Le débat sur mon travail

Les Totalitarismes à l'assaut de l'Europe !

Re: Le débat sur mon travail

Message par Francois Delpla » Lundi 25 Juin 2012 18:24:47

Eh bien c'est fait !
Je viens de soutenir mon habilitation à Brest, devant un jury composé d'Edouard Husson, président, Fabrice Bouthillon, directeur, Robert Frank, Christian Bougeard, Claude d'Abzac Epezy et Ronan Calvez.

Voici mon speech introductif :

Madame, Messieurs, chers maîtres et chers collègues,

Je vous dois tout d’abord des remerciements, ainsi qu’à l’Université de Bretagne occidentale, pour avoir encouragé et agréé ma demande d’habilitation, à un stade tardif de ma carrière de chercheur.

Le mémoire d’auto-histoire en expose les raisons, liées à un parcours atypique. Mon investissement à corps perdu dans la recherche historique a lui-même été tardif. Amorcé vers 1990 pendant la dernière étape de ma carrière professorale dans l’enseignement secondaire, il a été motivé avant tout par le sentiment qu’il restait beaucoup à découvrir sur le nazisme et la guerre qu’il avait engendrée.

Ce point de départ, pour lequel des universitaires de renom avaient manifesté un intérêt encourageant, m’a incité à donner la priorité à la recherche et à l’écriture de livres, la sanction de la thèse puis celle de l’habilitation ne présentant pas le même caractère d’urgence. Ma thèse, initiée en 1992 par un DEA sous la direction de René Girault et de Robert Frank, ne fut soutenue qu’en 2002 sous la direction de Jean-Claude Allain et la présidence de Robert Frank, qui me fait aujourd’hui l’honneur, non seulement de sa présence, mais de sa fidélité.

J’ai abordé mon champ de recherche par l’année 1940, et plus précisément la défaite acceptée de la France, contrastant avec la ténacité de l’Angleterre. Mon travail a commencé par la publication commentée d’un document inconnu et important, le rapport rédigé dans l’été 1940 par le général Doumenc, troisième personnage dans la hiérarchie militaire française ; sa famille m’avait également communiqué les notes journalières qu’il avait prises pendant la campagne. Il en ressortait que l’effondrement tenait beaucoup moins à des facteurs internes qu’à la supériorité de l’ennemi. Ce qui, en soi, peut sembler une banalité faisait plutôt figure de pavé dans la mare, par rapport à la littérature disponible au début de 1992. D’une part, les faiblesses françaises étaient détaillées comme à plaisir par des études souvent mal affranchies des débats politiques de l’époque. Elles oscillaient entre deux pôles : la sclérose de la pensée militaire, mise en relief par de Gaulle, et la "décadence", un thème polyvalent dont bien des courants idéologiques faisaient leur miel. D’autre part, l’idée que rien de ce qui était nazi ne pouvait être intelligent faisait encore florès, et de ce point de vue le pire était encore à venir : mon travail a dû frayer sa route à l’ombre d’un concurrent fort influent, le livre du colonel ouest-allemand Karl-Heinz Frieser La Légende de la guerre-éclair, qui fait de cette campagne une suite de hasards heureux et bat tous les records négatifs dans l’estimation du quotient intellectuel d’Adolf Hitler.

Or le dictateur allemand était non seulement un chef compétent, mais un excellent entrepreneur de spectacles. Dès la percée de Sedan, c’est-à-dire dès le 15 mai, il avait mis en scène à l’usage de la planète entière sa victoire sur la France -témoin la panique du lendemain à Paris, où on attendait les chars allemands dans la soirée. La tension retomba un peu quand on s’aperçut qu’ils prenaient la direction de la mer, mais la question restait entière : ne valait-il pas mieux arrêter les frais, si du moins l’Allemagne y consentait à des conditions acceptables ? Là encore, l’historiographie avait pris un mauvais pli : comme cette solution n’avait pas été choisie et qu’un mois plus tard la France avait baissé les bras toute seule, tandis que l’Angleterre tentait un improbable rétablissement pour finalement le réussir, l’éventualité d’une paix générale fin mai 1940 n’avait jamais été examinée très sérieusement -je veux dire par les historiens, alors qu’à l’époque il avait été question de paix, ô combien, à Paris comme à Londres. Ce constat attira très tôt mon attention sur le rôle fondamental, et tout à fait méconnu à l’époque et depuis, de Winston Churchill. Mon travail rejoignait sur ce point une thèse récente de John Lukacs qui, dans un livre de 1990, avait présenté la période du 10 mai au 31 juillet 1940 comme un "duel Churchill-Hitler".

