La faillite de la DCA...

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La faillite de la DCA...

Message par BRH » Jeudi 24 Mars 2022 22:11:13


Une faiblesse parmi d'autres: la DCA française :

https://revues.univ-tlse2.fr/pum/nacell ... hp?id=1240

2. La DCA française à la veille de la Seconde Guerre mondiale : organisation et matériels

En 1939, les missions de la DCA sont clairement définies et s’organisent autour de deux grands principes : surveillance et protection. Le premier consiste en la fourniture de renseignements sur l’activité aérienne de l’ennemi ; le second, en lien avec l’aviation de l’armée de l’Air, est la lutte contre l’ennemi aérien. Pour ce faire, la DCA comprend six régiments de défense contre aéronefs, ainsi que quelques embryons d’unités au sein de certains régiments d’artillerie de campagne. À partir de la déclaration de guerre, ces unités ont la charge d’assurer le premier rideau de défense antiaérienne ainsi que, lors de la mobilisation, la montée en puissance des unités de DCA. En effet, 90 % des personnels de la DCA sont des mobilisables et de nombreux emplacements de tir sont désarmés en temps de paix. La conception que le haut-commandement se fait du conflit à venir est celle d’une guerre longue autour de zones d’opérations stables. La DCA repose donc sur des réseaux de surveillance fixes et peu de canons mobiles (sur automobiles ou sur remorques) sont en dotation dans les RADCA.

2. 1. La situation au 1er septembre 1939

Au moment de la déclaration de guerre, les premières tranches des commandes passées dans le cadre des plans d’armement de 1936 et 1938 commencent à peine à être déployées dans les unités. L’état de guerre permet d’accélérer les cadences de fabrication dans les usines, mais les industries – qu’elles soient nationales ou privées – atteignent vite leur limite de production. En outre, comme toutes les armes spécialisées, les canons antiaériens et leurs munitions, accessoires de paramétrage des cibles et de calcul de tir, équipements de surveillance, d’alerte et de conduite de tir, et réseaux de communications les reliant forment un système d’arme dont chaque composante est indispensable. Toutefois, cette complexité technique, l’interaction entre les équipements et leurs contraintes logistiques particulières ne sont que très peu prises en compte par le haut-commandement, qui privilégie la production d’armements et de munitions au détriment des appareils annexes, pourtant indispensables.

L’aspect matériel n’est pas le seul point noir de la DCA. Malgré une mobilisation dûment planifiée et facilitée par l’absence de combats, l’aspect humain est également déficient ; sur le plan quantitatif, mais aussi et surtout sur le plan qualitatif. La très grande majorité des hommes de la DCA provenant de la mobilisation, il en résulte des effectifs militaires peu formés, peu entrainés et qui ne peuvent exploiter toutes les possibilités de leurs armes. Or, comme il n’existe pas de régiments d’active de DAT, la gestion administrative des effectifs mobilisés et leur déploiement (humain mais aussi matériel) vers les 465 batteries fixes théoriquement prévues revient pour l’essentiel aux RADCA. Cette tâche de première importance dans le cadre de la mise en état de la défense du pays s’exerce au détriment de la montée en puissance même de ces régiments, qui doivent, dans le même temps, passer de 16 à 38 groupes d’artillerie. Enfin, l’instruction des mobilisables affectés à la DCA est largement insuffisante, l’état-major comptant une fois de plus sur les personnels d’active déjà fortement sollicités lors de la mobilisation pour les former. Cette situation tient en grande partie au manque de prestige de la DCA – tant au sein de l’armée que de l’Artillerie. L’arme est en effet considérée comme une spécialité compliquée, fragile – au regard des équipements périphériques spécifiques – et coûteuse. Tout cela conduit à un désintérêt général pour la DCA, à une méconnaissance de ses contraintes techniques et logistiques, et à un manque de formation et d’entrainement pour son personnel. En cela, elle s’inscrit dans une constante socio-psychologique au sein des armées en faveur des unités les plus mobiles, plus souvent projetées et offrant ainsi plus de possibilités d’avancement.

