L'Énigme des Invalides

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Message Publié : 09 Sep 2004 10:15 
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Eugénie, la véritable responsable du désastre! La faute d'Eugénie.

C'est le 3 juillet 1870 qu'éclate l'incident « Hohenzollern » ! Le général Prim, à la suite de l'abdication de la reine d'Espagne Isabelle II, offre le trône à Léopold de Hohenzollern. L'émotion est considérable en France : la presse prend le mors aux dents et affirme que la sécurité de la France est menacée. Rouher est-il derrière cette affaire ?

En tout cas, Gramont, le ministre des Affaires étrangères, est un « va-t-en guerre » : « cette candidature, affirme-t-il, lèse nos intérêts et offense notre honneur ; nous nous y opposerons par tous les moyens ». Le 6 juillet, il enfonce le clou à la tribune du Corps Législatif :
« nous ne devons pas supporter qu'une puissance étrangère, en plaçant un de ses fils sur le trône de Charles Quint, dérange à notre détriment l'équilibre actuel des forces en Europe. Pour empêcher pareille éventualité, forts de votre appui, Messieurs, et de celui de la Nation, nous saurons remplir notre devoir sans hésitation ni faiblesse. »

La guerre ? Mais sommes nous prêts ! Le maréchal Vaillant le pense et conseille à l'Empereur de profiter d'une pareille occasion. Mais Napoléon III ne sombre pas dans l'hystérie collective, malgré les assurances du maréchal Leboeuf, son ministre de la Guerre. Celui-ci l'assure à son souverain : si la mobilisation est décrétée assez tôt, il se fait fort de porter à la frontière 300 000 hommes en moins de quinze jours ; les Prussiens sont plus nombreux, c'est entendu, mais ils ne disposeront guère que de 450 000 soldats aux débuts des opérations. Par conséquent, l'armée impériale sera dans la proportion de deux contre trois : celle avec laquelle Napoléon 1er triomphait de ses ennemis. Et puis, il y a les mitrailleuses (canons à balles) et le chassepot !

Pourtant, l'Empereur n'est pas convaincu. Et il ignore que les tableaux des effectifs sont faux et que l'armée est bien incapable de s'équiper et de se déployer en quinze jours : c'est là la grande faute de Leboeuf, s'être bercé d'illusions, sans en avoir soi-même vérifié le bien-fondé. Mais Napoléon III est conscient de la forte organisation militaire de la Prusse et il mesure l'isolement diplomatique de la France. Enfin, la partie n'est pas équilibrée : comme lui dira un proche « entre vous et le Roi de Prusse, la partie n'est pas égale ; le Roi peut se permettre de perdre plusieurs batailles, tandis que pour vous, Sire, la défaite sera la Révolution ! »

Alors, Napoléon III cherche à négocier ; il envoie des émissaires secrets auprès de la reine Victoria et du Roi des Belges en les priant d'user de leur influence pour amener le roi de Prusse à ne pas soutenir cette candidature. Et le 12 juillet, Antoine de Hohenzollern télégraphie à Madrid pour annoncer que « son fils Léopold retire sa candidature en raison des complications qu'elle paraît soulever ». Guillaume 1er peut écrire à Bénédetti, l'ambassadeur de France, que « l'incident est clos ».

A Saint-Cloud, l'Empereur ne cache pas son soulagement : « je suis heureux que tout se termine ainsi. Une guerre est toujours une grosse aventure ». Il ajoute, se confiant au général Fleury : « Cela signifie la paix. La guerre serait inutile, absurde ; supposez qu'une île surgisse dans la Méditerranée, près de la côte française. L'Allemagne désire en prendre possession. Je m'y oppose. Mais, tandis que nous discutons, l'île a disparu. Ni la France ni l'Allemagne ne seraient assez folles pour combattre pour une île qui aurait disparu. »

C'est pourtant ce qui va se passer. En apprenant que la guerre est repoussée, l'impératrice entre dans une rage incroyable ! « Qué Vergüenza ! Quelle honte ! Cette renonciation est inacceptable . LE ROYAUME DE France EST TOMBE EN QUENOUILLE ! »
Propos inqualifiables, d'un manque de respect inouï envers l'Empereur ! Cette sortie méritait un coup de cravache, tout au plus !Malheureusement, le courroux d'Eugénie rencontre l'assentiment du duc de Gramont, le ministre des Affaires étrangères : « Croyez-vous qu'on puisse faire confiance à la Prusse ? D'ailleurs, l'opinion ne se contentera pas du retrait de la candidature, elle exigera de la Prusse des excuses publiques. Il y va de l'avenir de la dynastie et du Prince Impérial ».

