1919 : le chant du cygne des royalistes !

1ère guerre mondiale et ses conséquences, jusqu'à la Grande Crise.

1919 : le chant du cygne des royalistes !

Message par BRH » Lundi 16 Février 2026 09:22:18

Analyse de Grok : Oui, 1919 marque un moment exceptionnel pour les candidats monarchistes et l'Action française : c'est la seule élection de l'entre-deux-guerres où ils obtiennent une présence parlementaire notable, quoique limitée et indirecte.Les élections législatives du 16 novembre 1919 (avec quelques seconds tours le 30 novembre) se déroulent au scrutin de liste proportionnel départemental (introduit temporairement après la guerre), dans le contexte de la victoire de 1918 et du nationalisme exacerbé. Cela favorise un large Bloc national (alliance des droites et centres-droits : Alliance démocratique, Fédération républicaine, Action libérale populaire, etc.), surnommé la « Chambre bleu horizon » en raison du grand nombre d'anciens combattants élus.Pour l'Action française (AF) de Charles Maurras et Léon Daudet :L'AF ne présente pas de listes officielles sous son seul nom à l'échelle nationale, car elle reste théoriquement antiparlementaire. Cependant, elle soutient activement des listes d'Union nationale ou de droite patriotique dans plusieurs départements, en y intégrant ses idées et ses militants.
Léon Daudet, figure majeure de l'AF (fils d'Alphonse Daudet, polémiste virulent), se présente comme tête de liste dans le 3e secteur de Paris (XVIe arrondissement) sous l'étiquette « Action française et Union nationale ». Il est élu haut la main.
Au total, les listes soutenues par l'AF ou sur lesquelles des royalistes/nationalistes intégralistes figurent obtiennent environ 30 élus (chiffre souvent cité, incluant des royalistes légitimistes, des conservateurs catholiques et des nationalistes proches de Maurras). Parmi eux :Léon Daudet (Paris),
Xavier Vallat (Ardèche, jeune et prometteur, futur figure de l'extrême droite),
Xavier de Magallon (Hérault),
Victor Rochereau (Vendée),
Armand de Baudry d’Asson,
Jacques de Juigné,
Henri de La Ferronays (figures aristocratiques et conservatrices de l'Ouest),
Et d'autres comme Jean de Bermond d’Auriac,
Pierre Joly,
Eugène Magne,
Ambroise Rendu, etc.

Ces députés s'inscrivent généralement au groupe parlementaire des Indépendants de droite (ou similaires), pas à un groupe « Action française » dédié. Seul Léon Daudet se réclame explicitement et ouvertement de l'AF à la Chambre ; les autres sont des sympathisants, des ralliés ou des conservateurs influencés par le nationalisme intégral, sans toujours afficher le royalisme pur.Résultats et influence :C'est le pic parlementaire de l'AF : une trentaine de députés influencés, un noyau dur d'une quinzaine de « nationalistes intégraux » (selon les analyses historiques comme celles d'Eugen Weber).
Léon Daudet joue un rôle actif et bruyant à la Chambre (interpellations, motions de censure, etc.), notamment contre Aristide Briand.
Cependant, cela reste marginal dans une Chambre dominée par le Bloc national (environ 400 sièges sur 613), et l'expérience est courte : la plupart de ces élus perdent leur siège en 1924 (retour au scrutin uninominal), et l'AF renonce ensuite largement à la voie électorale.

En résumé : contrairement à 1928, 1932 et 1936 (où les candidatures monarchistes sont isolées et sans siège), en 1919 il y a bien des candidats monarchistes/nationalistes intégralistes soutenus par l'Action française, avec une trentaine d'élus (dont Léon Daudet explicitement AF), formant un petit mais visible groupe d'influence à l'extrême droite de la Chambre bleu horizon. C'est le seul vrai « moment parlementaire » de l'AF sous la IIIe République.

Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

Napoléon
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