La panique de Bulson...

Les Totalitarismes à l'assaut de l'Europe !

La panique de Bulson...

Message par BRH » Mardi 03 Avril 2007 11:11:38

Dans l'ouvrage de Raymond Cartier, intitulé "La seconde guerre mondiale", publié par Les Presses de la Cité (dépot légal: 1er trim 1969), l'auteur, dans l'extrait intitulé "D'une surprise une panique fait un désastre", expose les faits qui se sont déroulés les 12 et 13 mai 1940.

"(...) Au même moment, toute l'aile gauche de la IIe armée s’écroule. Le franchissement de la Meuse aurait pu n'être qu’un accident local, comme toutes les armées en connaissent dans toutes les guerres. Une panique, naissant d'un long affaissement moral, va en faire un désastre irrémédiable, le commencement de l'effondrement d'une nation.
Autant qu'on en puisse juger, c'est de Bulson que ce vent de déroute est parti. Bulson, médiocre petit village, sous le bois de la Marfée. Une centaine d'habitants, une église sans prêtre, une douzaine de fermes ardennaises, aux porches arrondis et aux tas de fumier débordant sur les chemins. Pendant les neuf mois d'attente, des artilleurs ont cantonné dans les granges. Le pays était fangeux et sombre, le climat humide et froid. Malsain pour les hommes, plus malsain encore pour les chevaux, qui mouraient en masse sans qu'on sache pourquoi. L'ennui et la paresse rongeaient une troupe dans laquelle les officiers n'avaient pas plus le goût de commander que les hommes l'habitude d'obéir. Les pièces, des 105 longs, avaient leurs emplacements à proximité du cantonnement et leurs volées pointées sur les débouches de la forêt de Sedan, Mais il y avait beau temps que les servants de ce groupe d'artillerie lourde de corps d'armée avaient cessé de croire qu'ils tireraient jamais un obus sur l'ennemi.
Cette invraisemblance se produit le 12 mai. Les artilleurs l'accueillent un peu comme une diversion à leur existence monotone. Le moral est bon et il le reste pendant la matinée du 13.
Jusqu’au moment où les Stukas se mettent à plonger sur les batteries. Les pertes sont insignifiantes, aucun canon n'est mis hors de service, mais les servants abandonnent leurs pièces et se dispersent dans les bois. C'est le moment où les Allemands serrent vers la Meuse; où, de son P.C., le général Lafontaine voit une foule de chars traverser le large glacis qui la précède. Cible rêvée ! Mais l'artillerie française n'a plus de bras pour la servir.
Cependant, l'orage aérien décroît. Quelques batteries se reprennent. Cinq chars allemands, qui se laissent voir aux lisières de Balan, sont démolis par du 155 court. Peut être suffirait il de peu de chose pour que les hommes dispersés et apeurés se retrouvent autour de leurs canons, éprouvent l'ivresse du combat, retrouvent dans l'atelier qu'est une pièce au feu la conscience professionnelle qui est à la base de la bravoure légendaire des artilleurs. Après tout, ce ne sont que des éléments d'infanterie qui ont franchi la Meuse. Pas un char ne l'a passée et pas un char ne la passera avant le lendemain. Si l'artillerie se ressaisit, la poignée d'enfants perdus jetés au travers du fleuve peut être coupée et capturée.
Mais l'artillerie ne se ressaisit pas elle s'enfuit. Elle emplit la route de Bulson à Maisoncelles et la route de Bulson à Chémery. Canonniers des 45e, 99e, 110e 145e, 310e régiments, entraînant avec eux les soldats des arrières, des tringlots, des infirmiers, des téléphonistes. En bas, dans la vallée, on se bat encore. Des casemates tiennent, des officiers se défendent dans leur P.C., mais la panique se propage comme un feu de broussaille, au milieu d'hommes qui n'ont pas vu une silhouette ennemie. « Les chars boches sont à Bulson ! » cri inepte qui, cependant, gagne les états majors, dont les dernières communications intactes servent à le propager. Des P.C. déménagent précipitamment. Des régiments qui n'ont pas reçu une bombe, comme ceux de la 7le D.L, abandonnent leurs positions et se replient en désordre. Des officiers chevronnés de la dernière guerre, des colonels, l'un d'eux se suicidera de honte, prennent la tête du sauve qui peut. Des unités disciplinées, comme l'artillerie de la 5e D.L.C. suivent le flot, emportant leur matériel, convaincues qu'elles obéissent à un ordre de repli. La fin de la journée est d'une sérénité magique. Les Stukas ont disparu. Le bruit du combat, sur les pentes du bois de la Marfée, retentit à peine. L'armée française est intacte, avec des centaines de bataillons, des milliers de canons et de chars, une tradition de gloire qui traverse les siècles et fait battre le coeur d'un peuple orgueilleux. Qu'importe ! l'armée française est battue. Tous les efforts qu'elle fera désormais pendant six semaines ne seront plus que des gestes convulsifs. Un seul maillon a lâché et toute la trame se dénoue."
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

