L'Énigme des Invalides

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 Sujet du message : La peur des résignés !
Message Publié : 13 Juin 2019 18:29 
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La victoire du RN est impossible car la majorité des gens ont intérêt au statu quo

12 juin 2019 le blog de Paysan Savoyard Les Français face à l'invasion
Chronique de Paysan Savoyard

(n°221 – juin 2019)



Les immigrationnistes comprennent plusieurs catégories. Les membres de la classe dirigeante, qui organisent l’immigration, forment la première, celle des traîtres. L’immigration est partie intégrante de leur projet mondialiste : afin d’accroître encore leur pouvoir et de maximiser leurs profits, ils veulent organiser le monde – le monde occidental du moins – comme un ensemble unique, au sein duquel marchandises, services, capitaux et main-d’œuvre circulent librement.

Les immigrationnistes qui, sans appartenir à la classe dirigeante collaborent avec elle avec enthousiasme pour mettre en œuvre l’immigration de masse, composent le deuxième groupe. Les motivations de ces collabos – militants des associations, chrétiens pratiquants, intellectuels « engagés » – sont le plus souvent idéologiques : l’accueil des immigrés leur apparaît comme une obligation morale, quelles qu’en soient les conséquences. Plus généralement, ils rêvent d’un monde sans frontières, d’un monde universel, où règneraient paix et justice et d’où auraient été éradiqués la pauvreté et le racisme. Certains de ces collabos sont cosmopolites : leur immigrationnisme découle de la haine qu’ils éprouvent pour l’Europe et les Européens de souche.

On pense moins à la dernière catégorie d’immigrationnistes, pourtant de loin la plus nombreuse : celle des résignés. Les résignés ne sont pas les organisateurs de l’immigration et n’y collaborent pas avec frénésie. Ils ne la considèrent pas avec ravissement mais en perçoivent au contraire les graves inconvénients et les risques, dont ils cherchent d’ailleurs à se protéger pour eux-mêmes et leurs proches. Pourtant ils choisissent tout de même de continuer à voter pour les partis immigrationnistes. Laissant de côté pour cette fois les « traîtres » et les « collabos », c’est à ces « résignés » que nous nous intéresserons ici.

En fait les résignés savent… Parce qu’en fait tout le monde sait…

Les immigrationnistes résignés en réalité savent. Ils savent que la France et l’Europe sont en train d’être envahies par l’immigration. Ils savent que cette immigration est une catastrophe. Ils ne le disent jamais et ne se le disent jamais à eux-mêmes, pour des raisons sur lesquelles nous revenons plus loin. Mais en fait ils savent. Ils savent et ils ressentent en fait à peu près la même chose que les électeurs du RN eux-mêmes.

Tout le monde sait d’ailleurs. Les membres de la classe dirigeante, organisateurs de l’immigration, savent bien sûr : c’est en toute connaissance de cause qu’ils mènent la politique d’invasion, qui sert leurs intérêts. Les collabos savent bien eux-aussi que l’immigration va balayer l’Europe et ses peuples : mais ils l’acceptent, par idéologie.

Comme les traîtres dirigeants et comme les collabos, les résignés savent… et ils s’y résignent. Comment pourraient-ils ne pas savoir, au demeurant ? Il est impossible de ne pas savoir. La réalité de l’invasion crève les yeux et saute au visage. Il suffit de prendre le métro. Il suffit de marcher quelques minutes dans les rues des grandes villes. Il suffit de regarder la télévision, où il n’est question que de cela ou presque, explicitement ou en filigrane : les attentats, la délinquance, les manifestations de l’islamisation croissante, la confrontation en Europe des populistes et des progressistes, la résurgence de maladies disparues, les SDF, les difficultés de logement, les quartiers, les réfugiés, les thèmes choisis par le cinéma et les livres… :
presque tous les sujets abordés dans les JT du soir ont un lien plus ou moins direct avec l’invasion. En outre le Système prend soin de marquer la présence croissante de l’immigration dans la pub, le cinéma, les séries, afin de convaincre tout un chacun que la chose est désormais irréversible. Le foot à chaque match est la démonstration la plus éclatante de ce que le grand remplacement avance à pas de géant. Or toute la France ou presque regarde le JT, ou la pub, ou les séries, ou le foot, et le plus souvent le tout à la fois. Et donc tout le monde sait.

