses conséquences: la confrontation Est/Ouest jusqu'à la chute de l'URSS.

17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversée...

Message par BRH » Lundi 17 Octobre 2011 12:22:42

Une série de manifestations de commémoration du "massacre d'Algériens" le 17 octobre 1961 à Paris est programmée, plusieurs pseudos historiens évoquant le chiffre de "milliers d'Algériens" jetés dans la Seine... Comme souvent, hélas, ces sympathisants du FLN en France bénéficieront de l'aide et de l'appui des Ligues de Vertus crypto-communistes et du silence complice de soi-disant gaullistes.

Si l'on étudie le bilan de la manifestation avec précision et objectivité, il faut conclure que dans la nuit du 17 octobre 1961, le nombre total des morts est probablement de 75, dont la moitié est imputable au FLN (Membres du MNA, réfractaires à la manifestation, "traitres"...). Et les "historiens" partisans du FLN, brandissent des chiffres qui ne sont que la compilation de tous les cadavres comptabilisés en... 1961 ! C'est ainsi que les 34 cadavres qui ont été retirés de la Seine et transportés à l'IML, le furent en septembre et octobre 1961, comme Vidal-Naquet l'a reconnu: " Le FLN n'hésitait pas à tuer et à jeter les cadavres dans la Seine ".

Le professeur Jean-Paul Brunet dénonce à juste raison, l'exploitation de cette affaire comme "un mythe forgé pour les besoins d'une cause militante ". Quant à Jean-Luc Einaudi, admirateur de Mao, il vaut mieux le considérer comme un hagiographe du FLN. Sa crédibilité d'historien n'est pas à prendre au pied de la lettre !

Rappelons que le couvre-feu avait été instauré le 6 octobre pour permettre à la police de lutter contre le FLN (à ce moment là, c'est toujours la guerre contre le FLN) et lui interdire ses activités dans Paris. Dès le mois d'août 1958, le FLN avait décidé de porter la guerre sur le territoire métropolitain. S'il avait perdu la "bataille d'Alger", et si les fraternisations de mai 1958 en Algérie et l'efficacité des barrages lui avaient porté sur le terrain des coups fatals, il lui fallait démontrer sa détermination dans une zone jusque-là en paix : le territoire français. De plus une guerre "interne" et impitoyable se déroulait à l'encontre le MNA dont il fallait "exterminer" les membres. Cela s'est traduit par le massacre sur le sol métropolitain de 3957 Nord-Africains, 150 européens, 16 militaires, 53 policiers (Le Monde du 20 mars 1962) auxquels s'ajoutent 48 harkis !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_d ... tobre_1961

Ps : Seul, Jean Luc Einaudi, dans son ouvrage "La bataille de Paris", établit une liste de 246 victimes ; deux historiens britanniques (Master et House) ont épluché cette liste, constatant que pour 141 des morts recensés par Enaudi, ils retrouvaient une date de décès antérieure au 17/10. Enaudi semble avoir comptabilisé le nombre d'Algériens décédés de mort violente durant une large période de l'année 1961, qui peuvent avoir été victimes de la police ou de la guerre interne entre Algériens du FLN et du MNA.
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Re: 17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversé

Message par Francois Delpla » Lundi 17 Octobre 2011 13:56:22

Pour nuancer, voici un extrait du papier de Plenel dans Mediapart http://www.mediapart.fr/journal/interna ... nciliation :