Enfin, comme le souligne Jean-Pierre Petit, l’irréalisme quantitatif de toutes ces mesures et leur étalement calendaire prouvent la méconnaissance au plus haut niveau militaire des exigences qui sont particulières à la défense antiaérienne : son aptitude opérationnelle immédiate doit être garantie pour qu’elle soit capable de jouer efficacement son rôle de protection dès l’ouverture des hostilités. Être au rendez-vous opérationnel suppose que tous les matériels prévus aient été réalisés, mis en service, opérationnels et à la hauteur de la menace, et que les personnels mobilisés au profit des unités antiaériennes soient spécialisés, formés et entrainés. Ainsi, il était prévu de disposer en métropole de neuf RADCA, trois régiments devant compléter les six existants. Cependant, les 408e et 409e RADCA, planifiés pour le 1er octobre 1939, n’ont pas été formés, faute de matériels et d’effectifs instruits ; seul le 407e RADCA vient épauler les six autres. Ces sept régiments regroupent 173 groupes d’artillerie majoritairement dotés de divers modèles de canons CA de 75 mm. Sur le plan organique, ces régiments sont répartis au sein de la 31e (401e, 404e, 406e et 407e RADCA) et de la 32e brigade de DCA (402e, 403e, et 405e RADCA). Quant aux groupes et batteries fixes de la DAT, ils sont organisés en groupements régionaux et placés sous l’autorité de l’armée de l’Air, excepté pour les zones littorales, où ils sont sous celle de la Marine.

2. 2. La réorganisation du 6 février 1940 et la création des FTA

Bien que généralissime des forces armées françaises, le général Gamelin n’a aucune autorité sur la Marine nationale et l’armée de l’Air. Les divergences de points de vue entre « terriens » et « aériens » sur la gestion et l’emploi de la DCA ne peuvent donc être réglées par le haut-commandement. C’est ainsi qu’en pleine « drôle de guerre » est étudiée puis décidée une nouvelle réorganisation de l’arme antiaérienne. Cette directive datée du 6 février 1940 crée les Forces terrestres antiaériennes (FTA), réparties en trois catégories :

Les FTA mobiles opérant dans la zone des Armées, qui dépendent du commandant en chef des forces terrestres ;

Les FTA mobiles opérant hors de la zone des Armées et les FTA chargées de la défense de points sensibles sur tout le territoire, qui dépendent du commandant en chef des forces aériennes ;

Les FTA de réserve générale, qui sont sous la direction du chef d’état-major général. Ce dernier peut les mettre à disposition de l’un ou l’autre des deux commandants précités.

Cette réorganisation apporte plus de confusion que de solutions aux dissensions existantes au sein du haut-commandement. En effet, les deux principales lacunes de l’organisation française de la DAT ne sont aucunement réglées : il n’existe toujours pas de commandement unique régissant l’emploi de tous les moyens de la défense aérienne du territoire et il n’y a toujours aucune coordination entre l’aviation et les FTA. En outre, compte-tenu des délais de mise en place, la réorganisation est en cours d’application au moment où débute l’offensive allemande. De fait, la nouvelle appellation de « Forces terrestres antiaériennes » donnée à la DCA ne change rien à son état. Ainsi, les missions attribuées aux FTA sont la « couverture aérienne » et le « renseignement », ce qui ne constitue qu’une nouvelle appellation des missions de protection et de surveillance qu’elle opérait déjà.

2. 3. Les matériels en service

Face à l’évolution constante de l’aviation militaire, la DCA ne connaît que des améliorations par à-coup, souvent partielles et sans réelle cohérence. Hérité par défaut de la Première Guerre mondiale, le calibre de 75 mm constitue l’essentiel de l’armement des RADCA, sans pour autant constituer une unité de calibre facilitant les aspects logistiques. D’un point de vue opérationnel, les régiments manquent de canons complémentaires au 75 mm, tant en petits qu’en gros calibres : de fait, la multiplicité des calibres existe, mais en nombre insuffisant, et les tranches d’altitude inférieures à 2 000 m et supérieures à 7 000 m ne peuvent pas être efficacement battues.