C'est donc l'opinion qui gouverne désormais la politique étrangère de la France ? Propos aussi sot qu'inexact : l'Empereur n'a-t-il pas retrouvé son chiffre ? Que la presse se répande en sarcasmes, quelle importance ? N'importe, Eugénie continue: « Cette victoire qui n'a coûté ni une larme ni une goutte de sang sera pour nous la pire des humiliations ! Si la Prusse refuse de se battre, nous la contraindrons, à coups de crosse dans le dos, à repasser le Rhin, et à évacuer la rive gauche !
C'est une paix sinistre que celle dont on parle depuis vingt-quatre heures. »

Propos imbéciles, comme une presse revancharde plus tard nous abreuvera. Mais la politique de la France se détermine t'elle dans les salles de rédaction ? En tout cas, tout ceci remonte à Napoléon III ; épuisé par la maladie, anesthésié par l'opium, l'Empereur ne trouve pas la force de résister : son épouse est pour la guerre, la plupart des ministres (hormis Ollivier) aussi ; la presse semble donner l'impression que tout le pays est pour la guerre (sentiment renforcé par des manifestations plus ou moins spontanées d'hostilité à la Prusse) !

Alors, Napoléon III abdique une première fois ; César infortuné rend les armes ! Il agit comme un souverain constitutionnel et s'en remet à son ministre des affaires étrangères ; celui-ci s'empresse de réclamer une démarche dangereuse à Bénédetti : il faut une renonciation explicite, formelle du roi de Prusse lui-même ! C'est ce qu'attendait Bismarck ; ce dernier n'a plus qu'à tronquer la dépêche d'Ems ; la mèche est allumée.

Le conseil des Ministres se réunit le 14 juillet au matin à Saint Cloud. La séance dure deux heures. L'Empereur est livide ; il plaide encore pour la paix et propose une conférence internationale ou la médiation de l'Angleterre. Chose invraisemblable, Eugénie participe au Conseil et mène la charge, déclarant que « la lutte était inévitable si l'on avait le souci de l'honneur de la France ».

Leboeuf fait chorus ; il jette son portefeuille à terre, jure qu'il ne le ramassera pas et qu'il rendra son bâton de maréchal si on ne fait pas la guerre ; attitude grossière, impudente quand on sait combien rien n'était prêt ! Il aggrave son cas : « la guerre avec la Prusse est inévitable, dans un avenir plus ou moins proche. Nous sommes prêts, notre ennemi ne l'est pas (sic !). Nous avons une armée superbe, admirablement bien disciplinée ; nous ne retrouverons jamais pareille occasion. De Paris à Berlin, ce sera une promenade, la canne à la main. »

L'Empereur abdique une seconde fois : au moment de passer au vote, il quitte la salle du conseil : « je suis un souverain constitutionnel, je dois me soumettre à la majorité du Conseil. » En fait de majorité, c'est l'unanimité ! L'Empereur est parti se coucher. L'Impératrice reprend les ministres en main ; elle a cette phrase insensée « si la France offensée ne se hâte pas de souffleter la Prusse, il n'y aura pas de Napoléon IV ! » La mobilisation générale est décidée. On court réveiller Napoléon III : il n'a plus -comme un somnambule- qu'à ratifier cette mesure.

Bien sûr, l'Empereur a sa part de responsabilité ; il a laissé siéger Eugénie au Conseil. Il ne s'est pas assuré de la véracité des rodomontades de Leboeuf et a laissé agir Gramont en dépit du bon sens. Seulement, on peut le dire, jamais souverain ne fut plus mal servi ! La France était tombée en quenouille entre les mains d'une espagnole !

Peut-on trouver des circonstances atténuantes à Eugénie ? Une Espagnole... impériale ? L'ébauche d'une explication pour caractériser un sang vif, une fierté ombrageuse et, parfois, un caractère indomptable.