Voilà qui nous amène au thème principal des deux mémoires que je présente aujourd’hui : le rôle de l’individu dans l’histoire. On sait que notre discipline s’est fondée au XIXème siècle et consolidée au XXème dans une attention croissante aux structures et en opposition aux tendances héroïsantes des chroniques antérieures. Il ne faut certes pas oublier que les meilleurs historiens ont toujours prôné et pratiqué la prise en compte des facteurs individuels : on se souvient de la fameuse apostrophe adressée conjointement par Marc Bloch aux contempteurs et aux thuriféraires de l’Incorruptible ("Robespierristes, anti-robespierristes, nous vous crions grâce : par pitié, dites-nous, simplement, quel fut Robespierre"), ou de la réhabilitation du genre biographique par Jacques Le Goff en son Saint Louis. Cependant, l’individu, même chargé de grands pouvoirs, devait être saisi par l’histoire au sein d’un ensemble de contraintes économiques, politiques et culturelles qui limitaient sa marge de manoeuvre. Ce que je propose, n’en déplaise à quelques observateurs, n’est pas un retour vers l’histoire-bataille ou le primat des grands hommes. Il s’agit au contraire de repérer et d’analyser une exception.

Les structures, en 1918-1919, ne laissent nullement prévoir une nouvelle guerre vingt ans plus tard, alors qu’il s’était écoulé, la fois d’avant, deux générations entre deux chocs franco-allemands. Le bon sens enseigne, et tout un chacun sait bien, que Hitler a fait mûrir hâtivement ce nouveau choc. La tentation du savant est de jeter par dessus bord ce bon sens et de peser des facteurs de toutes sortes suivant des modèles compliqués. Ce que je propose, c’est de prendre conscience que Hitler était justement un bon connaisseur des structures, du moins de celles qu’il avait besoin de connaître pour briller dans sa partie. En même temps, c’était un parvenu qui évoluait au milieu d’hommes d’Etat de formation classique, en Allemagne et à l’étranger, ce qui l’aidait puissamment à cacher son jeu et même à faire croire qu’il n’en avait pas, qu’il improvisait en permanence.

Chers membres du jury, je vous invite donc à jeter un regard critique sur la cohérence de son parcours vers un quasi-triomphe telle que je l’ai mise en lumière de 1919 jusqu’à la mi-mai 1940, puis sur son duel à mort avec Churchill, qui dure, de mon point de vue, jusqu’à son suicide et même un peu après.
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Re: Le débat sur mon travail

Message par Francois Delpla » Mercredi 27 Juin 2012 20:47:07

Un juré vend la mèche :

http://www.edouardhusson.com/
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Re: Le débat sur mon travail

Message par Francois Delpla » Jeudi 28 Juin 2012 12:38:42

Et pour ceux qui veulent des images : http://www.delpla.org/article.php3?id_article=551
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Re: Le débat sur mon travail

Message par Chef Chaudard » Jeudi 28 Juin 2012 14:18:17

Toutes mes félicitations, François!
La t'naille, quoi!
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Re: Le débat sur mon travail

Message par Francois Delpla » Jeudi 28 Juin 2012 15:12:23

Merci Thierry.

Les bannisseurs ne pourront pas dire qu'ils n'avaient pas été prévenus : l'objet de mes deux messages sans réponse à Florian Louis était précisément de lui proposer de lire en avant-première mon mémoire d'auto-histoire, pour qu'il comprenne mieux la légèreté avec laquelle ses modérateurs m'avaient traité.