Au 1er septembre 1939, 1 809 canons et 709 mitrailleuses sont disponibles dans les RADCA, tandis qu’au 10 mai 1940, grâce aux efforts consentis pour le réarmement35, ces chiffres sont respectivement portés à 2 779 (+ 54 %) et 927 (+ 30 %). Sur les 2 779 canons, 61 % sont du calibre de 75 mm, mais ce calibre est représenté par neuf modèles différents, dont les munitions ne sont pas forcément standardisées – un canon d’un calibre donné n’est pas forcément à même de tirer toutes les munitions de ce calibre, celles-ci étant généralement conçues pour une pièce particulière. Les pièces de DCA de gros calibres (de 90 à 105 mm) ne représentent que 6,25 % du parc, les 32,75 % restants étant constitués de petits calibres (de 25 à 40 mm).

Le parc de mitrailleuses est constitué par trois modèles : la mitrailleuse Hotchkiss jumelée de 13,2 mm modèle 193038, la mitrailleuse Oerlikon de 20 mm CA modèle 193939 et la mitrailleuse de 20 mm CA Hispano-Suiza 40440. L’augmentation du nombre de mitrailleuses concerne uniquement les matériels de 20 mm. Toutefois, la production de munitions, dont ces armes sont extrêmement consommatrices, ne suit pas et l’emploi de ces mitrailleuses a parfois été limité du fait de la pénurie de munitions.

L’artillerie antiaérienne de petit calibre est la composante qui bénéficie le plus, et de très loin, des fabrications d’armements du début de guerre, passant de 78 à 910 matériels (+ 1 066 %). Les matériels les plus nombreux sont les canons monotubes de 25 mm CA Hotchkiss modèles 1938, 1939, 1940 et bitubes modèle 194042. Cet arsenal est complété par le canon de 37 mm CA Schneider modèle 193943 et les canons de 40 mm Bofors modèles 1938 et 193944 achetés à cet industriel suédois.

Les calibres de 75 mm constituent l’armement de moyen calibre, mais l’hétérogénéité est de mise avec pas moins de neuf types de pièces : canons de 75 mm autocanon modèle 1913 modifié 193445 (dit 13/34), modèle 17/34 sur remorque46, modèle 1930 sur remorque47, modèle 1932 sur plate-forme semi-fixe48, modèle 1933 sur remorque49, modèle 97/39 sur plate-forme et modèle 28/39 sur plate-forme. Enfin, 624 canons de 75 mm – soit près de 37 % de ce calibre – sont des modèle 1915 sur plate-forme qui n’ont connu pour modernisation depuis la Première Guerre mondiale que le remplacement, en 1934, de leur appareil de conduite de tir. La période de la « drôle de guerre » permet essentiellement l’accroissement de ce parc en canons de 75 mm modèle 1932 et de 75 mm modèle 1928 (millésime du tube) modifié 1939 (millésime de la plate-forme), le faisant passer de 1 565 à 1 695 matériels (+ 8,3 %). Ces matériels peuvent se classer en deux ensembles : ceux basés sur le tube modèle 1897, qui ont conservé leurs performances initiales calquées sur les caractéristiques des aéroplanes de la Grande Guerre (soit 54 % du parc), et ceux basés sur le tube modèle 1928, seuls à réellement être à la hauteur de la menace constituée par l’aviation militaire des années 1930.

Enfin, l’artillerie antiaérienne de gros calibre, pourtant la moins conséquente, est celle qui subit la plus faible hausse, passant de 166 à 174 matériels (+ 4,8 %). Ceux-ci se composent des canons de 90 mm CA modèle 1939 Schneider53, des canons de 94 mm CA Vickers54, des canons de 105 mm modèles 1917 et 1917 modifié 193455. Ces deux derniers matériels, qui représentent 82 % du parc de gros calibre CA, sont alors obsolètes56 et affectés à la DAT. Seuls les canons de 90 et 94 mm – soit 25 pièces – constituent une DCA de gros calibre moderne en 1940. La mise au point et la production du canon de 90 mm s’éternisant, le gouvernement français achète 20 canons de 94 mm à Vickers en octobre 1939 afin de moderniser la défense antiaérienne de Paris.