De belles qualités, certes, mais qu'on attendrait plutôt d'un "sabreur" que d'un chef d'Etat; c'est là le danger des régences, substituer au souverain une reine ou une impératrice qui ne possède pas nécessairement les qualités indispensables pour faire preuve de sang-froid!

Il faut convenir que la suite des évènements est encore plus accablante pour Eugénie... même si ses efforts désespérés pour sauver la France et la couronne de son fils sont très émouvants...

Peut-on soutenir, pour la disculper, qu'un évènement dont la responsabilité serait avant tout collective, c'est le declenchement de la guerre de 70 ? Posons la question: sans Eugénie, la guerre aurait-elle été declarée ? Beaucoup d'historiens ou de napoléoniens sont sceptiques et vont jusqu'à soutenir que si N. III n'avait pas déclaré la guerre, il aurait été renversé encore plus vite et avant la date de Sedan...

Laissons de côté Eugénie, un instant...

"Si Napoléon III n'avait pas déclaré la guerre, il aurait été renversé encore plus vite et avant la date de Sedan...", non cela n'est pas admissible !

Par qui ? Par les Bonapartistes ? ça n'est quand même pas les républicains qui auraient pu jouer à ce petit jeu! C'est la reprise de la thèse erronée selon laquelle l'opinion publique voulait la guerre!

En dehors d'une fraction parisienne, conglomérat d'énergumènes et de Rantanplans, le pays ne voulait pas la guerre: le sentiment des folliculaires n'est pas l'opinion...

La paysannerie alsacienne et lorraine redoutaient la guerre et je gage qu'il en était de même dans le reste du pays.

Napoléon III s'est laissé influencer par un mouvement d'une fraction de l'opinion dont on peut se demander s'il n'a pas été fabriqué exprès pour le circonvenir. J'hésite sur les véritables auteurs de cette manoeuvre: n'y aurait-il pas les "mamelucks", Rouher à leur tête?

Quant à la peur des "rouges", elle était exagérée. Certes, il y avait à Paris une majorité républicaine avec une forte minorité révolutionnaire (on le verra bien à la commune)! Ce sont ces gens-là qu'on verra surtout le matin du 4 septembre.

Eh bien! En cas de tentative révolutionnaire, l'occasion aurait été idéale de briser ces nouveaux "septembriseurs", à coup de canons si nécessaire.

Après Sedan, la dynastie était perdue! Peut-être, si le prince impérial avait eu deux ou trois ans de plus, aurait-il pu se faire proclamer Napoléon IV...

Rappelez-vous les mots terribles de l'impératrice quand elle appris la capitulation...

Il est vrai qu'après le désastre de Sedan, le pays était désarçonné! On lui dit -parole de ministre- qu'on est prêt, que la guerre sera une promenade de santé...

Un mois après l'ouverture des hostilités, c'est fini! La dernière armée de la France qui est prisonnière, un Bonaparte qui capitule...

Les républicains ont eu beau jeu. Comment l'opinion publique pouvait-elle comprendre ? Plus tard, malgré une propagande éhontée des républicains, elle se souviendra du bien fait par "Badinguet"...

Tant que la génération formée par l'école de Jules Grévy ne parviendra pas au droit de vote, les Bonapartistes feront des scores électoraux impressionnants... Il manquera juste un chef (décès prématuré du Prince impérial), une véritable aubaine pour les républicains! Et discorde entre "Jérômistes" et "Victoristes"!

Vous imaginez Napoléon IV à Londres en 1889 ? il n'avait plus qu'à débarquer... ça ne faisait pas un pli (date du scandale de Panama et épisode de la candidature du général Boulanger) !

Sources :

Emile Ollivier: L'empire libéral (7 volumes).
Pierre Miquel : Le Second Empire (Plon).
Philippe Seguin : Napoléon III.
Jules Amédée Le Faure : histoire de la guerre franco-allemande.


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Message Publié : 29 Jan 2007 15:51 
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A la décharge de l'Impératrice, on dira qu'elle essaya d'obtenir une paix moins dure que celle qui se profilait à l'horizon. Ainsi, proposa-t-elle à Guillaume 1er de lui céder nos possessions en Indochine plutôt que l'Alsace, insistant sur le caractère français de la province.

Guillaume 1er lui répondit:


Madame,

J'ai revu la lettre que Votre Majesté a bien voulu m'adresser et qui a évoqué des souvenirs du passé que je ne puis me rappeler sans regrets!

