Des Bretons livrent leur province aux nazis...

Les Totalitarismes à l'assaut de l'Europe !

Des Bretons livrent leur province aux nazis...

Message par Auguste » Vendredi 02 Août 2019 15:28:09

17 juin 1940 : de nombreux bretons, notamment dans les régiments d'infanterie régionales, refusent de monter au front. C'est le cas à Fougères, à Vitré. D'autres (des civils) n'hésitent pas à montrer la bonne direction aux véhicules blindés en pointe quand certains hésitent sur le bon itinéraire. A Fougères, c'est l'insubordination qui triomphe : les hommes refusent de se battre, cassent leurs fusils ou éventrent les caisses à munitions en les jetant des camions qui les transportaient. Certains vont même jusqu'à démanteler les barricades hâtivement préparées pour retarder l'envahisseur. Quand ceux-ci défilent dans la ville, ils n'ont aucun mal à faire ranger la piétaille qui acclament les nazis, par des "vive Pétain, vive Hitler" ! Des faits identiques se produisent à Vitré...

18 juin 1940 : les colonnes ennemies en provenance de Fougères et de Vitré n'ont aucune difficulté à gagner Rennes. Les défenses -à peine esquissées- tombent sans qu'un coup de feu soit tiré. Il est vrai que le général Bazoche a déclaré Rennes "ville ouverte". Les militaires bretons n'ont donc aucune vergogne à collaborer avec les nazis. Ils répondent avec respect aux Allemands qui les interrogent, leur indiquent où se trouvent les casernes, les PC des unités, les rassemblements d'officiers tentés de s'échapper. Certains vont jusqu'à saboter les véhicules militaires français cherchant à se soustraire à l'occupation ennemie. Plusieurs de ces énergumènes qui comprennent l'allemand sont même recrutés comme guide pour mieux s'orienter vers Brest et Lorient, nouveaux objectifs des envahisseurs. Les quelques barricades rencontrées sur le chemin, ne sont pas défendues et souvent, elles sont rapidement contournées grâce à la complicité des populations locales, maires en tête...

19 Juin 1940 : A 9h45, l’envahisseur est à Morlaix (d’autres sources mentionnent vers 7h), arrivé à Landerneau, les Français accrochent les Allemands qui préfèrent faire un détour, bien renseignés par les kollabos bretons. Ils cherchent à atteindre la flotte, ils n’ont pas de temps à perdre. Les Allemands se présentent donc à Lesneven vers 11h30 et cette fois, écrasent les défenses de fortune de la section du 112° Régional qui sauvent l'honneur des bretons. A 15h, l’ennemi est devant Gouesnou. En passant au Folgoët, un officier allemand coupe le câble téléphonique du Café Le Got. Ils arrivent à Brest en fin d’après-midi, c’est la 2e division d'infanterie motorisée qui arrive en première dans la ville. Le général commandant les troupes s’installe à l’hôtel Continental. Vers 20h les troupes allemandes défilent rue Jean Jaurès et la croix gammée flotte sur l’hôtel de ville, applaudies par de nombreux spectateurs. Au Conquet, des marins évacuent vers Ouessant avant l’arrivée des Allemands, parmi eux, le général Charbonneau.

Tiré du journal de Jean-Georges Cardaliaguet, engagé volontaire à la LVF (disparu sur le front russe en 1945).
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Re: Des Bretons livrent leur province aux nazis...

Message par BRH » Vendredi 02 Août 2019 18:05:01

Quelle est la valeur de cette source ? C'est un document public, privé ou autre ? Et pourquoi seulement cet extrait ?
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Re: Des Bretons livrent leur province aux nazis...

Message par Auguste » Vendredi 02 Août 2019 19:47:48

En fait, j'ai relevé ce passage il y a quelques années sur un forum dont je ne me souviens plus du nom et qui n'existe plus. Désolé de ne pouvoir en dire davantage...
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Re: Des Bretons livrent leur province aux nazis...

Message par BRH » Vendredi 02 Août 2019 22:24:59

Hum... Je me demande si ça vaut bien le coup d'être mentionné ! D'abord, il faudrait s'assurer que ce Cardaliaguet a bien existé. Ensuite, vérifier les faits, dans la mesure du possible. Sur les événements de Fougères, on dispose du témoignage de René Gallais :

viewtopic.php?f=12&t=137&p=13974&
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Re: Des Bretons livrent leur province aux nazis...

Message par Auguste » Samedi 03 Août 2019 07:37:42

Il existe plusieurs familles Cardaliaguet en Bretagne (Finistère, Morbihan, Nantes, etc.). je n'ai pas investigué davantage : de retour de vacances, il m'a semblé intéressant de lancer une petite polémique !!! :mrgreen:

cela dit, le témoignage que vous invoquez va dans mon sens ! :D
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Re: Des Bretons livrent leur province aux nazis...