Les résignés savent aussi parce qu’ils sont la plupart du temps confrontés à l’immigration, à son ampleur et à ses méfaits, dans leur milieu professionnel. Dans les entreprises les postes occupés par des personnes issues de l’immigration sont de plus en plus nombreux, du moins dans les tâches d’exécution. De même la clientèle des services publics, hôpitaux, écoles, transports, services de la CAF ou des HLM, est massivement immigrée : les fonctionnaires qui gèrent ces services ne peuvent donc ignorer la réalité de l’invasion. Tous les agents publics, sauf les quelques-uns qui sont planqués dans un bureau, sont au contact quotidien de l’immigration.

Le comportement des résignés montrent bien qu’ils savent d’ailleurs. Le choix du quartier où ils habitent, des amis qu’ils fréquentent, de l’établissement scolaire qu’ils sélectionnent, des loisirs qu’ils pratiquent, du lieu de vacances qu’ils retiennent, tous ces choix de vie quotidienne sont guidés étroitement par l’objectif implicite d’éviter le plus possible la fréquentation des immigrés. De même lorsqu’ils sont fonctionnaires les choix d’affectation des résignés sont parlants : c’est ainsi que la destination préférée des enseignants, qui sont les fonctionnaires les plus nombreux et sont très généralement immigrationnistes, se trouve être le « Grand ouest ». Or l’attrait du bord de mer ne peut suffire à expliquer ce tropisme occidental puisque Marseille, pourtant plus ensoleillée, est aujourd’hui une destination bien moins prisée…

Les résignés savent, donc. Et pourtant ils restent immigrationnistes. En public ou dans leur cercle privé, ils relaient le discours dominant. A tout le moins ils se taisent. Et dans les deux cas ils continuent à voter pour les partis immigrationnistes, de gauche, du centre ou de droite, et rejettent le RN. Alors pourquoi ?

Les résignés sont immigrationnistes par calcul

Si les immigrationnistes résignés continuent à voter pour les partis immigrationnistes alors qu’il savent que l’immigration est une catastrophe, c’est parce qu’ils effectuent un calcul. Ce calcul repose sur trois éléments. L’âge d’abord. Parmi les résignés beaucoup sont des retraités. Quand ils sont encore actifs, ils ont souvent atteint ou dépassé la cinquantaine. Les résignés savent que les choses vont se dégrader. Que la délinquance va s’accroître. Que la tiers-mondisation des villes va s’accentuer. Que le nombre des quartiers passés sous le contrôle des imams et des caïds ne va cesser d’augmenter. Que l’islam va devenir de plus en plus présent et vindicatif sur le territoire. Que l’immigration va devenir massive même dans les territoires encore relativement protégés comme l’ouest de la France. Mais ils tablent sur le fait que la dégradation de la situation se fera à un rythme suffisamment lent pour leur permettre à titre personnel de ne pas être touchés trop directement pendant les vingt ou trente ans d’espérance de vie dont ils bénéficient.

Le deuxième paramètre du calcul des résignés est leur situation matérielle, qui est généralement satisfaisante. Ils sont propriétaires de leur logement dans un quartier vivable. Certains ont une résidence secondaire dans une région agréable. Ils perçoivent une pension de retraite suffisante ou disposent d’une épargne conséquente. Les résignés jugent que cette aisance matérielle devrait leur permettre d’échapper pendant le temps qui leur reste à vivre aux zones infréquentables.

Le troisième paramètre est le suivant. Les résignés estiment, à juste titre sans doute, que l’arrivée au pouvoir des populistes risquerait fort d’entraîner une hausse considérable des tensions, de provoquer des soulèvements et des émeutes, peut-être même d’enclencher une guerre civile et le chaos. Or le chaos est précisément ce que les résignés veulent éviter : ils escomptent une situation suffisamment stable pour pouvoir conserver ce qu’ils ont et jouir de leur pension de retraite et de leur patrimoine pendant la durée qu’ils peuvent espérer vivre. En quête de stabilité, les résignés ont donc objectivement intérêt à voter contre l’arrivée au pouvoir des populistes.