Cette extraordinaire hétérogénéité matérielle de la DCA complexifie la gestion des parcs, le maintien en condition des matériels et leur approvisionnement en munitions adéquates. En outre, cette volonté de renforcer le parc d’armements de la DCA se fait au détriment des matériels de repérage de la menace aérienne, de calculs de tir et de transmission. Cet environnement n’a guère évolué depuis l’Armistice : les postes de repérages, par la vue ou l’écoute, ne sont pas mobiles et la transmission des renseignements s’effectue par le réseau téléphonique civil. À titre de comparaison, la Flakartillerie allemande dispose en 1939 d’environ 8 950 pièces : 6 500 canons de 20 et 37 mm de calibre, et 2 450 canons de 88 à 105 mm de calibre.

3. 1940 : l’échec et ses raisons

Dès le mois de septembre 1939, l’artillerie antiaérienne française est autorisée à abattre tout avion ennemi59, mais la Luftwaffe ne procède qu’à des reconnaissances à haute altitude : les Dornier 17 qui en sont principalement chargés évoluent donc très souvent hors de portée de tir de la DCA60. La première victoire de la DCA française intervient le 11 octobre, lorsque la 11e batterie du 403e RADCA abat un Heinkel 111.

3. 1. L’artillerie contre aéronefs durant la bataille de France

Du 10 mai au 22 juin 1940, les armées françaises et alliées sont vaincues par l’offensive allemande, contraignant les gouvernements néerlandais, belges puis français à capituler ou à signer une convention d’armistice. Durant cette bataille de France, les FTA subissent les événements, surprises par la stratégie et la tactique aérienne adverse. Leurs personnels découvrent au jour de l’offensive la tactique et la puissance inattendue des raids aériens allemands, qui submergent leurs unités. En matière de lutte antiaérienne, les réponses apportées par le haut-commandement, dépassé par la vitesse de la manœuvre allemande, sont marquées par une méconnaissance de la situation réelle des armées, tant du point de vue du matériel que de celui du déroulement des combats. Les différentes directives demandent ainsi le concours de toutes les unités à la lutte antiaérienne, tout en prescrivant l’utilisation des canons de DCA contre les blindés.

Les FTA procèdent donc à des changements fréquents de déploiement, subissant la faillite des réseaux fixes de surveillance et d’alerte et l’obsolescence de leurs armements. À ces graves lacunes s’ajoute celle du manque de mobilité de ces matériels. Un quart de ceux-ci est sur plates-formes fixes et aucun de ceux sur remorques ou autotractés ne dispose d’une vitesse de déplacement supérieure à 40 km/h et n’est apte au tout-terrain : la DCA est donc incapable de s’adapter aux changements rapides imposés par l’intense guerre de mouvement qui caractérise la bataille de France. Face à l’avancée rapide de l’ennemi, les batteries des FTA sont condamnées à l’autoneutralisation ou à la capture. Au 22 juin 1940, la totalité des 57 batteries d’autocanons et des 34 batteries dotées de canons sur remorque modèle 17/34 ont été capturées, ainsi que 98 des 410 batteries de la DAT.

D’après une synthèse rédigée le 24 juin 1940, le bilan global de l’action de la DCA pendant la bataille de France s’établit autour de 300 avions abattus. Les deux tiers des appareils abattus l’ont été entre le 10 et le 20 mai, le régiment le plus actif étant le 404e RADCA, crédité de 98 victoires. Cependant, ce chiffre de 300 victoires – ce qui représente presque 10 % de la flotte de la Luftwaffe – est à relativiser, tant au regard de la méthode de comptage que de l’opposition fournie, l’aviation allemande effectuant un important nombre de sorties par appareil.
Ainsi, Philippe Garraud l’estime à une centaine de victoires tout au plus. Quant aux bulletins quotidiens de renseignements de l’activité aérienne ennemie listant l’ensemble des bombardements effectués par l’ennemi sur les infrastructures françaises, ils indiquent, en creux, la faiblesse des unités de la DAT.