Dès l'immédiat lendemain du 17 octobre 1961, un appel circula à l'initiative de la revue Les Temps modernes qui recueillit les signatures de deux cent vingt-neuf intellectuels français, dont vingt-huit professeurs d'université. Il n'est pas inutile de relire aujourd'hui ce texte impeccable tant il fait honneur à cette France, la nôtre, qui sut dire non à l'injustice et à l'innommable, formidablement illustrée dans ces années-là par la revue de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, mais aussi par le Comité Audin et son journal Vérité et Liberté, animé par Pierre-Vidal Naquet, Jacques Panijel et Laurent Schwartz, ou encore par l'éditeur et libraire François Maspero, irremplaçable refuge et emblème de toutes les résistances d'alors. Le voici donc.
« Avec un courage et une dignité qui forcent l'admiration, les travailleurs algériens de la région parisienne viennent de manifester contre la répression de plus en plus féroce dont ils sont victimes et contre le régime discriminatoire que veut leur imposer le gouvernement. Un déchaînement de violence policière a répondu à leur démonstration pacifique : à nouveau, des Algériens sont morts parce qu'ils voulaient vivre libres.

« En restant passifs, les Français se feraient les complices des fureurs racistes dont Paris est désormais le théâtre et qui nous ramènent aux jours les plus noirs de l'occupation nazie : entre les Algériens entassés au Palais des sports en attendant d'être "refoulés" et les Juifs parqués à Drancy avant la déportation, nous refusons de faire la différence.

« Pour mettre un terme à ce scandale, les protestations morales ne suffisent pas. Les soussignés appellent instamment tous les partis, syndicats et organisations démocratiques non seulement à exiger l'abrogation immédiate de mesures indignes, mais à manifester leur solidarité aux travailleurs algériens en invitant leurs adhérents à s'opposer, sur place, au renouvellement de pareilles violences. »


Quelques mois plus tard, le 8 février 1962, cette violence s'abattait, au métro Charonne, sur une manifestation non violente pour la paix en Algérie (un rappel factuel ici). L'immense émotion soulevée par les neuf morts de Charonne a longtemps fait écran au souvenir des dizaines de victimes du 17 octobre 1961. Comme si les seconds faisaient partie de notre histoire française, tandis que les premiers étaient assignés à la seule cause algérienne. C'est évidemment cet oubli qu'il faut aujourd'hui réparer. Car dans cette occultation se joue notre relation à la question coloniale en général et, plus particulièrement, à la part algérienne de notre histoire et de notre propre peuple.


Mais l'auteur a probablement tort de dénombrer trois cents morts.
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Re: 17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversé

Message par BRH » Lundi 17 Octobre 2011 15:28:35

En effet.

Edwy Plenel a écrit :La date du 17 octobre 1961 fait partie de notre histoire, et nous devons la regarder en face. C'est à Paris qu'une manifestation pacifique de travailleurs alors français – «Français musulmans d'Algérie» – fut sauvagement réprimée par la police. Mediapart demande la reconnaissance officielle de ce massacre qui a fait près de 300 morts. Notre appel, lancé avec l'association Au nom de la mémoire, est d'ores et déjà signé par les responsables de l'ensemble des forces de gauche (PS, EE/LV, PG, PCF, NPA) et près de six mille personnes.


Maintenir la fiction d'un massacre qui aurait fait 300 morts ôte toute crédibilité à la démarche d'Edwy Plenel. C'est la continuation -à grand frais- du mensonge initial qui tentait de faire porter à de Gaulle le poids de la responsabilité des évènements, même si l'on glisse très vite du général à Papon, pour mieux faire passer la pilule.

Comme l'affaire est déjà ancienne (je veux dire son exploitation idéologique), je n'y vois qu'une manoeuvre dictée par la francophobie d'une certaine gauche internationaliste avant tout.
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Re: 17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversé

Message par Francois Delpla » Lundi 17 Octobre 2011 15:39:58

C'est gentil de souligner et d'agrandir ce que je dis, mais c'est moins bien de le faire de façon sélective.
Nous sommes passionnés d'histoire, non ? :P
Alors il faut en parler, de ces faits, et les tirer enfin au clair. Il est bon en particulier de rappeler que la manif, certes interdite, était pacifique.
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Re: 17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversé

Message par BRH » Lundi 17 Octobre 2011 15:45:12

Mais non. J'aggrandis ce qu'en dit Plenel. C'est sa faute et elle est irréparable. Sa démarche ne serait pas amoindrie, s'il parlait d'une centaine de morts. Or, justement, c'est en cela que réside l'exploitation politique. On est en présence d'une démarche soustendue par l'idéologie, absolument pas historique !