En outre les résignés savent que s’ils ralliaient les populistes et se mettaient à tenir le même langage que les « fachos », ils se heurteraient à plusieurs inconvénients majeurs. Ils devraient oublier toute perspective de carrière, seraient mis à l’écart dans la fonction publique ou poussés dehors dans les grandes entreprises. Considérés comme des salauds ils seraient rejetés par leurs amis et relations. Ils passeraient à leurs propres yeux pour des imbéciles pour s’être aussi grossièrement trompés pendant des décennies. Ils auraient l’impression de commettre un péché mortel avec le risque de le payer dans l’au-delà. Et surtout, se reconnaître comme hostiles à l’immigration les conduiraient à renoncer à leur identité antiraciste et humaniste, autour de laquelle ils se sont construits. Un tel aveu les conduirait en quelque sorte à changer d’identité, ce qui serait évidemment très inconfortable.

Le bilan coût-avantage de la résignation est donc sans conteste positif. Dès lors le calcul des résignés est simple et tout à fait rationnel : parier sur une dégradation suffisamment lente de la situation plutôt que de courir le risque de renverser la table.

Ce calcul, bien sûr, résulte d’une démarche individualiste, égoïste même. Il correspond à une attitude toute simple : « après moi le déluge ». Cette attitude montre également que la plupart des gens n’éprouvent pas d’attachement pour la civilisation et le cadre social auxquels ils appartiennent, ou qu’ils ne sont pas prêts du moins à leur sacrifier leurs intérêts individuels. Tout cela est dans la logique de l’individualisme, qui est l’une des principales caractéristiques de la modernité et peut-être même son cœur et son fondement.



Comment les résignés se protègent de la schizophrénie

Les résignés ont donc objectivement tout intérêt à rester immigrationnistes. Encore faut-il pour eux, qui se mentent à eux-mêmes et le savent, s’arranger avec cette situation peu glorieuse : ils sont immigrationnistes par calcul tout en sachant que l’immigration est une catastrophe. Comment les résignés s’y prennent-ils pour vivre la situation au mieux et ne pas trop souffrir de cette schizophrénie ?

La première méthode est celle évoquée plus haut. Les immigrationnistes des différentes catégories se protègent au mieux de l’immigration, par le choix du lieu de vie, de l’établissement scolaire ou du réseau relationnel. Ainsi mis à l’abri, les résignés peuvent plus facilement penser à autre chose et évacuer la question de l’immigration de leurs préoccupations principales.

La seconde méthode utilisée par les résignés consiste en quelque sorte à regarder ailleurs. Les résignés évitent soigneusement la fréquentation des sites ou des médias non conformes qui pourraient les déstabiliser. Ils adoptent dans la rue un regard particulier qui consiste à voir sans voir. Dans les conversations, les résignés se protègent derrière des formules toutes faites : « Les choses sont plus compliquées que cela » ; « les extrêmes ne sont jamais la bonne solution »… Au sujet de l’immigration plus précisément, les résignés ont en réserve une série d’affirmations clé en main au sujet desquelles ils se gardent bien de réfléchir : « l’immigration a toujours existé » ; « elle est une conséquence de la colonisation » ; « la plupart des immigrés sont désireux de s’intégrer » ; « les choses iraient mieux si l’extrême-droite ne mettait pas de l’huile sur le feu »…

Cependant l’argument majeur derrière lequel se réfugient les résignés reste le suivant : « De toute façon on ne peut pas faire autrement : il est impossible, que ce soit matériellement ou moralement, d’arrêter l’immigration, qui est inéluctable ».

Pour démontrer l’impossibilité matérielle d’arrêter l’immigration, les résignés mettent en avant l’accroissement inévitable de la pression migratoire en raison de la démographie mondiale, des guerres, des famines et de la dégradation du climat. Quand on leur fait remarquer que la plupart des immigrés arrivent en France de façon légale et qu’il serait dès lors aisé, par exemple, de ne plus autoriser ces entrées, de supprimer le droit au regroupement familial ou encore de réserver les prestations sociales aux Français, les résignés passent alors au registre de l’impossibilité morale, en invoquant les « valeurs ». Lorsqu’on leur oppose qu’aucune valeur ne peut justifier qu’un pays laisse entrer sans réagir des gens dont l’arrivée massive déstabilise la société dans ses profondeurs, ils se braquent et coupent court, en dénonçant avec colère le populisme ou le fascisme.