Napoléon
Avatar de l’utilisateur
BRH
 
Message(s) : 3608
Inscription : Lundi 22 Janvier 2007 18:18:29

Message par Baron Percy » Mardi 03 Avril 2007 22:22:52

Edifiant récit d'un épisode peu connu de ce conflit. :shock:
Il est curieux de constater comme cette panique soudaine qui se tranforme en déroute fait penser à celle du 18 juin 1815, toutes proportions gardées.
Un armée qui cède à ce genre de sentiment devient très vite incontrôlable et les conséquences ultérieures sont alors incalculables...
"Les erreurs du passé sont les faiblesses de l'avenir"
Avatar de l’utilisateur
Baron Percy
 
Message(s) : 496
Inscription : Samedi 27 Janvier 2007 16:03:33
Localisation : Bruxelles

Message par BRH » Dimanche 12 Août 2007 14:41:08

"Il y a des scènes de panique dans les rangs français, des unités qui se débandent comme à Bulson, où l'on assiste à un phénomène d'hallucination collective d'unités d'infanterie et d'artillerie des 55ème et 71ème DI, prétendument menacées par des chars allemands. Il semble que ce soit le capitaines Fouques, du 169ème régiment d'artillerie, qui, involontairement, soit à l'origine de cette panique collective. Ses 7ème et 8ème batteries se trouvent en position près de Bulson. Il observe à quelques centaines de mètres au nord (...) des explosions d'obus. Il transmet cette information par téléphone de campagne, ajoutant qu'il peut s'agir de projectiles des chars. Cette information se répand maladroitement (...). En peu de temps, le chemin de Bulson à Maisoncelle se trouve encombré de plusieurs milliers de soldats en fuite."

Extrait tiré du livre "Comme des lions" de Dominique Lormier.
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

Napoléon
Avatar de l’utilisateur
BRH
 
Message(s) : 3608
Inscription : Lundi 22 Janvier 2007 18:18:29

Message par rapentat » Dimanche 12 Août 2007 17:10:06

Bonsoir,

Je ne connaissais pas aussi cet épisode de la seconde guerre mondiale. En réfléchissant bien, cela me rappelait quelque chose. Un livre que j'avais lu il y a quelques années.
Je l'ai retrouvé c'est " le dernier des métiers " de Jacques-Laurent Bost, qui tient son journal pendant que son Régiment le 9ème d'Infanterie monte vers Sedan. Il décrit sans trop comprendre, les fuyards qui leur disent de ne pas aller plus loin. Son Capitaine est ahuri de voir un Colonel fuir avec ses hommes. Son récit s'arrêtera le 15 juin 1940, pour cause de blessure, à 15 kms de Sedan.

Cordialement.
rapentat
 
Message(s) : 168
Inscription : Vendredi 09 Février 2007 16:00:33
Localisation : Berlin

Message par Administrateur » Lundi 13 Août 2007 10:19:30

Daniel Laurent a écrit :A ce jour, la seule chose que j'ai trouvee et qui peut ressembler a de la panique, c'est la retraite precipitee d'une batterie d'artillerie qui sabote ses canons avant de retraiter.

Selon leurs renseignements, ils pensaient que les panzers etaient tres pres, mais ce n'etait pas le cas.

Attention, je parles de Bulson seulement.
Administrateur
Administrateur
 
Message(s) : 229
Inscription : Samedi 23 Septembre 2006 15:24:54

Message par BRH » Lundi 13 Août 2007 10:46:44

Il s'agit certainement des batteries d'artillerie sous le commandement du capitaine Fouques.

Le personnel de ces batteries et leur chef ont bel et bien abandonné leurs postes sans ordre. Possible que ce soit lié au reflux de certaines unités d'infanterie vers le bois de la Marfée.

Il n'empêche que la panique s'est communiquée aux arrières et notamment à toute l'artillerie en poste sur les hauteurs de Sedan.

Claude Paillat rapporte les faits dans son ouvrage sur la guerre éclair, 5ème tome de ses "Dossiers sur la France contemporaine":

"Peu après 18 heures, toujours le 13 mai, des voitures d'une batterie du 404ème de DCA, se repliant de Noyer-Pont-Maugis, passent à toute allure sur la route, près de Bulson, longeant le PC de la 55ème DI (casemate de Font-Dagot): "des grappes d'hommes sont accrochés aux véhicules; ces gens, affolés, hurlent que l'ennemi, avec des chars, vient d'atteindre Bulson. Certains de ces fuyards, manifestement détraqués, tirent des coups de fusil dans toutes les directions. quelques balles sifflent dans les branches quand le général Lafontaine, attiré par le bruit, sort de son PC."

Source: rapport du capitaine Daumont, "Replis successifs de l'artillerie durant les journées des 13 et 14 mai 1940".

