L'Énigme des Invalides

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Message Publié : 13 Nov 2004 15:56 
Mais plusieurs témoins en parlent, non?

C'est peut-être des détritus de mousse qui ont donné cette impression?

Vous pensez que c'est possible?


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Message Publié : 13 Nov 2004 16:38 
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Ils répètent la même chose que le Dr Guillard.

Sauf Ali qui dit carrément que les vases étaient sous les jambes ! ça, c'est plus que des adhérences...

A se demander si le manuscrit d'Ali sur le retour des Cendres est vraiment authentique !!! :10:


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Message Publié : 14 Nov 2004 15:30 
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:7: Cette historiette du coeur de Napoléon mangé par les rats et remplacé par un coeur de mouton, est assez hallucinante et ne va pas donner à l'entourage de Napoléon - français ou même anglais - une très bonne presse.

:15: Si les rats ont réussi à chaparder le coeur de l'Empereur, celà voudrait dire soit que le corps de Napoléon a été abandonné lors de l'autopsie peut-être pour une petite pause café, soit que les présents n'ont pas su faire face, scalpels à la main, à un rat affamé. Pas très glorieux tout ça.

Pour en revenir aux vases qui, à cause "d'adhérences" ne purent être retirés d'entre les jambes de l'Empereur, c'est à se demander comment sont-ils arrivés à cet endroit alors qu'ils avaient été mis dans les angles du cercueil suivant les propres dires d' Antonmarchi. :7:

Pendant le transport et sa mise au tombeau, le cercueil a certainement pu être fortement secoué, mais que les vases arrivent à se ballader, sur un matelas de satin ouatiné, contre le tissus rugueux de l'uniforme, tout en restant bien droits aigle fièrement campé sur un des couvercles, et se retrouver coincés entre les jambes de Napoléon à hauteur des genoux et à côté du chapeau suivant le récit de la majorité des présents sauf Gourgaud qui dit qu'ils se trouvaient entre les pieds.

:napo1: Lors de l'inhumation, Bertrand dit que le chapeau fut mis sur les genoux de l'Empereur, Marchand par contre parle des cuisses et Antonmarchi sur les pieds, alors les vases ils sont passés par-dessus ou pare-dessous du chapeau.

Le seul qui peut prétendre savoir, c'est le chirurgien Guillard. Lui seul découvrit le cercueil, certainement avec des gestes lents et prudents déplaça le satin, tâta le corps, voit les vases et décrit l'état des décorations, plaques, médailles, épaulettes, chapeau, uniforme (lui médecin ne remarque pas la fameuse ligne verte sur le gilet et le pantalon décrite par Ali) et tout ça ...en moins de 2 minutes, il faut le faire. :bravobravo:

_________________
«Les esprits sont comme les parachutes, ils ne fonctionnent que lorsqu'ils sont ouverts.» Pierre Desproges


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 Sujet du message : A qui remettre le coeur?
Message Publié : 15 Nov 2004 19:02 
Mais pourquoi Marchand, Bertrand et als. auraient-ils insisté pour qu'on leur remette le coeur? Pour respecter les dernières volontés de Napoléon, me direz-vous? Fort bien, mais ces volontés étaient que son coeur soit remis à Marie-Louise. Or, comme nous dit si bien Castelot, "Marie-Louise se hâta de refuser ce coeur qui avait battu pour elle." Elle avait une peur bleue que des gens "mal intentionnés" (sic!) prennent prétexte de la présence du coeur de Napoléon à Parme pour y faire pèlerinage!

Quant au duc de Reichstadt, il était mort et enterré depuis un bon bout de temps en 1840. Le remettre alors aux autres héritiers légaux de Napoléon? Rien dans le testament ne permet cette alternative. Le coeur devait être remis à Marie-Louise et à personne d'autre. Marie-Louise l'ayant refusé une fois pour toutes, je comprends qu'aucun des fidèles présents à l'exumation n'ait eu l'idée de le réclamer et je ne vois aucun mystère là-dedans.


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 Sujet du message : Re: A qui remettre le coeur?
Message Publié : 15 Nov 2004 19:10 
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Marie Walewska a écrit :
Mais pourquoi Marchand, Bertrand et als. auraient-ils insisté pour qu'on leur remette le coeur? Pour respecter les dernières volontés de Napoléon, me direz-vous? Fort bien, mais ces volontés étaient que son coeur soit remis à Marie-Louise. Or, comme nous dit si bien Castelot, "Marie-Louise se hâta de refuser ce coeur qui avait battu pour elle." Elle avait une peur bleue que des gens "mal intentionnés" (sic!) prennent prétexte de la présence du coeur de Napoléon à Parme pour y faire pèlerinage!


Mais, quand donc Marie-Louse a-t-elle refusé un coeur que l'on ne pouvait pas certainement lui remettre, puisqu'il était à douze pieds sous terre ?

Quand, comment et dans quelles conditions ? Ceci a-t-il fait l'objet d'une communication écrite, d'une volonté dûment constatée par un acte authentique ? J'avoue que je ne m'en souviens pas. Merci de m'éclairer de vos douces lumières, chère Marie. :20:

Citer :
Quant au duc de Reichstadt, il était mort et enterré depuis un bon bout de temps en 1840. Le remettre alors aux autres héritiers légaux de Napoléon? Rien dans le testament ne permet cette alternative. Le coeur devait être remis à Marie-Louise et à personne d'autre. Marie-Louise l'ayant refusé une fois pour toutes, je comprends qu'aucun des fidèles présents à l'exumation n'ait eu l'idée de le réclamer et je ne vois aucun mystère là-dedans.