Depuis quelques temps, les résignés ont découvert un nouveau subterfuge pour évacuer tout malaise existentiel : ils se mobilisent désormais pour la cause de l’environnement. C’est là qu’ils déploient toute leur sincérité, leur faculté d’indignation, leur soif de vérité, leur zèle militant. C’est au sujet du climat qu’ils avouent leur pessimisme et leur peur. La question de l’environnement présente donc pour les résignés un double intérêt : elle leur permet de s’occuper l’esprit et de mieux en évacuer la question de l’immigration ; elle sert d’exutoire aux angoisses que l’invasion de l’Europe fait naître, chez les résignés comme chez tout un chacun…

**

C’est pourquoi la victoire électorale du RN est impossible. Quels que soient son leader, son discours et son programme, les « populistes » ne peuvent ni convaincre ni vaincre parce que la majorité des Français n’ont tout simplement pas intérêt à son arrivée au pouvoir et au chamboulement que celle-ci pourrait provoquer. C’est le cas pour les retraités. C’est le cas pour les gens aisés d’un certain âge, qui pensent avoir les moyens de passer entre les gouttes. Lorsqu’ils sont jeunes, les gens aisés se disent que de toute façon, si la situation en Europe devait se dégrader très fortement, il leur resterait la ressource de s’établir aux Etats-Unis, en Australie ou au Canada. Ces jeunes des milieux aisés, d’ailleurs, vivent d’ores et déjà dans un autre monde, celui des métropoles cosmopolites, et ont déjà pris leurs distances avec les attaches nationales. Quant aux immigrés, dont le nombre augmente d’au moins 1000 par jour, grâce aux naissances et aux arrivées légales et illégales, ils ont tout intérêt bien entendu à ce que le Système immigrationniste reste au pouvoir. C’est pourquoi l’électorat du RN est composé pour l’essentiel de ceux pour qui l’avenir n’est que menace : les milieux moyens et populaires de souche européenne encore loin de la retraite… Ceux-là savent qu’ils n’auront pas les moyens de se préserver des catastrophes qui s’annoncent.

Comme en témoigne le nombre de voix obtenu par M. Macron en 2017, double de celui atteint par Mme Le Pen, ceux qui ont objectivement intérêt à un relatif statu quo sont largement majoritaires. Dès lors il n’y a rien à attendre, ni révolte, ni sursaut électoral. Seulement un processus de soumission, progressif, continu, inéluctable…

Gaulois Refractaire
12 juin 2019 à 11 h 19 min
Cher Paysan Savoyard,

Votre analyse est d’une impitoyable lucidité mais le poison de la résignation est le pire danger pour les patriotes. Toute lutte se décide sur le mental et nous ne nous devons pas nous laisser aller au désespoir.
Les obstacles sont immenses; notre foi et notre détermination doivent l’être autant.
Pensons aux épreuves du peuple juif, pensons à De Gaulle en juin 40.
Cette guerre peut être gagnée et nous la gagnerons mais pour cela, il faut commencer par cesser d’avoir peur et de penser comme des vaincus.

Au pire du pire, notre lutte nous permettra d’obtenir, en cas de partition future, une enclave identitaire d’où nous pourrons relancer la reconquête de la France entière. Et si ce n’est pas nous, ce sera nos enfants ou nos petits-enfants. A condition de ne jamais lâcher l’affaire et de ne jamais cesser de croire en la France.
Si nous ne somme pas prêts à l’exil, nous n’avons pas le choix.

Ce qu’il manque cruellement aujourd’hui à notre camp, c’est un chef portant haut et fort un message d’espoir et de reconquête. Un stratège follement convaincu de notre victoire et véritablement amoureux de la France. Il y a des victoires qui deviennent possibles parce qu’on est suffisamment bête pour y croire.

_________________
"Tant que les Français constitueront une Nation, ils se souviendront de mon nom."

Napoléon.


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 Sujet du message : Re: La peur des résignés !
Message Publié : 13 Juin 2019 18:52 
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Inscription : 17 Août 2016 23:01
Message(s) : 1511
Un constat implacable.... Hélas très juste ! :bouhou:


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