[Lafontaine] découvre piétons, voitures hippomobiles et automobiles affreusement enchevêtrés.

La plupart de ces fuyards, artilleurs du IV/110è RALCA et du II/185è RAL sont en treillis, sans paquetage ni équipements, beaucoup avec des valises. Quelques officiers, dont le lieutenant-colonel Dourzal (commandant le 110è RALCA), sont mêlés aux hommes et suivent docilement. Il y a aussi des fantassins, moins nombreux -car, à ce moement-là, ils venaient de plus loin et à pied- du I/295ème RI et du 147ème RIF.

Réagissant sur le champ, Lafontaine ordonne de barrer la route avec des camions. Avec présence d'esprit et courage, le colonel Chaligne, commandant l'infanterie de la 55ème DI, révolver au poing, se met au travers des fuyards et les stoppe. Aux capitaines Daumont, Fulminet, Duchet et au lieutenant Rossignol, qui les répartissent le long des buissons, ils expliquent leur attitude: "[...]des automitrailleuses allemandes, arrivant à Bulson, n'étaient plus qu'à 250 m d'eux, qu'ils allaient être pris à leurs canons, aussi les ont-ils abandonnés sans les détruire la plupart du temps." (même source)."
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

Napoléon
Avatar de l’utilisateur
BRH
 
Message(s) : 3608
Inscription : Lundi 22 Janvier 2007 18:18:29

Message par Loïc Bonal » Mardi 14 Août 2007 19:24:50

Dans le dossier réalisé sur le général H. Lafontaine par son fils (lui-même général et père d'un capitaine du 1er RHP qui a été mon chef de section l'an dernier), la "panique de Bulson" n'est que très brièvement abordée et traitée comme un épiphénomène.

Ainsi, il est fait référence au "reflux d'une ou deux centaines d'hommes vers le PC" le 13 mai 1940. Egalement : "18.30. A la sortie de Bulson, le lieutenant Rossignol aperçoit des groupes de soldats gravissant la côte menant vers Fond Dagot (PC de la division). Ils paraissent affolés et certains tirent des coups de fusil... Lorsqu'ils parviennent dans les bois, c'est pour découvrir la route barrée par un camion et quelques voitures. A proximité se tiennent le général Lafontaine lui-même, le colonel Chaligne et quelques officiers de l'état-major... La défense du bois est organisée, la panique est circonscrite".

Bien que ledit dossier ait été réalisé en grande partie par le fils du général, la plupart des documents exploités sont des archives SHAT.

Je pense pour ma part qu'il y a un risque d'erreur à sous-entendre que sans ladite panique, la traversée allemande de la Meuse aurait pu être évitée : il aurait fallu des moyens antichars supplémentaires, des armes automatiques et des fusiliers-voltigeurs en quantité pour cela... La panique de Bulson n'est pour moi que révélatrice d'un état d'esprit qui explicite pourquoi le soldat français n'a pas été capable de faire sur la Meuse ce qu'il fera quelques semaines après sur la Somme et l'Aisne. Absolument pas la raison de l'effondrement français devant Sedan (il n'y a pas eu de panique de Bulson devant Yvoir/Givet ou devant Monthermé et pourtant les Allemands ont franchi le fleuve là-bas aussi...).

Loïc Bonal
"Ils s'instruisent pour vaincre" / "Nec Pluribus Impar"
Loïc Bonal
 
Message(s) : 36
Inscription : Jeudi 31 Mai 2007 22:30:49

Message par BRH » Mardi 14 Août 2007 20:40:31

Néanmoins, Loïc, cette panique aura pour effet l'évacuation de 2 PC d'artillerie (j'y reviendrai), et l'abandon sur place de la quasi-totalité de nos pièces d'artillerie sans même qu'elles soient sabotées la plupart du temps...

Autre conséquence, le réseau téléphonique de l'artillerie ne fonctionnera plus. C'était les dernières liaisons de la 55ème DI et du 10ème CA avec l'avant (cad les vues sur la Meuse).

Le général Lafontaine sera désormais sourd et aveugle, sans aucune possibilité de liaisons avec les unités de l'avant.

Si les Allemands ont également franchi la Meuse à Yvoir/Givet, ce ne sera que le 14 mai, et pour Monthermé, le 15 !

Ainsi, dans la mesure où la 55ème DI aurait gagné 24 heures de répit supplémentaire, nul doute que notre situation aurait été bien meilleure le 15 mai...
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

Napoléon
Avatar de l’utilisateur
BRH
 
Message(s) : 3608
Inscription : Lundi 22 Janvier 2007 18:18:29

Message par Loïc Bonal » Mardi 14 Août 2007 23:42:15

Certes, je ne dis pas que cela aurait nui à notre situation générale. :D
Mais au fond, est-ce que cela aurait changé grand chose ? En plus, si l'on regarde l'évolution de la situation heure par heure dans ces journées fatidiques des 13 et 14 mai 1940 devant Sedan (notamment dans Blitzkrieg Legende qui est la meilleure relation des combats à mon humble avis), je ne suis pas sûr que des meilleures liaisons eurent suffi à empêcher les Allemands de franchir la Meuse.