Maintenant, nous allons voir combien de temps ils mettent à annoncer, dans leur rubrique "Historiographie et épistémologie", cette habilitation d'une personne dont de nombreux posts sont encore en ligne chez eux.

Avec les liens ad hoc :

http://www.livresdeguerre.net/forum/con ... =52060&v=1
http://www.delpla.org/article.php3?id_article=551
http://www.edouardhusson.com/
http://www.39-45.org/viewtopic.php?p=394165
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Re: Le débat sur mon travail

Message par Duc de Raguse » Jeudi 28 Juin 2012 15:41:05

Je ne vois pas en quoi cela changerait le problème... :roll:
Ce n'est pas votre habilitation qui contredit le fait que vous vous êtes mal comporté sur Passion-Histoire. Condescendance, mépris et critiques à l'encontre de la modération n'ont aucun rapport avec une HDR.
Par contre, comme "modeste" est loin d'être votre deuxième prénom, je me demande bien comment vous vous adresseriez à vos contradicteurs aujourd'hui... :shock:
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Re: Le débat sur mon travail

Message par Francois Delpla » Jeudi 28 Juin 2012 15:59:58

Comme je viens de l'écrire à propos de Michel Boisbouvier, il serait temps que tu saches si tu es passionné d'histoire avec ou sans "s".

Personnellement je suis tourné, et constamment, vers un passé plus lointain que le 2 octobre 2011.

Je te fais donc remarquer, avec toute l'humilité requise, que ta rubrique "historiographie et épistémologie" doit une nouvelle à ses lecteurs, s'agissant de quelqu'un qui ne leur est pas inconnu, que certains au moins en sauront gré à qui les informera, et que le plus tôt sera le mieux.

Pourquoi t'ingénies-tu à répondre à côté ?
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Re: Le débat sur mon travail

Message par Duc de Raguse » Jeudi 28 Juin 2012 16:17:19

Comme je viens de l'écrire à propos de Michel Boisbouvier, il serait temps que tu saches si tu es passionné d'histoire avec ou sans "s".

Je n'ai pas de leçon à recevoir de vous sur ma passion de l'Histoire !
Merci aussi de ne pas m'associer à boisbouvier dans vos réflexions lapidaires.

Je te fais donc remarquer, avec toute l'humilité requise, que ta rubrique "historiographie et épistémologie" doit une nouvelle à ses lecteurs, s'agissant de quelqu'un qui ne leur est pas inconnu, que certains au moins en sauront gré à qui les informera, et que le plus tôt sera le mieux.

C'est vrai que l'humilité de vous étouffe vraiment pas... :shock:
Michelet n'a même pas droit à un fil de discussion digne de ce nom dans cette rubrique et vous voudriez qu'on en fasse une pour vous ? La condescendance dépasse les limites de la Raison...
Qui plus est, ce n'est pas "ma" rubrique, mais celle des utilisateurs du forum. Après vouloir nous donner un rôle de police politique à l'encontre de ceux qui ne pensent pas comme vous, nous serions maintenant obligés de dresser un autel à la Sérenissime. Je vous avoue qu'entrer dans quelconque prêtrise ou ordre dédié à votre personne ne m'intéresse pas vraimet, j'ai d'autres marottes. :wink:
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Re: Le débat sur mon travail

Message par Francois Delpla » Jeudi 28 Juin 2012 16:47:36

Devant un pareil bouchage à l'émeri, il n'y a plus qu'à bis répétiter !

Francois Delpla a écrit :
Maintenant, nous allons voir combien de temps ils mettent à annoncer, dans leur rubrique "Historiographie et épistémologie", cette habilitation d'une personne dont de nombreux posts sont encore en ligne chez eux.



avec peut-être, dans ma trop grande bonté, trois petits points sur i :

- je ne crois pas que Michelet ait jamais écrit dans Passion-Histoire.

- puisque précisément cette rubrique est celle des usagers, qu'ils soient ou non par ailleurs modérateurs, ils sont intéressés par une telle nouvelle; si tu en doutes, fais l'expérience !

