L'Énigme des Invalides

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Message Publié : 03 Oct 2007 23:58 
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Inscription : 23 Sep 2006 21:54
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Quelqu'un connait-il cette histoire et cet ouvrage récent:

Jomini, âme double de Napoléon


L'on croit tout savoir de Napoléon. On ignore l'essentiel, l'existence de son alter ego : Henri Jomini. Ce Suisse, aide de camp du maréchal Ney, est doté de l'étrange pouvoir de penser et d'agir comme le Corse ; mieux, de lire en lui, d'annoncer ses réactions, ses décisions les plus secrètes. D'où son surnom de " devin de l'Empereur ". Son ascension est fulgurante. Promu général, mais en butte à la jalousie et à la hargne de l'état-major français, il quitte l'armée pour entrer au service du tsar Alexandre Ier. Dès lors, le destin de l'Empire bascule et, les dieux ayant changé de camp, l'étoile de l'empereur pâlit. A la mort de l'Empereur, Jomini semble hériter de sa pensée et de son rêve : l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural. Marmont, Sainte-Beuve, Lamartine, Napoléon III, les tsars Nicolas Ier et Alexandre II, témoins de ce prodige, y verront l'insolite destin d'une âme double déchirée par l'aventure de deux vies. Jomini meurt en 1869. Un siècle après la naissance de Napoléon.

L'auteur, Renée-Paule Guillot, journaliste, historienne et conférencière, a déjà publié une quinzaine d'ouvrages touchant aux énigmes de l'histoire.
Editeur : Alphée (13 septembre 2007)

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Message Publié : 11 Oct 2007 11:15 
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Inscription : 09 Nov 2005 13:28
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oui, curieux destin que celui de Jomini. Il était suisse heureusement pour lui. Mais n'avait-il pas prété srment de fidélité à Napoléon ? Il était bien général dans la grande Armée, non ?. :4:


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Message Publié : 03 Nov 2007 11:34 
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Inscription : 27 Août 2004 11:01
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Bonjour, faute de pouvoir faire une recherche précise mais je l'ai lu, je me souviens que Napoléon n'a jamais pris au sérieux les théories militaires de Jomini.

Bien à vous.
:2:


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Message Publié : 04 Nov 2007 12:48 
Je rajouterai que ses théorie se sont transformé en catastrophe pour les régiments de Dragons qui manoeuvraient de façons trop compliqué, heureusement les choses ont changé a Elchingen ...


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Message Publié : 04 Nov 2007 13:29 
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Inscription : 14 Déc 2002 15:30
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Pardonnez-moi, messieurs, mais je ne vois pas en quoi vos observations seraient justifiées...

Sauf erreur gravissime de ma part (toujours possible), il me semble que vous faites fausse route !

Napoléon avait une très haute opinion de Jomini qu'il s'est toujours employé à dissimuler de crainte de lui donner trop d'importance.

Mais -malgré tout- sa réputation est parvenue jusqu'au Czar qui l'a corrompu à prix d'or.

En 1813, Napoléon aurait dû licencier Ney et mettre Jomini à sa place...


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Message Publié : 07 Nov 2007 5:02 
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Inscription : 27 Août 2004 11:01
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:salut: J'essayerai de retrouver le bouquin en question, il est dans un carton! :bah: A moins que je me sois trompé?
Bien à vous.


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Message Publié : 07 Nov 2007 9:24 
Je n'ai pas encore répondu car ont peu interpréter Jomini de deux façons sur le plan historique, et je ne suis pas spécialiste de cette personne, mais je prépare une petite recherche pour publier ici ...


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Message Publié : 26 Avr 2016 21:40 
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Sur Jomini je conseille le livre "Faire la guerre : Antoine-Henri Jomini" volume1 et 2, de Jean-Jacques Langendorf chez Georg éditeur. et aussi "Jomini et la stratégie, une approche historique de l'oeuvre" de Ami-Jacques Rapin, Editions Payot Lausanne.

Je souscrit aux propos de Bruno Roy-Henri, Jomini a sauvé plusieurs fois la mise de Ney, qui tout brave qu'il était n'avait pas un sens stratégique très pointu. Les rares fois où Jomini a commandé sous le feu il s'en est sorti brillamment.

Dommage que l'ego sur-dimensionné de l'Empereur (et la jalousie de Berthier) l'ai empêché d'utiliser les talents militaires de Jomini qui selon moi sont supérieurs sur le champ de bataille à Clausewitz car celui-ci a été fait prisonnier alors que Jomini non. Cela implique d'avoir un coup d'oeil et une vivacité d'esprit pour anticiper les manoeuvres ennemis.