Pour moi, le secret, c'est dans l'action de ces groupes d'assaut très flexibles (type Sturmpionier Bataillon 43), dignes héritiers des Stosstruppen de 1917-1918 qu'il faut le chercher, ajoutée à la détermination du commandant en chef de secteur (Guderian) et à la motivation qu'il a su insuffler jusqu'au dernier niveau de la hiérarchie, poussant tous ses subordonnés vers l'offensive, et bien sûr à la puissance de feu supérieure des forces allemandes obtenue grâce à la présence des chars qui réalisèrent des tirs de neutralisation très efficace sur nos fortifications légères en appui des "enfants perdus" de l'infanterie et du génie envoyés au-delà du fleuve.

Notre artillerie aurait certes fait plus de dégâts, mais avec le VIII. Fliegerkorps en contre-batterie, elle aurait probablement pas mal souffert en contrepartie.

Loïc Bonal
"Ils s'instruisent pour vaincre" / "Nec Pluribus Impar"
Loïc Bonal
 
Message(s) : 36
Inscription : Jeudi 31 Mai 2007 22:30:49

Message par BRH » Mercredi 15 Août 2007 14:33:28

Le VIII. Fliegerkorps ne risquait pas de revenir après son raid massif du 13 mai avant le lendemain. D'ici là, notre artillerie n'aurait pas manqué de faire des dégâts importants en face, même en tirant de nuit.

Le pont de Gaulier ne fut définitivement établi que le 14, vers 6 heures du matin. Avec des tirs d'interdiction toute la nuit, cela aurait été impossible !

Au moins, les Stosstruppen auraient été contenues, sinon refoulées.

Sans doute, les stukas seraient revenus le matin du 14. Les Allemands auraient bien fini par passer la Meuse et ils seraient tombés sur la 3ème DCR... Le canal de la Bar aurait pu servir de ligne de recueil, etc.
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

Napoléon
Avatar de l’utilisateur
BRH
 
Message(s) : 3608
Inscription : Lundi 22 Janvier 2007 18:18:29

Message par Loïc Bonal » Mercredi 15 Août 2007 14:39:00

Moui, avec des si, hein :wink:

La Meuse passée par les éléments d'assaut du XIX. Armeekorps (motorisiert), les positions défensives éliminées les unes après les autres sans que l'artillerie y puisse mais (et pour cause, les Allemands recherchaient le contact très rapproché), la suite aurait été prévisible : nous n'étions en rien capables de nous opposer à un tel passage compte tenu des forces dont nous disposions, de l'état d'esprit de celles-ci et de l'implication du haut-commandement pour ce secteur.

Détruire le pont de Gaulier ? A la rigueur, celle-là je vous l'accorde. Mais ce n'est même pas certain, surtout par des tirs de nuit où le réglage est bien plus délicat et les coups au but incertains (eh oui, pas de GPS à l'époque !).

Non, définitivement, de mon point de vue, sans panique de Bulson, on aurait été en mesure de faire un peu de chiffre, guère plus.

Loïc Bonal
"Ils s'instruisent pour vaincre" / "Nec Pluribus Impar"
Loïc Bonal
 
Message(s) : 36
Inscription : Jeudi 31 Mai 2007 22:30:49

Message par BRH » Mercredi 15 Août 2007 14:45:21

A signaler tout de même la résistance des défenseurs du bois de La Marfée qui ont tiraillé jusqu'à l'aube...

Lafontaine, demeuré à son Pc, aurait pu orienter de manière plus rapide et plus efficace la contre-attaque...
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

Napoléon
Avatar de l’utilisateur
BRH
 
Message(s) : 3608
Inscription : Lundi 22 Janvier 2007 18:18:29

Message par Loïc Bonal » Mercredi 15 Août 2007 14:56:38

Moui, on peut toujours mieux faire.
D'un autre côté, avec des bataillons d'infanterie de série B et un bataillon de chars incapable d'ouvrir la voie de l'infanterie... Et pas face à n'importe qui : l'élite de l'armée allemande, avec trois des Panzer Divisionen du Heer.

LB
"Ils s'instruisent pour vaincre" / "Nec Pluribus Impar"
Loïc Bonal
 
Message(s) : 36
Inscription : Jeudi 31 Mai 2007 22:30:49

Message par Daniel Laurent » Lundi 01 Octobre 2007 14:44:38

Bonjour,
Le numero d'octobre d'Histomag'44 est en ligne
http://stephane.delogu.free.fr/mag-octobre2007.pdf

Avec, entre autre, un article de votre serviteur et d'Alain Adam au sujet de Bulson.