Quant au caractère pacifique de la manifestation, elle ne pouvait pas l'être, puisqu'elle était interdite. D'autant plus que le FLN comptait bien faire des éventuelles victimes les martyrs de sa cause.
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Re: 17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversé

Message par Francois Delpla » Lundi 17 Octobre 2011 15:57:04

A chacun ses responsabilités. Le FLN qui envoie les gens manifester en complet-veston et en famille, en interdisant les débordements, ne peut être tenu pour responsable de brutalités policières hors du commun.
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Re: 17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversé

Message par BRH » Lundi 17 Octobre 2011 16:03:36

Mais ça, c'est l'autre envers de la légende. D'abord, parce que l'expression "complet-veston" est fausse, dans la mesure où beaucoup des travailleurs algériens n'en avaient même pas à leur disposition. Quant à la violence, elle a été -bien souvent- le fait des manifestants qui ont voulu rompre les cordons de police. Qu'il y ait eu dans le tas, des naïfs, imprudents au point d'y amener leur famille, c'est probable. Mais loin d'être une vérité. Car à cette époque, la plupart des travailleurs maghrébins n'avaient pas leur famille avec eux...

Sans omettre de rappeler que tous les Algériens des département de la Seine et de la Seine-et-Oise avaient l'obligation de manifester : femmes et enfants compris ! Dès lors, la responsabilité du FLN est pleine et entière.
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Re: 17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversé

Message par Francois Delpla » Lundi 17 Octobre 2011 16:11:10

Je trouve tout de même votre façon de présenter les choses un rien "officielle". Place à l'histoire, vous dis-je !

Ne donnons pas le mauvais exemple aux partiaux de tout poil, aux faux passionnés de tous duchés !
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Re: 17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversé

Message par BRH » Lundi 17 Octobre 2011 16:17:47

Je me réfère surtout à l'article de Wikipédia qui me semble -une fois n'est pas coutume- assez objectif.
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Re: 17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversé

Message par Auguste » Lundi 17 Octobre 2011 16:28:02

BRH a écrit :Sans omettre de rappeler que tous les Algériens des département de la Seine et de la Seine-et-Oise avaient l'obligation de manifester : femmes et enfants compris ! Dès lors, la responsabilité du FLN est pleine et entière.


ça, c'est bien dans la manière des musulmans, comme on le voit en Palestine : s'abriter derrière les femmes et les enfants, comme les courageux guerriers du Hamas...
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Re: 17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversé

Message par Francois Delpla » Lundi 17 Octobre 2011 16:38:51

Justement, cela n'a rien à voir !

à Paris il s'agissait de braver de façon non violente une interdiction; on savait bien que les Français étaient chez eux, on ne revendiquait précisément pas le même territoire...
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Re: 17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversé

Message par BRH » Lundi 17 Octobre 2011 16:40:59

Je ne considère pas un mot d'ordre contraignant -sous peine de mort- des manifestants à emmener femme et enfants comme précisément non-violente.
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

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Pour en finir avec cette imposture...

Message par Auguste » Lundi 17 Octobre 2011 21:04:57

TEMOIGNAGE ET ETUDE DETAILLEE
SUR LES EVENEMENTS DU 17 OCTOBRE 1961
Par JEAN PAUL SPINA

http://www.rnfaa.com/page217.php



L’INITIATIVE PROVOCATRICE DU CONSUL D’ALGERIE A NICE



Nous devons témoigner, massivement, de notre vigilance sur ce sujet majeur de la falsification de l’Histoire et des évènements 1954 / 1962.