Ah si l'Empereur avait eu à Waterloo Jomini plus Davout à la place de Ney et Ney à la place de Grouchy sur les talons de Blücher la bataille aurait eu plus de chance d'être gagnée même si la suite se serait terminée par la défaite de la France contre toute l'Europe, le poids du nombre décidant de la victoire.


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Message Publié : 27 Avr 2016 13:53 
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Inscription : 14 Déc 2002 15:30
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En effet. Le ralliement de Jomini à la coalition fut une catastrophe. Bien qu'officiellement, les généraux coalisés n'aient guère tenu compte de ses avis, il en était autrement de leurs officiers d'état-major qui recueillaient attentivement ses oracles, quitte à s'en faire passer pour les auteurs plus tard. Ainsi, le regroupement de Blücher et de Schwarzenberg devant La Rothière en fut certainement la conséquence. Victorieux, ils s'empressèrent de retomber dans leurs travers, ce qui nous valut les grandes victoires de février 1814. La marche sur Paris en bloc, fin mars, fut certainement inspirée par Jomini. En tout cas, le Czar (présenté comme le principal artisan de cette décision) ne manqua pas de recueillir son avis...

Il faut savoir aussi que le plan de Napoléon III pour envahir l'Allemagne du nord, fut inspiré par Jomini. Si le plan ne fonctionna pas, c'est que la concentration des troupes fut trop longue et que le désordre de notre organisation convainquit le monarque qu'il était impossible de rien tenter et qu'il valait mieux s'en tenir à la défensive...

Ps : personnellement, j'aurais vu Jomini à la place de Soult. Le résultat eut été différent, sans nul doute !

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"Tant que les Français constitueront une Nation, ils se souviendront de mon nom."

Napoléon.


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Message Publié : 27 Avr 2016 15:02 
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Bruno Roy-Henry a écrit :

Ps : personnellement, j'aurais vu Jomini à la place de Soult. Le résultat eut été différent, sans nul doute !


Que voulez-vous dire ?

Car si je me réfère à wikipédia pour replacer un peu dans le contexte :

"Dès qu'il [ Soult] apprend l'abdication de Napoléon, il se rallie avec enthousiasme aux Bourbons. Le gouvernement de la première Restauration le nomme gouverneur de la 13e division militaire le 21 juin 1814, puis ministre de la guerre, du 3 décembre 1814 au 11 mars 1815, poste qu'il occupe donc lorsque Napoléon débarque de l'île d'Elbe.

Responsable de l'armée, il adresse aux troupes une proclamation où il qualifie l'Empereur d'usurpateur et d'aventurier, ce qui n'empêche pas ce dernier de l'appeler aux Tuileries le 25 mars. Il fait à nouveau allégeance, et est nommé pair de France6. Napoléon lui confie, le 9 mai 1815, les fonctions de major-général de l'armée pour succéder au maréchal Berthier. Bien que discuté, ce choix est assez logique : militaire de talent, avec alors trente ans de métier, Soult a fait merveille dans la victoire comme dans la retraite, notamment en Espagne ou au Portugal où il a coordonné l'action de plusieurs armées.

Son rôle lors la bataille de Waterloo fait débat. Ses détracteurs voit en lui est un des responsables de la non-venue de Grouchy à qui il n'envoie qu'un seul courrier, contrairement à ce qu'eût fait en pareil cas, aux dires de Napoléon, Berthier. Pour autant, au matin de la bataille, alors que Soult supplie Napoléon de rappeler au plus vite les troupes de Grouchy, l'Empereur refuse sèchement la proposition et veut que l'on ne se concentre que sur l'armée de Wellington qu'il considère comme un mauvais général ( "Ce sera l'affaire d'un déjeuner ", ajoute-t-il ). Il commet l'erreur de ne pas écouter son major-général qui, fin expert, le met en garde sur la qualité de l'infanterie britannique, une infanterie que Napoléon n'a jamais affrontée.

Lorsque l'Empereur, à la vue du désastre, veut se précipiter au milieu des baïonnettes, Soult, resté à ses côtés jusqu'au dernier moment, parvient à saisir la bride de son cheval et à l'entraîner sur la route de Charleroi, lui permettant ainsi d'échapper de peu aux avant-gardes prussiennes."


Est-ce Jomini à la place de Soult à Waterloo comme major-général des armées ? Il me semble que l'expérience de Soult contre les Anglais était un atout pour Napoléon.


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