Bonne lecture.

Extraits:

Le 13 mai

Les 1e et 10e PzD traversent la Meuse et établissent une tête de pont dans le secteur ouest de Sedan.
Plus de 1500 avions du Ier et IIe Fliegerkorps vont supporter cet assaut durant la journée. On
comptera 600 bombardiers ( He 111 , Do 17 , Ju 88 ) , 250 Ju 87 Stuka , 500 chasseurs Me 109 et
120 chasseurs Me 110 , réalisant 1215 sorties d’attaque au sol .
A 7h des Dornier 17 préparent l’attaque allemande pour traverser la Meuse a Sedan. La préparation
par bombardement va durer plusieurs heures causant une nette diminution des tirs d’artillerie français.
Les hommes doivent se mettre a l’abris, le fracas des explosions continues est terrible, les hurlements
des sirènes d’avion des Stuka mettent les nerfs a rude épreuve.
Pourtant, malgré l’ampleur des moyens utilisés, aucun blockhaus ne fut complètement détruit et on ne
déplora que 56 tués.
Mais cette journée d’assauts aériens continus coupa la plupart des transmissions filaires, coupant
ainsi grand nombre des communications. C’est ce même jour que le mouvement de panique se
déclencha. Le programme de bombardement est même très révélateur de la succession des
événements
De 8h a 16h, les assauts aériens visent des unités positionnées le long de la Meuse, afin de faciliter la
traversée de celle ci par les unités d’assaut. Ce n’est qu’a partir de 16h, et ce, jusqu'à 17h30, que les
objectifs arrières sont visés ( l’artillerie ), afin d’éviter que par ses tirs elle n’immobilise les assauts.
Puis de 17h30 a minuit, les attaques aériennes devaient viser les forces Françaises dans l’arrière
pays, se rapprochant du secteur . Et nous le savons, les premiers mouvements de panique, eurent
lieu un peu après 18 heures.
Pont allemand sur la Semois
La 10e Panzer division est alors divisée en deux kampfgruppe. Le Kpfg 1 avec le Schtz Rgt 86 sur la
droite, attaque du sud de Sedan jusqu'à Balan. Le Kpfg 2 avec le Schtz Rgt 69 attaque de Bazeilles a
Pont Maugis
Ce régiment sera stoppé dans sa tentative par l’artillerie française, coulant une cinquantaine de
canots. Cependant, un petit groupe de sapeurs du 49eBn (Fw.Rubarth , 2e Cie ) parvient a traverser la
Meuse. Sous un feu très nourri, la première ligne de bunkers est prise. Une contre attaque française
cause de lourdes pertes a ce groupe. Un deuxième groupe d’assaut ( Lt.Hanbauer ) vient renforcer le
premier . Rubarth parvient ainsi a conquérir la seule tête de pont sur la rive ouest de la Meuse entre
Wadelincourt et Pont maugis ( il y gagnera une promotion au grade de Lieutenant et la croix de
chevalier ). Hanbauer prend le Bunker 220 et Wadelincourt . Vers 21h, le Schtz Rgt 86 traverse la
Meuse et s’empare de la colline 246 après un rapide combat.
1e Panzer Division :
Durant la nuit, la division est sous le feu de l’artillerie française, mais ne sera pas impactée dans ses
mouvements. A 6h le II/SR 1 s’empare de Floing. Dans la matinée l’artillerie du général Berlin ( Arko
101 ) arrive sur la zone et se met en batterie . A 8h , la Luftwaffe commence a attaquer les positions
autour de Sedan . La tache de traverser la Meuse est allouée au régiment «Grossdeutchland », ainsi
qu’au Schtz Rgt 1 et Sturmpionier Btl 43 (De la 10e PzD ).
16h. Malgré les bombardements massifs, quasiment tous les bunkers français sont toujours
opérationnels et empêchent la première vague d’assaut de traverser la Meuse. Des canons de 88 sont
installés afin de faire taire les bunkers Français (Le bunker 211 sera détruit ) . Les Sturmpioniers
tentent une nouvelle fois la traversée mais échouent. Mais la mort du Lt graf Von Medem permettra
d’identifier la position d’une mitrailleuse, l’éliminer, et pouvoir enfin effectuer la traversée.
La 7e Cie du II/GD, suivie de la 6e Cie va ainsi pouvoir attaquer les positions Pont Neuf et Cimetière.
Les unités suivent la direction Sedan-Donchery, ou elles seront a nouveau stoppée par les feux
ennemis . A 19h, les bunkers 104 et 7 bis sont pris, et c’est avec la 8e Cie que les Allemands
attaquent la colline 247 et la prennent vers 20h.
Epuisées, les troupes du II/GD ne peuvent poursuivre vers le Bois de la Marfée, pendant que le III/GD
est empêtré dans des furieux combats de rue a Torcy, au sud de Sedan. A 17h les Schtz Rgt 1 rejoint
les éléments du GD . Sans ordres le IIIe Bn ( Olt Korthals ) attaque sur l’axe Sedan-Donchery, et se
déplace dans la zone d’attaque de la 2e PzD. Korthals décide alors de prendre a revers les bunkers
Français afin de faciliter la traversée des troupes de la 2e panzer, puis pousse vers Donchery .
A 20h10 , le Schtz Rgt 1 a sécurisé le Frenois, et après de sévères combats jusqu'à 22h40 environ,
avec des troupes exténuées, la colline 301 est prise, au sud du Frénois. Jusqu'à minuit, le SR 1 va
sécuriser la bordure sud du bois de la Marfée, dans le secteur de Chéhéry . Durant la soirée, la 1ePzD
va établir une forte tête de pont, avec 6 bataillons sur une large part des hauteurs de la Marfée.
Dans l’après-midi, des troupes du génie allemand ont entamé la construction d’un pont sur la Meuse
pour faire passer les chars sur l’autre rive. Les assauts aériens français sur ce pont échoueront du fait
de la Flak et les tirs de l’artillerie Française n’auront pas d’effet (Les obus tomberont a 50 mètres de
la cible …). Un peu après minuit, ce pont de 16 tonnes sera prêt .