Message par BRH » Samedi 03 Août 2019 08:07:49

Pour juger sereinement de votre texte, il faut se pencher sur la journée du 17 juin. Les faits -tels qu'ils sont décrits par Cardaliaguet ne correspondent pas à la réalité, à mon avis ; j'y reviens avec une version plus précise du témoignage "Gallais" :

En juin 1940, les soldats Français fuient devant l’invasion allemande. Un cousin de la famille Gallais arrive à Fougères avec son
régiment. Désespérés, les soldats commencent à casser leurs armes sur les murs du château pour que les Allemands ne puissent pas les utiliser. René Gallais, guide au château de Fougères, pense spontanément à les récupérer, conscient de leur future utilité.
« La résistance chez nous, ça a été instinctif. » (Huguette Gallais)
Les armes sont là. Il faut les cacher avant l’arrivée des Allemands. Elles sont déposées dans une tour du château, la tour du Hallay. « Tout le monde aide à mettre les armes dans la tour du château, les gens du quartier... ». (Huguette Gallais)
René Gallais ne veut pas croire à l’arrivée imminente des Allemands. Lorsque Huguette lui fait part de ce qu’elle a entendu à ce sujet en tant
qu’infirmière auxiliaire de la Croix Rouge, il lui dit : « Mais c’est pas possible ! On a une défaitiste dans la famille ! »
Pourtant dès le lendemain, René Gallais fait visiter le château aux soldats allemands. Ils passent tout près des armes. Les soldats repartent. Ils n’ont rien vu. A la suite de cette visite, René Gallais trouve préférable de changer les armes de cachette. Il faut trouver des personnes possédant des véhicules, ce qui à l’époque n’est pas fréquent, tout ayant été réquisitionné. C’est comme cela que sont contactés le boulanger et l’épicier.


http://www.citescolairejeanguehenno-fou ... nneau1.pdf

Les soldats sont en fuite. Ils reçoivent des ordres pour se constituer prisonniers. Désespérés, ils cassent leurs fusils. Cela se passe avant l'arrivée des Allemands, normalement. Il conviendrait de s'assurer d'une chose : à quelle heure les Allemands ont-ils traversé Fougères ? Ce régiment ne semble pas être un régiment régional, sauf à considérer qu'il était en avant de Fougères le 17 juin.
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Re: Des Bretons livrent leur province aux nazis...

Message par Auguste » Samedi 03 Août 2019 09:59:28

Je ne peux pas malheureusement répondre à vos questions. J'ignore à quelle heure les Allemands sont entrés dans Fougères. Je ne sais pas à quelle unité appartenaient les soldats en fuite qui cassaient leurs fusils. S'ils étaient en fuite, c'est que les Allemands étaient à leurs trousses. S'ils n'ont pas résisté aux Allemands, c'est qu'ils n'en ont pas reçu l'ordre ou qu'ils ont refusé de l'appliquer. C'est bien le sens du texte de Cardaliaguet. Je pense plutôt comme lui : ce devait être des réservistes enrôlés dans un régiment régional. Après,les ordres reçus dans la matinée du 18 juin portaient de ne pas défendre les villes de plus de 20 000 habitants, mais ces ordres ne pouvaient pas concerner Fougères et Vitré (villes de moins de 20 000 habitants)...
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Re: Des Bretons livrent leur province aux nazis...

Message par BRH » Samedi 03 Août 2019 10:26:57

Suite au livre que le général Altmeyer écrivit pour relater cette page d'histoire, le général de Gaulle lui fit parvenir, le 6 décembre 1953, la lettre à la teneur suivante :

« J'ai été, comme vous devez le penser, profondément intéressé par l'ouvrage si clair et si objectif que vous m'avez envoyé sur les opérations
de la 10 Armée et très touché par la dédicace que vous avez écrite à mon intention.
Vous avez bien raison, mon général, de témoigner pour ceux qui combattirent sous vos ordres.
L'Histoire fera, jour à jour, ressortir les vraies raisons de nos malheurs dans les débuts de cette guerre. Mais si profonde qu'ait été notre infortune et si grande que fut notre pénurie, il serait faux et injuste de croire que les combattants et leurs chefs se soient, pour la plupart, montrés indignes.
Voici pour moi, mon général, une très bonne occasion de vous dire quelle fierté je garde de ce que ma 4 Division cuirassée put faire sous
vos ordres et de vous assurer du souvenir vivant et reconnaissant que je conserve de vous.