Et surtout de bien faire comprendre qu’en région PACA, la lâche collusion des gaullistes avec le FLN et ses représentants ne se fera pas à nos dépends.



1°) Lundi 17/10/2011 à Nice

Si nous ne sommes pas là pour dire que "PACA c'est chez nous", plus qu'ailleurs, en France et que toutes les initiatives directement liées à notre histoire et ses prolongements doivent être "approuvées" par notre communauté et ses représentants et,

Si nous ne donnons pas ce dernier avertissement aux complices du FLN qui vont organiser "les festivités" de 2012, nous sommes fichus... c'est le Consul et Christian Estrosi qui prépareront et commémoreront à leur manière le 50ième anniversaire.....



2°) Le 17 octobre 1961 à Paris

est un évènement "métropolitain" de confrontation directe entre la police française, les autorités de l’état et « l’ennemi » du moment (1658 policiers contre 25000 manifestants algériens ordonnés et encadrés par le FLN qui en porte l'entière responsabilité puisqu'il a voulu défier les ordres de couvre feu de la Préfecture de Police).
Nous n'avons aucune raison de "dédouaner" Papon, le Ministre de l'Intérieur de l'époque etc... Et, encore moins, de Gaulle.

C'est un aspect que nous ne voulons pas développer pour le moment bien que nous puissions nous en servir, dans un deuxième temps, en évoquant le sadisme, le machiavélisme, le peu de considération pour "les victimes" pour faire aboutir ses ambitions politiques et les actions qu'il a engagées, seul, pour liquider l'Algérie en mettant bien en lumière son racisme viscéral pour les PN et les Algériens, harkis comme FLN...

Il n'y a qu'a ressortir les pages d'Alain Peyrefitte pour nous servir...

A sept mois de donner l'indépendance et après avoir fait "tuer", pour rien depuis 1958, des milliers de soldats français, de Gaulle donne l'ordre de "casser du fell ".

C'est démontrer l'incompréhensible politique de bluffs et de leurres qu'il à menée pour aboutir à ses fins depuis 1958.

Cet aspect là n'est pas le plus important pour le moment.

A travers l'évènement du 17 octobre 61 dont "tous les ennemis" de la France se sont emparés depuis 2001, il convient de vous donner une chronologie des faits que j’ai particulièrement suivis en raison de ma position géographique en région parisienne et aussi par le fait d’avoir été témoin d’un incident déterminant sur le sujet.


-1991-

Pour en marquer le 30ième anniversaire, Jean Luc Eïnaudi, anti colonialiste notoire et journaleux d’investigation comme il se prétend à l’époque, publie un 1er livre sur le sujet la Bataille de Paris , livre qui passe sans ameuter les foules gauchos, malgré les chiffres « effarants » des victimes qu’il a dénombrées et il en fait porter toute la responsabilité à Maurice Papon.



-1997-


Le gouvernement socialiste, dans le but « d’accabler » Papon au cours de son procès à Bordeaux et, sûrement, sur pression des amis d’Eïnaudi, refait parler du livre d’Einaudï.


Considérant l’importance des accusations d’Eïnaudi et les origines « citoyennes » de ses sources, Lionel Jospin demande une vérification « irréfutable » des chiffres avancés.



Toutes les archives concernant le sujet sont ouvertes à une commission, nommée par le gouvernement socialiste, composée de trois historiens « irréprochables » qui travaillent, pratiquement, pendant un an et arrivent à des chiffres de victimes DIX FOIS INFERIEURS , à ceux du livre d’Eïnaudi. (30 victimes certifiées sur les 300 annoncées dans le livre).



Cité comme témoin a charge dans le procès Papon, Eïnaudi est accusé de faux témoignage le 21 octobre 1997 mais il est relaxé par complaisance « sur sa bonne foi » vu qu’il n’a pas eu, lui, en son temps « accès aux archives » et qu’il a du procéder « par évaluation » !