Dans la nuit du 13 au 14, le Schtz Rgt 1 ne se reposera pas, et attaque le bois de la Marfée,
diminuant la pression sur les troupes de la 10e PzD à l’ouest de Wadelincourt, qui était sous un feu
intensif des bunkers français de Douzy.

2e Panzer Division :
Dans l’après-midi, la division parvient à Donchery plus tôt que planifié. Lorsque les premiers chars
s’approchent de la Meuse, l’artillerie lourde française les stoppe (Pratiquement toute l’artillerie lourde
française fera feu sur la 2e PzD ). Des tirs de contre-batterie seront impossibles car l’artillerie
divisionnaire est affectée à la 1e PzD et les 24 obusiers arrivant vers 17h sont à court de munitions.
Cependant vers 17h30 quelques volontaires traversent a la nage la Meuse, mais sont repoussés par
les bunkers français. Un peu après, l’attaque de Korthals (Voir 1e PzD ) sur quelques bunkers
permettra a la 2e PzD de traverser la Meuse. Apres 22h, la division est en mesure d’effectuer un trafic
important de barges sur la rive opposée de la Meuse.
14 mai Guderian décide de porter la
1ere et 2e PzD a l’ouest, en laissant la
10e PzD, le Grossdeutchland sécuriser
la tête de pont de Sedan.
1e Panzer Division
Elle reçoit l’ordre d’attaquer sur l’axe
Chéhéry – Maisoncelle – Villers. A 1h20
la 1e PzBde reçoit l’ordre de se
rassembler dans le secteur de Corbion
pour traverser la Meuse grâce au pont
de 16t qui a été construit à Gaulier. En
raison d’embouteillages très importants,
les premiers chars n’y parviendront qu’a
7h20. En raison de l’importance
stratégique de ce pont, Guderian
concentre à proximité du pont de
nombreuses unités de Flak ( Flak Abt
83 , 92 , 71 , Flak Rgt 102 ; au total 303
canons )
La première attaque aérienne française
arrive à 5h30 et il y en aura toute la
journée jusqu'à minuit. Un total de 27
missions de l’armée de l’air, chacune
d’un groupe de 10 a 20 avions seront
effectués, sans aucun résultat. Une
attaque massive de 71 Blenheim et
Battle de la RAF aura lieu entre 16 et
17h. 40 d’entre eux y seront détruits,
sans plus de résultats.
A 7h, une reconnaissance aérienne
allemande identifie des chars français
au sud de Chéhéry, traversant la vallée
de la Bar, via les hauteurs de Bulson,
vers le bois de la Marfée.
Immédiatement, la seule formation de
char disponible (4/PzRgt 2,
Olt.Krajewski ) reçoit l’ordre d’attaquer
en direction de Bulson, et repousser les
chars français. Un peu après 8h, la
compagnie débute son attaque.
A 8h45, elle parvient aux hauteurs de
Bulson, opposée à une faible résistance. Lorsque les Français aperçoivent les chars allemands, ils
retraitent de Bulson. Krajewski traverse Bulson et lorsqu’il parvient aux hauteurs au sud-ouest, ses
chars sont pris a partie par des canons antichars français. La 4/pzRgt 2 rencontre en fait deux
compagnies de chars françaises et de l’infanterie équipée de canons antichar. Les chars allemands se
positionnent entre les collines 320 et 322 et commencent a ouvrir le feu sur les FCM36 français. Mais
l’artillerie française ouvre le feu et va détruire tous les chars allemands sauf un.
Vers 9h15 la 2/PzRgt 2 (V.Grolman ) arrive et va stopper la contre attaque française.A 13h une
troisième compagnie de chars et des éléments du Grossdeutchland arrivent et débutent une contreattaque
dans le bois Rond-Caillau, appuyés par des éléments du Pz.Jg.Abt 37.Au même moment, le
Kpfgr Beck-Broichsitter avance en direction de Chéhéry et entre en contact avec les troupes française
3 Km avant Chéhéry . 13 chars et de l’infanterie sont identifiés. Une baarriere de 6 canons aantichar
de 37mm est formée et parvient a stopper, au début, les Français.
