Décès de l'historien Jacques Macé, la Fondation Napoléon lui rend hommage :
https://fondationnapoleon.org/2026/04/2 ... -napoleon/ émotion réelle également sur Facebook où Jacques Macé était très présent
(quelques jours à peine avant sa disparition il y postait encore une publication)
Nous connaissons l'hostilité de Jacques Macé envers la substitution... mais ceci est une autre histoire
Nos condoléances sincères à sa famille

Citer :
le décès de Jacques Macé, historien bien connu des milieux napoléoniens, ancien membre du comité directeur du Souvenir napoléonien, administrateur de la Fondation Napoléon, de 2011 à 2020 et, depuis, administrateur honoraire de notre institution. Il nous a quittés le 23 avril dernier, dans sa 89e année.
Ingénieur de l’École Nationale Supérieur de Mécanique (1960) avec une spécialité obtenue à l’École Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs (1961) et son service militaire en Algérie, il fit toute sa carrière professionnelle (1963-1994) à la Société Nationale d’Étude et de Construction de Moteurs d’Aviation (SNECMA aujourd’hui SAFRAN), comme ingénieur d’essais puis responsable technico-commerciale à l’international.
Passionné d’histoire, il s’y consacra à quasi-plein temps l’heure de la retraite venue. Il s’intéressa d’abord à l’histoire de la ville de Draveil, où il demeurait, avant de se lancer dans les études napoléoniennes. Jacques Macé n’était pas né un 15 août (1937) pour rien. Il consacra d’importants travaux à l’Empire et à l’exil de Sainte-Hélène, avec comme mentor, ce qui ne fut pas rien, le regretté Jacques Jourquin et sous l’œil du professeur Jean Tulard, avec qui il entretenait, via son épouse originaire de Draveil, des relations amicales.
Il se fit connaître du « milieu » napoléonien avec la publication, en 2000, de L’Honneur retrouvé du général Montholon, au moment où la polémique sur le prétendu empoisonnement de Napoléon par ledit général battait son plein. Il ne cessa dès lors de prendre part à ce débat et, au fil de ses envies, à livrer au public de nouvelles études, comme son Dictionnaire historique de Sainte-Hélène (2004), ses biographies du général Gourgaud (2006) et de Fanny Bertrand (2023), le commode petit livre sur La mort de Napoléon. Mythe, légendes et mystères (2009, avec Thierry Lentz), la réédition des mémoires de Betsy Balcombe (2005) et plus récemment la colossale édition du Journal intégral de Sainte-Hélène, du général Gaspard Gourgaud (2019). Ajoutons-y des dizaines d’articles et chroniques pour la Revue du Souvenir napoléonien, la Revue de l’Institut Napoléon ou le site napoleon.org. Les Draveillois lui doivent aussi plusieurs ouvrages sur leur ville ou ses habitants célèbres. Bien qu’ayant publié un ouvrage sur Le droit à la paresse et son auteur (Paul Lafargue, gendre de Karl Marx), il ne la pratiquait jamais, esprit en éveil et plume toujours en mouvement.
Personnage atypique dans le monde napoléonien -sourire, humour parfois dévastateur, convictions bien accrochées et courage de la bonne « dispute »-, toujours prêt à relever les défis historiographiques grâce à une organisation personnelle venue de son métier d’ingénieur sans doute, militant engagé chaque fois que nécessaire, Jacques Macé fut un compagnon de route fidèle et amical, et notamment un administrateur intéressé et assidu pendant les années où il siégea à la Fondation Napoléon. On ne le prenait jamais au dépourvu et sa grande culture lui permettait d’accepter tous les débats.