La Légitimité, revue historique...

Période de la Colonisation florissante et de la Belle-Epoque.

La Légitimité, revue historique...

Message par BRH » Mercredi 06 Juillet 2016 12:25:59

La Légitimité, revue historique hebdomadaire, puis mensuelle et trimestrielle.

Cette revue, au service de la cause des Bourbons descendant de Louis XVII (le prétendu "Naundorff"), parut de 1883 à 1940. Plusieurs phases se succédèrent : dans un 1er temps, la revue était essentiellement historique et s'attachait à démontrer que Naundorff était bien Louis XVII. C'est l'abbé Berton (Osmond) et Dupuy (L'ami de la Vérité) qui fondèrent la revue. Son essence était ultra-royaliste, car outre la défense des prétendants, elle affichait un catholicisme dur, prônant l'obéissance envers le Pape. Cette période dura de 1883 à 1885.

Ensuite, elle s'afficha comme une revue politique, en plus d'être historique. Plusieurs candidats monarchistes à la députation s'en prévalurent, comme Ernest de Poulpiquet. Dans une certaine mesure, elle suivit l'entreprise boulangiste sans hostilité. La déclaration de Léon XIII, demandant aux catholiques français de reconnaître les institutions républicaines en 1892, mit un coup d'arrêt à cette dérive.

A partir de 1895, la revue avec son nouveau directeur Albert Renard, renonça explicitement à toute influence politique, tout en maintenant sa fidélité aux descendants de Louis XVII, d'abord Charles XI (second fils de Naundorff), puis à Jean III, son neveu. Régulièrement, des messages de ces rois de jure, étaient communiqués aux lecteurs, et les principaux évènements concernant la famille étaient rapportés, comme les deuils, les mariages et les naissances princiers. Mais déjà, la parution n'était plus que mensuelle. Otto Friedrichs, Henri Foulon de Vaulx illustrèrent alors les publications.

L'année 1914 vit la fin de cette période, suite au décès prématuré de Jean III à 41 ans, le 1er juillet et suite au premier conflit mondial. Dans la tourmente, la revue ne parut plus alors que tous les trimestres. Elle s'attachait à pourfendre tous les ouvrages et tous les articles qui attaquaient la thèse naundorffiste. Après-guerre, son audience diminua, la lassitude s'emparant des lecteurs. De plus, le prétendant Henri de Bourbon, trop tôt orphelin, ne souhaitait pas se mettre en avant. Sa position sociale -très modeste- l'empêchait d'illustrer la cause convenablement et les secours financiers des fidèles se tarissaient...

Néanmoins, pour ceux qui s'intéressent à l'affaire Louis XVII, la consultation de la revue reste indispensable et on s'aperçoit -à sa lecture- qu'elle a été trop souvent pillée, sans que les "malfrats" ne songent à citer leurs "emprunts"...

Ps : Charles XI (Louis-Charles de Bourbon) avait consacré sa famille au Sacré-Coeur, en ajoutant à son blason fleurdelysé l'image de ce dernier. On ne peut pas dire que la Providence ait récompensé la famille. Lui-même n'eut pas de descendance, son successeur et neveu n'eut qu'un fils, ce dernier sans postérité. Après la seconde guerre mondiale, les fidèles d'Henri V n'étaient plus qu'une poignée... Le nouvel échec des héritiers devant la justice française en 1954 (René et Charles-Edmond de Bourbon), précipita la disparition des "naundorffistes"... Il en reste encore quelques-uns aujourd'hui, principalement au sein de l'Institut Louis XVII.
Tant que les Français constitueront une nation, ils se souviendront de mon nom !

Napoléon
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BRH
 
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