3. 2. Des faiblesses latentes

En 1940, l’artillerie antiaérienne française est au cœur de la confrontation de deux conceptions de la manœuvre aéroterrestre. La pensée allemande repose sur une doctrine offensive visant la rupture du système défensif ennemi en un point précis, par la concentration de forces terrestres et aériennes. Cette action est menée par des unités blindées et motorisées, étroitement soutenues par un important appui aérien.

De son côté, l’armée française n’a pas tiré profit de toutes les opportunités qu’offrent les progrès techniques en matière de mécanisation et d’aéromobilité. En outre, le gouvernement étant marqué par les importantes pertes de 1914-1918, l’institution militaire a appliqué, depuis les années 1920, une doctrine défensive. En premier lieu – en partie du fait du retard technologique et industriel pris par l’aéronautique française dans les années 1920, le rôle même de l’aviation a été minimisé par le haut-commandement, comme en témoigne cette déclaration du général Gamelin, le 28 juillet 1938 : « L’aviation ne jouera pas dans la prochaine guerre le rôle que certains chroniqueurs militaires prévoient pour elle. […] L’aviation dans la prochaine guerre sera un feu de paille… » De fait, l’aviation française reste globalement subordonnée à l’armée de Terre, assurant conjointement avec elle la défense du territoire en s’occupant de couvrir le secteur aérien. Dès lors, calquant sa doctrine d’emploi sur celle de l’aviation amie, dispersée tout du long de la frontière et peu mobile, l’artillerie antiaérienne française est totalement surprise par le type d’engagement, massif en un point donné, de l’aviation allemande.

Pourtant, les techniques de bombardement employées par la Luftwaffe en Espagne ont été observées par les Français, sans qu’en soit véritablement tiré de leçons, tant des points de vue doctrinaux que matériels. Ainsi, la DCA française est trop peu efficace contre l’aviation volant à basse altitude (du fait de l’inadéquation de ses instruments de pointage et de calcul de tir) ainsi que contre celle volant à haute altitude (déficit de portée en altitude des matériels de moyen calibre et faiblesse numérique des matériels de gros calibre). En outre, en raison d’un champ de tir vertical n’atteignant que très rarement 90° (la majorité de matériels de moyen et gros calibres ne peuvent tirer au-delà de 78°), cette DCA est relativement vulnérable face aux attaques en piqué. Enfin, la surprise stratégique subie durant la bataille de France est accentuée par deux facteurs : l’extension large et rapide des zones de combats à couvrir par la DCA, qui génèrent une augmentation du nombre d’objectifs à protéger, d’une part, et la diminution constante – par perte, manquements logistiques ou affectation à la lutte antichar – des matériels antiaériens, d’autre part.

Laissée en quasi déshérence depuis 1918, ballottée d’une direction à l’autre, objet de multiples réorganisations et plans d’armement sans lendemains, victime d’un certain désintérêt institutionnel – bien que l’Artillerie et l’armée de l’Air en souhaitent ardemment le contrôle – la DCA est une arme globalement obsolète, tant dans ses matériels que dans son emploi, en 1940. Le parc matériel, même s’il profite du programme d’armement de l’hiver 1939-1940, est très hétérogène et peu qualitatif : les zones de basses et de hautes altitudes sont trop peu battues et les pièces modernes de gros calibres sont quasi inexistantes. Pour tous les calibres, la mobilité fait défaut. Quant à la doctrine d’emploi de la DCA, elle n’a guère évolué depuis 1918 et n’a pas pris en compte les évolutions techniques, tactiques et stratégiques observées chez l’aviation ennemie. La modernisation insufflée pendant la « drôle de guerre » ne permet pas à la DCA d’être une réelle menace pour la Luftwaffe, notamment durant les grandes opérations aéroterrestres menées par cette dernière.
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

Napoléon
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BRH
 
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