Le front des oublies

Les Totalitarismes à l'assaut de l'Europe !

Le front des oublies

Message par Daniel Laurent » Jeudi 15 Mai 2008 08:11:10

Bonjour,
Le Front des Oubliés

Au début du mois d’août 1944, la Bretagne est libérée… enfin, presque.

Les Allemands ont réussi à faire replier des troupes sur Lorient et sur Saint-Nazaire, les 2 plus importants ports bretons après Brest. Prés de 70,000 hommes de la Heer, de la Kriegsmarine et quelques éléments de la Luftwaffe y resteront jusqu’en mai 1945.

Encerclés et gardés de près comme il se doit. Pas par les forces américaines ou très peu. Essentiellement par les ex-Forces Françaises de l’Intérieur, des résistants devenus soldats d’unités de la « régulière ».

Et quelles forces ! L’un d’entre eux dira plus tard : « On peut dire que ces poches allemandes ont été gardées par une armée de jeunes en haillons, crevant de faim et de froid derrière des talus ou dans des marais, mais avec un moral d’acier qui a permis de tenir jusqu’au bout dans un hiver glacial et sans statut militaire, ce qui veut dire que si nous étions pris par les Allemands, nous risquions d'être traités comme terroristes, et donc d'être torturés ou fusillés aussitôt. »...

La suite :
http://www.histoquiz-contemporain.com:8 ... siers1.htm
Cordialement
Daniel
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Re: Le front des oublies

Message par Baron Percy » Jeudi 15 Mai 2008 20:56:37

J'ai lu tout récemment l'ouvrage d'Olivier Wieviorka "Histoire du débarquement en Normandie des origines à la libération de Paris" et cette résistance acharnée des troupes du Reich y est très largement évoquée.
De fait, le courage du soldat allemand en général, et du SS en particulier, donna du fil à retordre aux Alliés.
Dans son ensemble, l'armée se battit bien et la bonne tenue des troupes explique en partie la résistance opiniâtre déployée. De juin à août, le moral resta relativement élevé, bien que miné par quelques éléments. En effet, le sentiment que l'Allemagne avait perdu la guerre, la présence d'hommes mûrs ou d'éléments étrangers dans les unités affaiblissaient la détermination du contingent.
Mais la présence d'un noyau de fanatiques, l'obéissance aveugle, la loyauté envers le Führer compensaient ces ferments délétères.
Les enquêtes menées après les redditions de Saint-Malo et de Boulogne révélèrent que les "officiers et les soldats allemands combattent, et combattent désespérément, même si leur moral est bas. Ils le font en partie parce que ce sont des soldats disciplinés qui continuent d'obéir aux ordres, en partie parce que certains ont peur d'être abattus par les officiers ou craignent des représailles contre leur famille.
D'autres continuent à combattre (et la plupart sont d'ardents nazis) parce qu'ils sont convaincus qu'une résistance ardente peut, par miracle, leur apporter, ainsi qu'à leur pays, la victoire."
Sur 853 prisonniers capturés entre le 6 juin et le 17 juillet, 50 % tenaient la défaite pour acquise, mais 20 % croyaient dur comme fer en la victoire.
Les Alliés durent se rendre à l'évidence : il était vain de spéculer sur l'effondrement psychologique de leur adversaire.
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