-2001-

Bertrand Delanoë, élu maire de Paris le 18 mars 2001, s’empare du 17 octobre 61 et fait poser le 17 octobre 2001, en face de la Préfecture de Police de Paris, avec tout le cérémonial médiatique habituel, une stèle à la mémoire des innombrables victimes de la répression policière.


Le lendemain, il donne une « véritable tribune » de propagande et de justification de son action en faveur des victimes, lors du Salon du Maghreb des livres qui se tient à L’hôtel de ville.



J.L.Eïnaudi parle de son livre à la tribune et dédicace à tour de bras son livre écrit en 1991 qu’il a fait intégralement rééditer en format de poche, pour la circonstance, en n’ayant changé que le titre qui devient « Octobre 1961, un massacre à Paris ».



Lors d’un débat ouvert à tous les visiteurs du salon et auquel j’assistais, Jean Pierre Chevènement , ancien Ministre de l’Intérieur, commanditaire de l’enquête menée par les trois historiens, l’interpelle en lui disant que « la réédition de son livre en 2001, avec les mêmes chiffres et allégations mensongères que celui de 1991, est une escroquerie intellectuelle, une falsification des faits et qu’il ne pouvait pas comprendre pourquoi le Maire de Paris fait usage d’un faux pour justifier sa démarche ».



Depuis 1997, lors du procès Papon, M. Eïnaudi connaît, exactement, le déroulé de l’évènement et le nombre exact des victimes. Il est parfaitement au courant du nombre des victimes imputables à l’action de la Police et celles liées aux purges que faisait le FLN dans les rangs du MNA… et Jean-Pierre Chevènement cite les historiens de qualité qu’il avait mandatés, Jean Paul Brunet et Linda AMIRI, « que vous ne pouvez quand même pas soupçonner de complaisance » ajoute-il en s’adressant à un groupe d’universitaires gauchistes présents et pour le moins « déstabilisés ».

Clash donc, voire stupeur, dans la salle, le public et, bien sûr, dans les premiers rangs où Bertrand Delanoë est bien présen.


- 2002 -

Le 17 octobre, Le Nouvel Observateur se permet d’en « rajouter » une couche (en l’absence de B.Delanoë hospitalisé suite à l’agression de Berkane !!).


Son article parle « d’un massacre où des centaines de personnes sont tuées, dont une soixantaine par noyade et 400 autres tuées les jours suivants jusqu’au dimanche 22/10/61 » .



Voilà la preuve de la DESINFORMATION idéologique, politique, orchestrée par un grand hebdo national ! ! !

Voilà la preuve de l’utilisation de chiffres tronqués pour tromper le lecteur et l’orienter vers la repentance.


- Les années suivantes –




Forts de leur « impunité » les Eïnaudi, C. Bourdet, J. Verges, P.Vidal Naquet, B. Stora, Manceron , Blanchard etc.. persistent et signent.



Avec arrogance, ils occupent les plateaux de télévision, les débats, colloques, etc… et utilisent toujours, sur le sujet, les mêmes chiffres assortis de quelques réserves et approximations de prudence.


Pour le 50eme anniversaire de l’évènement, toute la gauche parisienne est mobilisée pour en parler dans la capitale et surtout en banlieue.



Elle va aller répandre son venin dans de nombreux quartiers, « dits sensibles », pour expliquer aux « djeuns », comment la police Française a massacré des pauvres émigrés algériens leur parents, qui manifestaient pacifiquement et, toujours, en colportant depuis près de 15 ans, les mêmes mensonges…



Déjà que nos policiers n’osent plus rentrer dans ces quartiers, c’est une véritable campagne d’incitation à la haine qui se prépare (**)


Cela ne vous rappelle pas la « démarche » et le soutien que toute la gauche avait apporte au film Hors la loi ?