Personne plus que moi ne déplore le sang versé dans cette guerre qui, Votre Majesté le sait bien, n'a pas été provoquée par moi.

Depuis le commencement des hostilités ma préoccupation constante a été de ne rien négliger pour rendre à l'Europe les bienfaits de la paix, si les moyens m'en étaient offerts par la France. L'entente aurait été facile tant que l'Empereur Napoléon s'était cru autorisé à traiter et mon gouvernement n'a même pas refusé d'entendre les propositions de Jules Favre et de lui offrir les moyens de rendre la paix à la France. Lorsque à Ferrière des négociations parurent être entamées au nom de Votre Majesté, on leur a fait un accueil empressé et toutes les facilités furent accordées au Maréchal Bazaine pour se mettre en relation avec Votre Majesté, et quand le général Boyer vint ici il était possible encore d'arriver à un arrangement si les conditions préalables pouvaient être remplies sans délai. Mais le temps s'est écoulé sans que les garanties indispensables pour entrer en négociations eussent été données.

J'aime mon pays comme vous, Madame, vous aimez le vôtre, et par conséquent je comprends les amertumes qui remplissent le cœur de Votre Majesté et j'y compatis bien sincèrement. Mais, après avoir fait d'immenses sacrifices pour sa défense, l'Allemagne veut être assurée que la guerre prochaine la trouvera mieux préparée à repousser l'agression sur laquelle nous pouvons compter aussitôt que la France aura réparé ses forces et trouvé des alliés. C'est cette considération seule, et non le désir d'agrandir une patrie dont le territoire est assez grand, qui me force à insister sur des cessions de territoires, qui n'ont d'autre but que de reculer le point de départ des armées françaises qui, à l'avenir, viendront nous attaquer.

Je ne puis juger si Votre Majesté était autorisée à accepter au nom de la France les conditions que demande l'Allemagne, mais je crois qu'en le faisant Elle aurait épargné à sa patrie bien des maux et l'aurait préservée de l'anarchie qui aujourd'hui menace une nation dont l'Empereur pendant vingt ans avait réussi à développer la prospérité.

Veuillez croire, Madame, aux sentiments avec lesquels je suis
de Votre Majesté
le bon frère
GUILLAUME
Versailles
le 26 octobre
1870


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Message Publié : 29 Jan 2007 16:32 
Citer :
Rappelez-vous les mots terribles de l'impératrice quand elle appris la capitulation...

Elle a dit quoi ? le texte exact, merci ...


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Message Publié : 29 Jan 2007 16:58 
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"Quelle honte pour un Napoléon ! Il eût mieux valu qu'il mourût" !

Evidemment, à ce prix, Eugénie aurait peut-être pu sauver la couronne pour son fils...

Pauvre Napoléon III... Ce n'est pas faute d'avoir essayé: le 1er septembre en fin de matinée, il se porte à la tête des troupes qui tentent un dernier effort pour percer le cercle allemand qui se resserre... Les hommes tombent autour de lui; deux de ses aide de camps sont touchés... Mais la mort n'en veut pas: il faut battre en retraite. Livide, épuisé par l'effort qu'il s'est imposé pour demeurer en selle, l'empereur retourne au petit trot vers la forteresse...


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Message Publié : 30 Jan 2007 12:36 
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:salut: Pire que cela Eugénie demanda à Napoléon III de ne pas revenir à Paris, il chercha la mort sur le champ de bataille qu'il ne trouva pas, c'était une seconde capitulation : politique après celle militaire. En croyant sauver le régime, l'Impératrice y mit fin, le roi de Prusse ne voulait pas pourtant pas détroner Napoléon III.

Le billet du futur empereur d'Allemagne à l'adresse d'Eugénie fut mesuré et logique malheureusement pour nous!