Mais les canons allemands de 37mm sont assez peu efficaces face aux chars FCM36, et ces derniers
tentent de déborder les positions. Certains chars entrent dans Connage pendant que de l’infanterie
attaque du sud-est.
A 9h15, deux compagnies du Sturmpionnier Btl 43 arrivent et s’opposent a l’infanterie française.
Enfin, a 9h45, la 8e Cie du pzRgt 2 ( Olt. Von Kleist ) arrive et repousse les chars ennemis, pendant
que les sturmpioniers font reculer l’infanterie française
vers Chéhéry, dans la foret de Naumont .
Les renforts arrivent unités après unités. Les canons
antichars allemands s’installent sur les hauteurs de
Bulson avec des canons de 88 et ouvrent le feu sur
les cibles françaises.
Vers 12h, 30 chars français sont détruits et Chémery
est prise.
Une attaque de Stuka sera effectuée par erreur sur
Chémery, au moment ou une réunion d’officier se
déroule sur la place de l’église. Plusieurs officiers
allemands y seront tués ou blessés.
A 12h30, des éléments du PzRgt 2 se tournent vers
l’ouest, et rejoignent le canal des Ardennes a Malmy .
A 14h30 le GD arrive a la bordure sud du bois et
avance en direction de Maisoncille-et-villers. Le
régiment s’installe en fin de journée au sud et a l’ouest
d’Artaise. Il doit rejeter une éventuelle autre attaque
blindée française.
Le PzRgt 1 traverse la Meuse vers 10h et va sur
Vendresse (Ouest de Malmy ). Il sera stoppé par de
l’artillerie antichar française de 25mm. Plusieurs
contre attaques avec chars sont rejetées.
La tête de pont allemande prends désormais forme, et
contre-attaque prévue par la 2e Armée le lendemain
ne parviendra pas a les repousser.
Ils sont passés, et iront jusqu’à Dunkerque…
Les raisons de la défaite :
Il est donc clair que, si écrasement il y a eu, il se fit
sans débandades notoires, la tentative de contre
attaque française du 14 paraissant même être assez
surréaliste quand on sait à qui ils avaient affaire.
Certes, des hésitations légèrement teintées de
panique le 13, mais pas de fuite éperdue. Quelques
unités d’infanterie sous-équipées en armes antichar
ne savaient trop que faire devant une attaque massive
de Panzers, une unité d’artillerie lourde censée être à
l’arrière mais qui pense, victime de la pauvreté des
moyens de communications, se retrouver brutalement
sur le front donc inutilement exposée et qui retraite à
toute vitesse, tout cela peut se comprendre.
Avec le 7éme BCL
Monsieur Guy Steinbach était dans ce Bataillon de chars légers
(45 chars FCM), commandé par le Chef de Bataillon Giordani, qui
participa a la contre attaque française du 14 mai.
Il était chef de char dans la 4éme section de la 3éme Compagnie,
sous les ordres du Lieutenant Paul Levitte, mort pour la France le
10 juin 1940, après avoir reçu pour l’action du 14 mai la Légion
d’Honneur avec Palmes.
Ecoutons Monsieur Steinbach :
«Le 213éme RI qui devait accompagner le 7.BCL dans la contreattaque
n’a pas pu être efficace car écrasé par l’artillerie. Il n’y a
pas eu de panique ni au 213 ni au 12e chasseurs.
Les chars du 7.BCL (39 le matin, 10 le soir, épuisés !) n’ont pas
pu passer Connage et Bulson.
C’est vrai que sur notre droite certaines unités de la 9eme armée
ont reflué en désordre, dispersées par les bombardements
intenses des Stukas et par cette maudite sirène qui accompagnait
leurs piqués !
Au cours de cette bataille au sud de Sedan (Chemery sur Loir,
Bulson, Connage), les pertes de l’unité ont été de 50% du
personnel et 70% du matériel...
Il n’est pas possible d’oublier cette amitié qui nous liait. Cette
«mission de sacrifice" (Déclarée ainsi par le commandement)
acceptée librement. Nous étions la pour défendre le sol de la
France, pour repousser l’ennemi, l’envahisseur»