Alors, pour une fois que l’on peut leur mettre le nez dans leur Mensonge, pour une fois que les chiffres que nous connaissons ont été «certifiés vrais» par un gouvernement socialiste et un Ministre socialiste intègre - qui n’a d’ailleurs pas hésité à claquer la porte fin aout 2000 - et que l’on peut dire




"ces chiffres sont incontestables", allons-nous laisser passer cette opportunité de leur crier « menteurs, falsificateurs de l’histoire, incitateurs à la haine » etc ??? …


Allons-nous nous priver de rappeler au Consul d’Algérie que, même s’il a organisé la conférence dans un lieu public et qu’elle sera tenue par un historien qui se voudrait d’une bienveillante neutralité (1), il a lancé ses invitations sur des cartons du Consulat d’Algérie avec le drapeau de son pays… ?



Aussi, nous allons nous efforcer de lui rappeler qu’en Paca, la région qui nous a accueillis pour fuir les égorgeurs du FLN, nous ne sommes pas disposés à laisser le champ libre à la désinformation concernant notre histoire ou ses prolongements.


Les gouvernants de l'Algérie, le FLN, peuvent dire et faire croire tout ce qu’ils veulent aux algériens mais, ici, en France, il faut bien intervenir et les mettre en garde pour qu’ils ne se servent pas des bobards que la gauche et sa presse colportent, répandent, pour leur donner des alibis de haine envers la France en général et les policiers et autres fonctionnaires exposés en particulier.



Voilà pourquoi je serai, avec bien d’autres, lundi 17 octobre à 17 h, sur la Promenade des Anglais, en espérant vous avoir convaincus du «bienfondé» de notre démarche car, avant toutes choses et au-delà des nuances et des interprétations que chacun(e) peut avoir sur le sujet, nous serons très heureux de vous y retrouver.




Jean Paul Spina






(**) Un débat est aussi organisé à Columbia University dans l’ Etat de NY lundi 17/10 ! !




(1) Maître Jean Jacques Ninon qui doit animer la conférence est une figure de Nice, homme aux multiples facettes : avocat, artiste peintre / littéraire, enseignant , historien, ancien attaché parlementaire de Max Gallo, amateur d’Harley Davidson etc…. à mieux connaître avant lundi 17…..
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Re: 17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversé

Message par aladin » Mardi 18 Octobre 2011 15:31:19

La polémique artificiellement entretenue sur les chiffres des victimes n’est qu’une diversion de plus pour faire oublier l’horreur des crimes de la France coloniale. De même que l’histoire des cadavres repêchés dans la seine qui sont censés appartenir aux victimes de la guerre entre le FLN et le MNA .
Bien avant, la création de ces deux mouvements, la France coloniale avait déjà à son sinistre palmarès des centaines de milliers de civils Algériens massacrés pour motif de résistance ou de rébellion contre l’autorité française.
La colonisation de l’Algérie en particulier et des autres pays africains en général, a été une fumisterie historique, sous couvert de la légitimité darwiniste, qui autorise le plus fort à asservir le plus faible, sous couvert de la compétition séculaire et naturelle des peuples pour leur pretendue survie.
Les généraux et les politiciens qui ont eu à décider cette horrible agression qui a couté la vie à des millions d’Algériens, ne sont plus là. Mais les historiens d’aujourd’hui, qui ne cessent de réécrire cette histoire se trouveraient bien inspirés de rétablir la vérité, toute la vérité. Cela conduira, peut-être, un jour, la France officielle, à demander pardon au peuple Algérien, pour les souffrances qu’elle lui a infligé.
Ce jour là, peut-être, « Tribune histoire » cessera d’être la tribune des histoires.
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Re: 17 octobre 1961 : une manifestation au bilan controversé

Message par lebel » Mardi 18 Octobre 2011 19:44:47

Tout à la commemoration du 17 octobre 1961 , faudra t'il rappeler , et là c'est le silence complet , le 5 juillet 62 , à Oran , ou plus de 3000 europeens ont été massacrés par des hordes du FLN , enlevés et disparus à jamais
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