- il n'y a pas une once de vantardise dans la façon dont j'en parle, ici ou ailleurs; mon mépris des consécrations est trop grand pour ne pas englober la mienne : il s'agit juste d'information. En revanche, le fait que tu inventes ma vantardise en dit long sur ta contrariété de ladite consécration.
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Re: Le débat sur mon travail

Message par Duc de Raguse » Jeudi 28 Juin 2012 16:55:59

je ne crois pas que Michelet ait jamais écrit dans Passion-Histoire.

Non, mais il a marqué l'historiographie et l'épistémologie de la discipline.
Vous aviez très bien compris, je me demande bien pourquoi vous cherchiez aussi cette mise au point.

il n'y a pas une once de vantardise dans la façon dont j'en parle, ici ou ailleurs

C'est vrai que la publicité faite sur tous les fora en témoigne, tout comme le nombre de posts - presque de manière compulsive - que vous avez placé ici-même pour que personne ne le rate. :mrgreen:

le fait que tu inventes ma vantardise en dit long sur ta contrariété de ladite consécration

Votre vantardise est légendaire, je n'invente rien. :wink:
Quant à mon éventuelle "contrariété", elle est inexistante, je vous avais - malgré tout ! - souhaité bonne chance lorsque vous l'aviez annoncé ici-même. Auriez-vous la mémoire courte ? :shock:
Ainsi donc, ne prêtez pas aux autres des motivations qui sont vôtres, merci.
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Re: Le débat sur mon travail

Message par Francois Delpla » Jeudi 28 Juin 2012 17:41:10

Sois donc un peu sérieux : on ne peut pas être passionné à la fois d'histoire, c'est-à-dire des autres, et de soi-même.

La totalité de mes posts de forums depuis 12 ans consiste à débattre de points d'histoire et tu es en échec depuis le 2 octobre, devant l'obligation de démontrer le contraire pour justifier ton inepte bannissement.

Etre chercheur implique quelques devoirs, notamment celui de prendre un minimum au sérieux ses propres découvertes, donc de les défendre si elles sont contestées. Il est d'autant plus facile de le faire avec bienveillance pour les errements d'autrui qu'on les a soi-même, par définition, partagés quelque temps plus tôt... sinon on ne serait pas chercheur, ou, du moins, trouveur. Si le ton en vient à monter, ce n'est donc généralement pas du fait du chercheur.

Car être en désaccord avec un chercheur induit une tentation permanente : quand on est à bouts d'arguments mais qu'on tient pour quelque raison à la version traditionnelle qu'il remet en cause, s'attaquer à sa personne en dénonçant son orgueil, sa prétention, etc.

Ce que tu as fait souvent avec moi depuis l'ouverture, début 2011, des discussions sur la folie de Hitler. Ce qu'en tant que modérateur tu as incité les autres à faire, à la fois par ton exemple et en les protégeant de toute ta partialité.

Pour en revenir à mon habilitation, je vais citer intégralement le billet d'Edouard Husson sur son blog :

Je siégeais aujourd'hui dans le jury d'habilitation de François Delpla, présenté à l'université de Bretagne Occidentale (Brest). Je me suis réjouis de la reconnaissance accordée à cet historien inclassable, pour plusieurs raisons:

- François Delpla a effectué l'essentiel de sa carrière professionnelle comme professeur de lycée. Qu'un professeur de lycée écrive une thèse et développe, avec les années, une oeuvre de chercheur est devenu de plus en plus rare, malheureusement. Raison de plus de se réjouir, dans ce cas; en espérant que les universités, qui se sont progressivement refermées sur elles-mêmes en termes de recrutement, depuis une trentaine d'années, se rouvrent aux professeurs du secondaire de talent.