J'y joins si vous le voulez bien, l'expression de mes sentiments fidèlement dévoués ».
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Un épisode ubuesque...

Message par BRH » Samedi 03 Août 2019 13:21:24

Quand une Panzerdivision rencontre une demi-brigade de légionnaires français que se passe-t-il? Rien du tout! Roger Huguen a été témoin de cette scène ubuesque, le 18 juin 1940, à Saint-Brieuc.

«Ça a été à deux doigts de tourner au carnage. Il y avait beaucoup de monde dans la rue!». La tension est très forte, ce 18 juin 1940, dans la rue de Gouédic, alors axe principal de Saint-Brieuc. Le Briochin Roger Huguen n'a que neuf ans mais déjà un regard critique affûté, nourri par un père très ouvert sur l'actualité et deux frères, plus âgés de dix ans. Et puis, le «spectacle» n'avait pas manqué les semaines précédentes: «On avait aussi vu les soldats anglais monter au front, super-équipés. On les saluait, le pouce levé. Puis ils sont repassés, en déroute, le pouce vers le bas... On avait vua ussi arriver les voitures de réfugiés. D'abord de l'Est, du Nord, puis de la région parisienne. Quand on a vu les plaques 72 (Sarthe) puis 35 (Ille-et-Vilaine), on s'est dit que ça allait vraiment mal».

Barrage «dérisoire»

Tellement mal, que ce matin du 18 juin, Roger et ses copains voient quelques soldats français dresser un barrage à la hauteur du pont, en utilisant des rouleaux des Ponts et Chaussées: «Ça nous semblait dérisoire. On a été encore plus perplexe quand le barrage a été levé en fin de matinée. Le bruit courait que Saint-Brieuc était déclarée ville ouverte. C'est à dire, nous a-t-on expliqué, qu'il n'y aurait pas de résistance». Mais que croire en cette période troublée où pouvoirs politiques et militaires sont à la dérive, voire aux abonnés absents? D'autant plus qu'en début d'après-midi, s'arrête sur le côté droit de la rue, vers Rennes, une longue colonne de véhicules. «Des soldats super-équipés, pas l'air en déroute, ça nous a étonnés. C'était un demi-bataillon de légionnaires qui revenaient de la bataille de Narvik, en Norvège. On les avait débarqués à Brest. Ils attendaient le retour de leurs officiers, partis à Rennes, à l'état-major».

Bérets à tête de mort

Ils attendront en vain. Les Allemands avancent si vite qu'une Panzerdivision surgit dans la rue de Gouédic, vers 17h: «On a entendu "voilà les boches!". C'était impressionnant de découvrir cette colonne de side-cars et d'automitrailleuses avec ces types en uniformes nazis, coiffés de bérets à tête de mort. Ils sont passés devant les soldats français sans leur prêter attention». Il n'en est pas de même chez les légionnaires:«Deux cents d'entre eux étaient d'origine allemande. Ils voulaient ouvrir le feu sur les nazis. Mais un voisin grainetier, M.Le Mestre, ancien de 14-18, a crié: "Ne tirez pas, ça va faire un carnage!". Le commandant Cazaud donne alors l'ordre à ses hommes de remonter dans les voitures, de faire demi-tour et de remonter la colonne allemande, stationnée en haut de la rue. Les Allemands ne broncheront toujours pas!».

«Mis en joue avec ma copine»

Les légionnaires vont rejoindre Brest d'où ils embarqueront vers Southampton (en Angleterre). Leurs officiers-coupés de leurs troupes à Plancoët, ils ont trouvé un bateau à Saint-Jacut-de-la-Mer pour Jersey - auront la surprise de les y retrouver le 21juin! «Ce n'était pas n'importe qui. C'était le noyau de l'armée de De Gaulle qu'on enverra se battre en Afrique du Nord». Roger Huguen, lui, est devenu historien (*), par la suite. Mais l'histoire aurait pu s'arrêter ce 18juin, rue de Gouédic: «On était assis avec ma copine Maryvonne, en bordure du magasin de ses parents, buralistes. On regardait les Allemands, tout sourire, qui achetaient du chocolat et de la saucisse, avec de l'argent français. Soudain, l'idée saugrenue d'aller chercher des cartonsnous a pris. Un bleu, un blanc et un rouge. On les a brandis face aux Allemands. Certains ont rigolé mais d'autres nous ont mis en joue. On aurait pu se faire descendre!».