Bien à vous.
:2:


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Message Publié : 08 Déc 2010 22:45 
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Un livre à l'ancienne pour faire le point (causes et responsabilités de la guerre de 1870, par Henri Welschinger :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3 ... .r=.langFR

Et surtout, le chapitre IV (spécialement p.132) :

CHAPITRE IV
LES CONSEILS DES 13 ET 14 JUILLET
Le Conseil des ministres à Saint-Cloud le 13 juillet. - Reproches de Le Boeuf contre une politique indécise. - Regrets de la minorité au sujet de la demande de garanties. - M. Ollivier pense un moment à démissionner. - Pourquoi il demeure au pouvoir. - Dépêche du comte de Granville conseillant d'accepter le retrait de la candidature Hohenzollern. - M. Ollivier combat le rappel des réserves. - Colère de Le Boeuf et mécontentement de l'impératrice. - Ajournement d'explications au Corps législatif. - Entrevue de Thiers avec Segris, Chevandier de Valdrôme, Maurice Richard, Mège et Louvet. - Thiers conseille de patienter et de ne point courir les chances d'une guerre prématurée. - Exigences des ultras au Corps législatif et au Sénat. - Nouvelle démarche pacifique de Lyons auprès de Gramont. - Exigences du ministre des Affaires étrangères. - Dépêche de Lesourd le 14 juillet au matin. - Le supplément de la Gazette de l'Allemagne du Nord. - La dépêche d'Ems falsifiée. - Conseil des ministres le 14 juillet au matin. - Différend à ce sujet entre MM. Ollivier et Plichon. - Dépêche de Benedetti partie d'Ems le 13 juillet à midi 5 - Retrait officiel de la candidature Léopold. - Le roi de Prusse considère l'affaire comme terminée. - Nouvelle dépêche de Benedetti le 13 à 3 h. 15 du soir. - Le ministre des Affaires étrangère est le 14 juillet au courant de tout ce qui s'est passé à Ems. - Refus des garanties et acceptation du retrait de la candidature. - L'ambassadeur français n'a pas été congédié par le roi. - Ni offenseur ni offensé. - Pourquoi Gramont n'a-t-il pas interrogé Benedetti? - La falsification de la dépêche aurait pu être découverte. - M. de Werther vient prendre congé. - Nouvelle demande de Granville auprès du roi de Prusse. - Gramont menace de démissionner au Conseil du 14 à midi et demie, si on repousse une guerre inévitable. - Hésitation des ministres. - On examine le supplément de la Gazette de l'Allemagne du Nord. - M. Ollivier propose de se contenter du désistement et veut aller en informer le Corps législatif. - L'empereur s'y oppose. - Proposition d'un Congrès par le duc de Gramont. - L'empereur s'y rallie. - Texte de la proposition. - M. Ollivier la soutient avec succès. - On en ajourne le dépôt au Corps législatif pour le lendemain. - Suspension de l'appel des réserves. - Surprise, puis approbation de Le Boeuf. - Indignation de l'impératrice. - Sa responsabilité dans la déclaration de la guerre. - Ce qu'en pensait le général du Barail. - Paroles de l'impératrice à Prévost. - Paradol nommé ambassadeur aux Etats-Unis. - Observations au prince Poniatowski. - Excitations du parti Jérôme David et Clément Duvernois. - Hésitations de Napoléon III. - Opinion de Chasseloup-Laubat sur lui. - Imprévoyance et tergiversations nouvelles. - Confidences de l'empereur à M. Emile Ollivier le 14 juillet au soir. - Retour subit à des idées pacifiques. - Syncope de l'empereur. - Action directe de l'impératrice sur le Conseil dans le sens de la guerre. - Témoignage du marquis de Pienne, du maréchal de Mac-Mahon et de M. Grivart. - Le Cabinet se décide à la guerre. - Opinion de Saint-Marc-Girardin. - Entrevue de M. Ollivier avec Robert Mitchell le soir du 14 juillet. - Fatalité de la guerre. - Récit de M. de Parieu. - Désarroi du gouvernement et du Cabinet. - Aveux de M. Plichon en 1885 à la Chambre. - Observations de M. Emile Ollivier à cet égard. - Correspondance entre lui et M. Plichon. - Différend sur la question de savoir si la guerre a été décidée le 14 juillet au soir. - Contestation de M. Ollivier. - Affirmations persistantes de M. Plichon qui corroborent le récit de M. de Pienne.

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Message Publié : 24 Août 2011 8:56 
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Déjà en 1966, un article paru dans le magazine "Spiegel" de Golo Mann (le fils de Thomas Mann). Il a changé son opinion négative de "Eugénie" résultat d'un livre par Harold Kurtz: "Eugénie - Kaiserin der Franzosen". Un article très intéressant en allemand.

http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-46265212.html

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Message Publié : 24 Août 2011 9:36 
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J'ai également eu un avis négatif de la «Eugénie», mais pour différentes raisons. Aujourd'hui, je pense différemment d'eux.