1ere Panzer Division
Generalleutnant F.Kirschner
Responsable de la conduite des opérations : Wenck
Chef de la section logistique : Von Kielmansegg
Panzer Brigade 1 (Keltsch )
Panzer Regiment 1 (Oberst Johannes Nedtwig)
Panzer-Abteilung I ( Koppenburg )
Panzer-Abteilung II ( Dittman )
Panzer Regiment 2 (Obstlt. Hero Breusing)
Panzer-Abteilung I ( Von Stachwitz )
Panzer-Abteilung II ( Sauvant )
Schützen Brigade 1 ( Krüger )
Schützen Regiment 1 ( Black )
Schützen-Bataillon I ( von Studnitz )
Schützen-Bataillon II ( von Jagow )
Schützen-Bataillon III ( Richter )
Kradschützen Bataillon 1 ( von Wietersheim )
Schwere Infanterie Geschütz Kompanie 702 : 6 SIG33
Artillerie Regiment 73 ( Eichstädt )
Artillerie-Abteilung I ( Von Hünersdorf )
Artillerie-Abteilung II ( Von Grundherr )
Rattaché : II/56e Artillerie ( Söth )
Aufklärungs-Abteilung 4 ( Von Scheele )
Panzerjäger Abteilung 37 ( Kopp )
Pionier-Bataillon 37 ( Knopff)
Nachrichten Abteilung 37 ( Frede )
Verwaltungstruppen 81 , Nachschubdienste 81 , Feldpostamt 81 , Feldjäger-Kompanie 81 , Sanitätsdienste 81
Rattaché :
-1e batterie / 8e bataillon de chasseurs de chars lourds ( canons de 88mm )
Effectifs : 13192 hommes ( dont 436 officiers ) ; 24 Pz I , 115 Pz II , 62 Pz III , 48 Pz IV , 23 Befehlspanzerwagen
Generalleutnant
F.Kirschner
Régiment d’Infanterie Grossdeutschland
au 13-14 mai 1940 , secteur de Sedan
Rgt Fuhrer : Obstt. Graf von Schwerin
Rgt Adj : Hptm. Masius
-Colonne de ravitaillement
-Section de transmissions
-Section de musique Régimentaire
-Section d’estafettes
1er Bataillon ( Schutzen ) : Obstit. Köher , Hptm. Föllmer
-1e Compagnie : Oblt. Schwarzrock
-2e Compagnie : Oblt. Kolb
-3e Compagnie : Oblt Fabich , Oblt. Bohrmann
-4e Compagnie lourde : Oblt Hänert , Lt. Schiller
2e Bataillon ( Schutzen ) : Major Föst , Major Greim , Adj.Obslt.
Benk
-5e Compagnie : Oblt. Schneider
-6e Compagnie : Oblt. Von Courbiere
-7e Compagnie : Oblt. Wackernagel
-8e Compagnie lourde : Oblt. Bethke
3e Bataillon ( Schutzen ) : Obstlt. Garski , Adj.Lt. Wentges
-9e Compagnie : Hptm. Westphal , Lt.Dr. Usadel
-12e Compagnie lourde : Hptm. Grosser
-les 10e et 11e Compagnie sont détachées a l’opération
aéroportée NIWI
4e Bataillon lourd : Major Schneider, Adj.Obtlt. Teubert
-13e Compagnie d’appuis : Oblt von Massow , Oblt. Darries ( 6
canons de 75mm )
-14e Compagnie Antichars : Oblt. Beck-Broichsitter , Lt. Hintze ,
Lt.Janke ( 12 canons 37 AC )
-15e Compagnie d’appuis : Oblt. März , Oblt. Berbener ( 4 canons
de 150 mm)
-16e Compagnie de canons d’assaut : ( 6 Stug III )
Oblt.Frhr. Von Egloffstein, Oblt. Wirth, Lt.Franz, Lt. Tiarks, Lt.
Von werlhof
Matériel d’une compagnie de Schutzen :
12 mitrailleuses légères, 3 mortiers légers
Matériel d’une compagnie lourde de Schutzen :
12 mitrailleuses lourdes, 6 mortiers lourds
Effectifs rattachés :
43e Sturmpionier Abteilung ( Oberstlt. Mahler) :
3 Compagnies de pionniers et une colonne de pontonniers
légers.
Cordialement
Daniel
---------------------
Meine Ehre heißt Schrift
Image
Daniel Laurent
 
Message(s) : 482
Inscription : Mercredi 11 Juillet 2007 15:02:14
Localisation : Francais de Bangkok

Message par Paul Ryckier » Mercredi 03 Octobre 2007 16:32:46

Daniel,

de nouveau je vous remercie pour cet autre URL. J'ai déja remarqué: "Cocardes belges" dans le magazine. Pas le temps pour le lire au fond maintenat. Mais je reviens à ça.

Cordialement,

Paul.
Paul Ryckier
 
Message(s) : 479
Inscription : Lundi 29 Janvier 2007 17:18:36

Suivant

Retour vers Les années 30 et la Seconde Guerre Mondiale (1930-1945)

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Bing [Bot] et 2 invité(s)