* Auteur de «Par les nuits les plus longues», «Chantier d'évasions-Carantec 1940-1944» et «La Bretagne dans la bataille de l'Atlantique», chez Coop Breizh.
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EN COMPLÉMENT

Cinq ans dans un camp pour une valise!
La colonne allemande, ce 18juin 1940, à Saint-Brieuc, s'est dirigée rapidement vers la caserne Charner. Ils ont fait prisonniers les jeunes conscrits qui attendaient leur ordre de mobilisation. «Un collègue m'a raconté qu'avec un copain de Loudéac, ils avaient pris la poudre d'escampette de la caserne quand ils ont entendu que les Allemands arrivaient. Mais ils y sont retournés pour chercher la valise que le copain avait oubliée. Ils ont eu droit à un ticket direct pour l'Allemagne. Cinq ans dans un camp!». «Mon frère aîné, qui était dans les chars à Muzillac, lui, est rentré à la maison, une nuit. Leur officier, un type intelligent, leur avait dit: Balancez les chars dans les carrières et que je ne vous vois plus!. Mon frère a demandé à mon père ce qu'il devait faire. On demandait en effet aux soldats d'aller se présenter aux gendarmes qui les livraient aux Allemands. ?Tu es en civil. Si on ne vient pas te chercher, reste !, a répondu mon père. Comme on avait besoin d'hommes, rares pendant la guerre, il a travaillé durant toute l'Occupation, à Saint-Brieuc».

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Re: Des Bretons livrent leur province aux nazis...

Message par Auguste » Samedi 03 Août 2019 16:35:09

anecdote à peine croyable ! mais qui résume bien le sentiment général. Pétain a annoncé qu'il fallait cesser le combat : dès-lors, pourquoi être le dernier tué de la guerre ? Surtout si on est breton : pourquoi mourir pour cette république moribonde ? Le maréchal l 'a dit la défaite est consommée. La lute n'a plus aucun sens. Alors, on fait Kamarad, au besoin, on aide les Allemands à désarmer les militaires qui veulent jouer les matamores. Et soi-même, on préfère être prisonnier que tué... Les Allemands sont les plus forts : tournons la page et célébrons la paix ! Donc, sentiments régionalistes et anarchistes se mêlent pour en finir avec ce cauchemar. Voilà pourquoi les troupes de Vitré, de Fougères cassent leurs fusils. Ce n'est pas par désespoir, mais pour n'avoir pas à se battre ! René Gallais est sûrement le 1er résistant de Bretagne, mais le 18 juin, il est bien le seul breton à l'être encore...
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Re: Des Bretons livrent leur province aux nazis...

Message par BRH » Dimanche 04 Août 2019 21:34:43

A quelle heure ce message a-t-il été diffusé ? Midi ou 12 h 30 ? Et qui peut l'entendre ? Les propriétaires d'un poste TSF : sont-ils si nombreux que cela en juin 40 ? Les troupes françaises en mouvement en ont-elles le loisir ? Les maires des communes près du front ont pu l'écouter... Et ils le répercutent auprès des troupes qui traversent les villes ou les villages... D'accord, mais les officiers renoncent-ils pour autant à faire acte de commandement ? Tout va vite, en cet après-midi du 17 juin... Trop vite, non ? Ce phénomène n'a guère été étudié à ma connaissance : ne faudrait-il pas y voir l'action d'une 5ème colonne, prête à lancer les faux-bruits pour déstabiliser nos troupes ? Pour la Bretagne, on peut s'interroger sur le fait de savoir si les autonomistes bretons n'ont pas pu y jouer un rôle...
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Re: Des Bretons livrent leur province aux nazis...

Message par Auguste » Lundi 12 Août 2019 11:28:26

Vous en voulez à ces pauvres Bretons... Ils n'ont été ni meilleurs, ni pires que les autres Français ! :mrgreen:
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Re: Des Bretons livrent leur province aux nazis...

Message par BRH » Samedi 17 Août 2019 11:27:21

D'après le général Fagalde, la Xe Armée lui aurait communiqué l'ordre, le soir du 16 juin, d'avoir à replier le 16e CA sur le front Antrain-Fougères-Ernée, pour le 17 au soir. Fagalde estime que cet ordre est impossible à appliquer, ses unités quittant juste le front de la Dives pour se replier derrière l'Orne. Il leur faudrait plusieurs milliers de véhicules pour réaliser un bond de cette importance. Recontacté, l'EM de la Xe Armée précise que 1 500 véhicules vont lui être affectés pour réaliser cette opération. En définitive, si les véhicules existent bien dans la région de Rennes, aucun chauffeur n'est encore disponible...

Dans la journée du 17 Juin, Fagalde porte son PC à Fougères qu'il quittera le soir à 22 heures, sous la menace des avant-gardes motorisées de l'ennemi.
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