Citation de Golo Mann:
Vous voyez, même la bonne volonté, il n'est pas facile de détruire la légende de l'impératrice Eugénie. Personne ne sait cela mieux que l'auteur de ces lignes, parce que dans un article sur "l'histoire du monde Propyläen:« J'ai décrit ainsi: «Ce n'est rien, mais belle - Bismarck appelait les plus belle femme de son temps, rien sectaire comme rien de plus que désireux de s'il vous plaît, dominateur, égoïste et vide. "

J'ai écrit au meilleur de ma connaissance et croyance, basée sur les mémoires, les rapports contemporains. Ils étaient aussi mal que l'article du magazine. Mais alors, il aurait été donné la biographie de Harold Kurtz.

Texte original
Zitat von Golo Mann:
Man sieht, auch dem Gutwilligen fällt es nicht leicht, die Legenden um Kaiserin Eugenie zu zerstören. Niemand weiß das besser als der Schreiber dieser Zeilen, denn in einem Beitrag zur "Propyläen-Weltgeschichte" habe ich sie so geschildert: "Die ist nichts als schön - Bismarck nennt sie die schönste Frau ihrer Zeit; nichts als bigott, nichts als gefallsüchtig, herrschsüchtig, egoistisch und leer."

Das schrieb ich nach bestem Wissen und Gewissen, gestützt auf Memoiren, auf zeitgenössische Berichte. Sie waren so falsch wie der Illustrierten-Artikel. Hätte es doch damals schon die Biographie von Harold Kurtz gegeben.

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Message Publié : 24 Août 2011 10:19 
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Bonjour,

Il nous a toujours manqué un germaniste sur ce forum. J'ai bien fait 5 ans d'allemand, mais je n'étais pas très doué et j'ai tout oublié... :rougi:

Merci pour vos efforts afin de nous faire partager les vues des écrivains allemands sur Eugénie. :salut:

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Message Publié : 24 Août 2011 10:45 
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Je vous remercie. Mon français n'est pas très bonne et je m'excuse pour cela. Mais avec l'aide de Google, je n'arrive pas à traduire. Pour des raisons familiales, je travaille très étroitement avec Napoléon III.
Peut-être que ce n'est pas ici. Mention, mais je serais encore ça, le personnage de Louis.

Citation Golo Mann:
Faciliter facteur était que Eugénie était riche. Nous aimerions savoir comment les riches et comment leur fortune est venue - l'une des quelques lacunes dans la biographie de M. Kurtz. Lorsque Louis Napoléon, Président de la République française, il n'avait que des dettes, et la mère d'Eugénie n'est pas beaucoup plus, a été mené comme un prisonnier de guerre après Wilhelmshöhe château, il avait 260 000 francs avec lui et, comme il l'a souligné avec fierté, non à l'étranger un sou.

Il est également désigné comme empereur des travailleurs. Je suis très fier.
Un autre incident que je connais autre chose, mais le sens de son épouse ainsi:
Comme un garçon, Louis Napoléon a été observé, un jour de l'usine de la ville. C'était une froide journée d'hiver, mais il était pieds nus et en chemise. Passer d'un endroit à un autre, il était clairement en essayant d'éviter à la fois la détection et la boue glaciale et des poches de neige. Quand il a été arrêté et a demandé de donner un compte rendu de sa robe et son comportement, il a indiqué que tandis que le moulin de la ville, il voit une famille passent par sa pauvreté et la misère lui a touché avant qu'il lui a donné une autre pensée, il a tiré ses chaussures eu et les donna à l'enfant et a donné son manteau à un autre. Pour lire:
http://josephsmithacademy.org/inspira/wiki/index.php?title=Charles_Louis_Napoleon_Bonaparte,_Napoleon_III
Traduction du "Spiegel" par Google dans l'espoir que tout est traduit correctement::
http://translate.googleusercontent.com/translate_c?hl=de&ie=UTF8&prev=_t&rurl=translate.google.de&sl=de&tl=fr&twu=1&u=http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-46265212.html&usg=ALkJrhiq8pzjRDMYZEHr3deuzqLa4Lnd0w

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