- François Delpla a développé une oeuvre historique anti-conformiste. Quand toute la corporation des chercheurs en histoire ne s'intéressait qu'aux phénomènes de "radicalisation cumulative de la violence" dans les institutions du IIIè Reich, il a renouvelé l'analyse du comportement hitlérien et rappelé utilement qu'on avait toujours tendance à minimiser les capacités manoeuvrières du dictateur nazi. Comme l'avait dit le politiste Karl-Dietrich Bracher il y a quarante ans, "l'histoire du nazisme est d'abord celle de sa sous-estimation", à commencer par la sous-estimation, jadis par les dirigeants aujourd'hui par les historiens, de Hitler lui-même. L'étude la plus magistrale de Delpla est peut-être celle qu'il consacre à l'arrêt des blindés allemands avant Dunkerque, sur ordre de Hitler. Les généraux allemands après la guerre, relayés par beaucoup d'historiens, ont affirmé qu'il s'était agi d'une magistrale erreur du dictateur, qui avait manqué l'occasion de faire prisonnière l'armée britannique. Delpla montre au contraire le calcul stratégique hitlérien, parfaitement dosé: laisser une partie des troupes britanniques se rembarquer tout en pouvant reprendre l'offensive à tout moment, c'est envoyer un signe au parti de l'appeasement resté très fort après le début de la guerre, en particulier sous l'impulsion de lord Halifax; et, comme le montre Delpla, il s'en fallut de peu, dans les jours qui suivirent, que Churchill ne fût mis en minorité au sein du Cabinet. Autrement dit, Hitler a failli gagner son pari d'une entente avec l'Angleterre sur la base "respect de l'Empire britannique par l'Allemagne/ Acceptation par la Grande-Bretagne de la création de l'Empire européen continental de l'Allemagne". L'oeuvre de Delpla regorge de renouvellements historiographiques de ce genre. Je ne partage pas toutes ses thèses mais je les trouve toujours stimulantes.

- Je me réjouis, enfin, de ce que la quinzaine d'ouvrages qui constituent le dossier présenté par François Delpla ait été l'occasion d'un vrai débat, nourri, entre les membres du ,jury et l'impétrant. On dit souvent qu'il n'y a pas de débat digne de ce nom à l'université; nous avons eu, cet après-midi, la preuve du contraire


La reconnaissance, dans un tel cadre et sous une telle plume -fût-ce en des termes qui ne sont pas tout à fait les miens : http://www.livresdeguerre.net/forum/con ... ndex=52071 -, de la valeur de mon explication du Haltbefehl devant Dunkerque me cause, je l'avoue, une grande joie. Elle n'a cependant rien à voir avec la vanité. C'est plutôt de l'ordre du soulagement. La Toile s'orne en effet de débats interminables sur ce sujet, où j'avais du mal à faire simplement comprendre mon point de vue. J'aurais été heureux d'une opposition argumentée mais elle consistait uniquement en arguments d'autorité (comment osez-vous écrire autre chose qu'Azéma, Kershaw, etc. ?) et en actes de foi ou de défiance (je crois ceci, je n'adhère pas à votre thèse). Il en était allé ainsi, notamment, en 2002, lors de ma soutenance de thèse, de la part de certains membres du jury. Et si j'avais le malheur de le rappeler dans un débat, j'en reprenais pour trois mois ferme de scepticisme et de dénégations sans arguments !

Exemple (j'en donne toujours, moi, Monsieur, et avec des liens !
signé : ignoble vantard) : http://www.delpla.org/forum/viewtopic.php?f=29&t=27

Oui, dans des moments comme cela, je me sens un peu Hillary sur l'Everest. Mais au fait j'y pense : il aurait peut-être dû, par modestie, redescendre en catimini et n'en parler à personne ?

Cela dit, je n'aurais point pour ma part, entrepris son aventure : car quoi faire ensuite ?

Alors que, sincèrement, sans fausse modestie, je suis plein du sentiment des limites de mon travail passé, et donc de projets, de curiosités et d'une conscience vague et précise à la fois de tous les trésors qui restent à découvrir.
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Re: Le débat sur mon travail

Message par Duc de Raguse » Jeudi 28 Juin 2012 18:30:46

tu es en échec depuis le 2 octobre, devant l'obligation de démontrer le contraire pour justifier ton inepte bannissement.