Mais, repenchez-vous sur le témoignage d'Ali, Marie. Vous verrez bien qu'il en a été discuté... A défaut de Marie-Louise, ce coeur pouvait être donnée à la Nation Française, peut-être ? :4:


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 Sujet du message : Le refus de Marie-Louise
Message Publié : 15 Nov 2004 19:29 
Bonjour Bruno!

Comme je viens rarement, j'espère que vous ne vous dites pas, chaque fois que j'interviens: "Ah non, pas encore elle qui va me jeter un pavé dans la mare!" :4:

Je triche un peu sur mes heures de travail pour venir vous voir.... C'est dire que je suis loin de mes bouquins. Le refus de Marie-Louise, si je me souviens bien, je l'ai lu dans "L'Aiglon" de Castelot. Elle l'aurait formulé dans une correspondance privée, soit à son père, soit à une amie (la même à laquelle elle disait, lors de la mort de Napoléon, qu'elle lui était reconnaissante de la "tranquille indifférence" dans laquelle il l'avait tenue alors qu'il aurait pu la maltraiter! :10: :10: )

Je ne me souviens plus des termes exacts, mais je me souviens très exactement de cette crainte qu'elle formulait que des "gens mal intentionnés" prennent prétexte de la présence du coeur de Napoléon à Parme pour y faire pèlerinage. Et elle concluait en disant qu'elle souhaitait que son coeur repose en paix avec le reste! (si je puis m'exprimer ainsi.) Je vais tâcher de remettre la main sur ce livre, je dois courir à la blibliothèque car il fait malheureusement partie des livres que je désire follement mais que je n'ai pas les moyens de m'offrir :bouhou: (mon cher mari, si tu me lis, pense à ma liste de cadeaux de Noël!)

Votre suggestion de le léguer à la Nation française n'est pas mauvaise, mais je ne suis pas certaine que l'idée m'aurait effleurée, à la place de Marchand & Cie. Le leg d'un coeur à une personne aimée est quelque chose de si personnel...


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Message Publié : 15 Nov 2004 19:46 
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Inscription : 14 Déc 2002 15:30
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Ne vous inquiétez pas, Marie: je suis toujours très heureux de vous lire, même si c'est pour me prendre quelques pavés. Ces derniers sont toujours fleuris et ne procèdent d'aucune malignité...

Pour Caslelot, évidemment... :4:

Mais je me méfie un peu du "conteur de l'ilôt Saint-Georges", qui brode toujours ! Je me souviens vaguement de ce détail: il me semble que c'était après l'annonce de la mort de Napoléon, et qu'elle était plutôt satisfaite de la décision d'Hudson Lowe.

Un courrier privé, donc pas une manifestation claire de la volonté.

A tout le moins, il faudrait que cette intention du refus ait été réitérée devant témoins.

En tout cas, celle des compagnons ne me paraît pas douteuse: à preuve le témoignage d'Ali... :salut:


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 Sujet du message : Témoignage d'Ali
Message Publié : 15 Nov 2004 19:52 
Le problème, c'est que le témoignage d'Ali n'est pas encore disponible de mon côté de l'Atlantique... :bouhou: Je fais donc avec ce que j'ai! :neutral:


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Message Publié : 15 Nov 2004 20:00 
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Mais il est disponible sur ce forum ! :4:

Je vous chercherai le lien tout à l'heure...

Voici:

http://www.empereurperdu.com/forum/phpB ... .php?t=389


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Message Publié : 15 Nov 2004 23:26 

Voilà, Marie, j'ai trouvé l'extrait dont vous parliez:



Citer :
Je souhaite que vous preniez mon cœur, que vous le mettiez dans l'esprit de vin et que vous le portiez à Parme à ma chère Marie-Louise. Vous lui direz que je l'ai tendrement aimée, que je n'ai jamais cessé de l'aimer.
Plus épouvantée que touchée par cet encombrant présent, la "bien-aimée Louise" se hâta de refuser ce cœur qui avait battu pour elle.
" Mon unique désir est que son cœur reste dans sa tombe, écrivit-elle à son père. Les malveillants en prendraient prétexte pour faire pèlerinage à Parme, ce qui me serait très pénible, puisque je ne souhaite plus sur la terre que le repos et la paix...
Hudson Lowe semblait avoir prévu la réponse, il n'avait pas autorisé le dernier médecin de Napoleon à emporter la relique en Europe.



Citer :
Antommarchi vint à Parme au mois d'octobre. Mme Neipperg ne le reçut pas. Elle chargea son nouvel époux de l'éconduire avec de bonnes paroles.
Quelque temps plus tard, un médecin - le Dr Hermann Rollet - vit les enfants de l'intendant de Marie-Louise en train de jouer avec un objet en plâtre qu'ils avaient attaché au bout d'une ficelle et qu'ils traînaient sur le parquet en guise de voiture. Le médecin s'approcha, se pencha, ramassa l'objet et reconnut le masque mortuaire de Napoléon qu'Antommarchi, à défaut du cœur le l'Empereur, avait offert à Marie-Louise...


L'Aiglon - Castelot - Perrin 1961 - p279, 280.


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