On ne va pas revenir dessus. Tout a été prouvé et aussitôt balayé d'un revers de la main par vos bons soins.
Je ne vais pas m'égosier à nouveau pour vous voir écrire en réponse que tout ceci n'est qu'invention de ma part.

on ne peut pas être passionné à la fois d'histoire, c'est-à-dire des autres, et de soi-même.

Je connais très peu d'historiens, qui, à chaque article publié ou moment de leur vie, fassent autant publicité que vous sur la toile.
Vous vous prenez sans aucun doute pour la communauté à vous tout seul... :|
Si ce n'est pas preuve de condescendance et d'un manque certain d'humilité, je ne sais pas ce qu'il vous faut !
Comme vous mettez en doute ma passion pour l'Histoire, permettez-moi de vous signifier le minimum. A savoir que la passion de l'Histoire pour Delpla c'est la passion de l'histoire de Delpla !
N'importe qui peut s'en rendre compte sur tous les fora que vous écumez à longueur de journée. (Ici vous avez fait état de votre HDR sur 3 fils de discussion en expliquant bien que "c'était le plus important" dans la discussion, je vous cite ! :shock: )
Vous critiquez ceux qui se cachent derrière des pseudos sur le net, c'est justement par souci d'humilité qu'ils le font - du moins c'est mon cas ! Comme quoi nous n'avons vraiment pas la même conception de l'humilité.
Il y a aussi un état d'esprit qui revient assez souvent dans vos posts à mon encontre, me reprochant une "morale d'instit". Là encore, quel mépris pour le corps enseignant qui n'est pas de votre "degré" !
Quant à l'ensemble de votre défense, elle ne tient pas. Je vous l'ai déjà expliqué je me fiche des querelles de chapelles sur la personnalité d'Hitler, la vérité est entre les deux. Aussi, je ne suppporte pas que vous exprimiez votre défense sur un "délit d'opinion".
C'est trop facile pour quelqu'un qui n'est pas capable de se comporter de manière posée dans un fil de discussions et de renvoyer avec mépris ses interlocuteurs dans les cordes, que de se cramponner derrière l'argument du délit d'opinion ! Non ! il faut reconnaître ses fautes et non pas tisser un abracadabrantesque complot dont vous auriez été la victime. Vous n'avez même pas remarqué que le "phénomène de meute" sur PH - certainement pas orchestré par moi; ça c'est du délire paranoïaque, j'ai autre chose à fiche ! - était une vengeance de personnes que vous aviez humiliées auparavant une après l'autre.
C'est allé tellement vite (moins d'une demi-journée...) qu'aucun modérateur n'a pu l'éviter.

mais elle consistait uniquement en arguments d'autorité (comment osez-vous écrire autre chose qu'Azéma, Kershaw, etc. ?) et en actes de foi ou de défiance (je crois ceci, je n'adhère pas à votre thèse).

C'est bien. Finalement, vous vous mettez sur le même plan que ceux que vous critiquiez. Aux procès d'intentions dont vous vous prétendiez être la victime, vous deviendrez le grand inquisiteur de la vengeance.
Si ce n'est pas en lien avec l'orgueil et de la vanité, je ne sais pas ce qu'il vous faut !
Car tout ceci n'est qu'une étape ultime finalement, qui consiste à fermer la bouche à ceux qui ne sont pas d'accord avec vous. Vous brandissez alors votre césame, votre arme utime, une HDR !

Mais, au fait, quelle utilité a-t-elle si ce n'est d'accompagner les étudiants et jeunes chercheurs dans leurs quêtes respectives ? Allez-vous employer celle-ci à ces finalités si logiques ?
Ou n'est-ce que pour produire des arguments d'autorité sur la toile et vous comporter ainsi comme ceux qui vous ont semble-t-il fait tant de mal depuis 2002 ?

Alors que, sincèrement, sans fausse modestie, je suis plein du sentiment des limites de mon travail passé, et donc de projets, de curiosités et d'une conscience vague et précise à la fois de tous les trésors qui restent à découvrir

C'est tout le mal que je vous souhaite ! Au moins, vous éviterez de perdre votre temps sur la toile dans ce genre de fausses discussions. :wink:
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Re: Le débat sur mon travail

Message par BRH » Jeudi 28 Juin 2012 20:59:01

Félicitations tardives, mais n"anmoins sincères ! 8)
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

Napoléon
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Re: Le débat sur mon travail

Message par Francois Delpla » Vendredi 29 Juin 2012 10:17:15

@ BRH

merci; je crois avoir bien oeuvré pour notre commune cause.

@ Raguse
Ton dernier message figurera en bonne place, si un jour je résume les tribulations ayant conduit à ma mise sur la touche d'un forum en crise (qu'on peut encore à l'heure qu'il est espérer de croissance), en 2011-2012. Il offre en effet une synthèse de tes pratiques à réformer d'urgence : pénurie d'exemples et de démonstrations, attaques haineuses contre la personne de l'interlocuteur, contre-vérités flagrantes démenties notamment par le fil en cours viewtopic.php?f=12&t=1003 , ignorance totale des réponses déjà faites (truffées d'arguments et d'exemples), huile sur le feu en guise de modération, réponses à la place des intéressés, glorification de l'anonymat y compris celui des chercheurs publiés, etc.

Cependant il y a un reproche d'un type nouveau et je te prie instamment de le justifier (cela ne devrait pas te demander d'interminables recherches, étant donné que je suis censé avoir péché "assez souvent") :
Duc de Raguse a écrit :Il y a aussi un état d'esprit qui revient assez souvent dans vos posts à mon encontre, me reprochant une "morale d'instit". Là encore, quel mépris pour le corps enseignant qui n'est pas de votre "degré" !


Je n'ai pas le temps de tout relire, mais ce manque de solidarité corporative (ou ce corporatisme des plus restreints) ne me ressemble en rien. Il est donc plus que probable que j'aie nuancé de tels propos, par exemple en écrivant : "instit au mauvais sens du terme" ou ""pire que le pire des instits". Si d'aventure j'ai omis cette nuance, je suis tout prêt à m'en excuser quand tu nous auras, pour la première fois, fourni de tes griefs un exemple précis et contextualisé.


@ la modération de PH qui ne nous lit pas

Il est temps encore de trouver une sortie honorable, telle que je l'ai déjà suggérée : réécriture de la charte pour la rapprocher de la pratique et réciproquement (par exemple en rétablissant la possibilité tombée en désuétude du bannissement temporaire), réinscription de tous les membres et application rigoureuse du nouveau texte.

@ Raguse encore :

Loin de moi l'idée de suggérer au modérateur de te sanctionner, mais enfin je te prie de tenir davantage compte du titre de ce fil; toute discussion sur le fonctionnement de PH a sa place ici :
viewtopic.php?f=15&t=1001&start=300

quant à l'analyse de fils spécifiques, c'est ici :

viewtopic.php?f=15&t=1002&p=11780#p11780
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Re: Le débat sur mon travail

Message par Duc de Raguse » Vendredi 29 Juin 2012 10:47:54

Loin de moi l'idée de suggérer au modérateur de te sanctionner, mais enfin je te prie de tenir davantage compte du titre de ce fil

Benoîtement - sans doute... - je pensais qu'il était question de votre travail dans mon dernier mail et de ce que vous en faites sur les fora.

toute discussion sur le fonctionnement de PH a sa place ici :

C'est vous qui liez les deux (PH et vous) en permanence et non moi. Un peu d'honnêteté que diable !

Si d'aventure j'ai omis cette nuance, je suis tout prêt à m'en excuser quand tu nous auras, pour la première fois, fourni de tes griefs un exemple précis et contextualisé

Vous croyez que je vais perdre mon temps à rechercher dans plus de 80 pages d'"échanges" ? Vous savez très bien ce que vous écrivez...
Là dernière fois que je l'ai fait, c'est comme si je n'avais rien fait...
Quant au "pire des instits" ce n'est guère mieux ! :roll:
Je pense que vous ne vous vous rendez même plus compte de ce vous écrivez...
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