L'Énigme des Invalides

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Message Publié : 03 Nov 2008 3:46 
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Inscription : 16 Juil 2007 10:25
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Bonjour,
Une interessante presentation du livre, avec une interview audio de l'auteur :
http://www.herodote.net/articles/article.php?ID=512

_________________
Cordialement
Daniel
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Message Publié : 03 Nov 2008 14:00 
Merci pour les liens.
J'ai personnellement préféré l'interview Hérodote.net à celui de M. Drucker, car il y avait un semblant de contradiction.
La citation du film de John Ford, en préambule, m'a fait bondir, car je l'ai utilisée pour un opuscule que j'ai écrit sur Jeanne d'arc
en 99. Bien sûr, c'est peut-être fortuit, mais je trouve la coïncidence troublante.
En tout cas l'auteur de cet ouvrage de compilation, tout en reconnaissant les emprunts, ne cite pas beaucoup leurs auteurs.
Par exemple aucune mention de M. Roy-Henry, qui, quoiqu'on pense de ses théories et de ses méthodes, me parait tout de même
incontournable concernant une éventuelle substitution.
Les arguments concernant Corneille-Molière me paraissent bien faibles. Par exemple à la question de savoir pourquoi sur son lit de
mort Corneille n'avait pas révélé la supercherie, Ferrand répond avec assurance que probablement, il avait honte de ses comédies.
C'est un peu juste, étant donné qu'on attribue aussi à Corneille le Misanthrope, qui est un pur chef d'œuvre. Et, je me répète,
comment Corneille aurait-il-pu garder le silence, devant le succès énorme de l'œuvre de Molière, à qui il a survécu 11 ans. C'est
impossible. De même on présente les mentions de l'éditeur de l'époque citant Corneille comme une preuve. Non. La collaboration de
Corneille était demandée par Molière pour certaines petites pièces de commande Royale, elle s'est faite à la connaissance de tous.
Pourquoi cacher le reste...
Pardon de m'écarter du sujet du forum, mais c'est pour souligner que les interrogations sur les points d'histoire soulevés sont loin
d'être devenues des certitudes, comme le dit l'auteur avec Drucker. Et son assurance de voir certains points (Corneille-Molière)
"réglés dans les mois qui viennent", me semble un peu présomptueuse...
Pour en revenir à Napoléon, j'ai eu beau chercher sur le forum, je n'ai trouvé nulle part mention du fait que Cochereau parle bien des
éperons, sur la dépouille de 1840. Comme c'est un des arguments "substitutionniste", je voudrais juste savoir, sans polémiquer,
l'explication qu'en donne M. Roy-Henry... ou le lien, si la réponse a déjà été donnée. Merci.


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Message Publié : 03 Nov 2008 14:23 
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Inscription : 13 Nov 2007 12:45
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Pardon de m'écarter du sujet du forum, mais c'est pour souligner que les interrogations sur les points d'histoire soulevés sont loin
d'être devenues des certitudes, comme le dit l'auteur avec Drucker. Et son assurance de voir certains points (Corneille-Molière)
"réglés dans les mois qui viennent", me semble un peu présomptueuse...
(ClaudeM)

Ce n'est pas ainsi que j'ai perçu les propos de Franck Ferrand, et si vous écoutez bien cette interview, vous pourrez relever qu'à plusieurs reprises, l'historien interrogé, contrairement à l'édito figurant sur son livre, et que j'avais mis en ligne, précise que, s'il y a matière et éléments probants pour induire un doute sur les faits établis et acceptés depuis toujours, il n'est pas en droit d'affirmer aujourd'hui que ce doute est devenu une certitude, tant que les moyens de preuve pour le valider n'auront pas été exploités.




:salut:


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Message Publié : 03 Nov 2008 14:37 
Rose, je vous assure qu'au début de l'interview, Ferrand contredit Drucker, en lui disant qu'il pose des questions, mais que lui, Ferrand,
amène des certitudes. Certes, il dit le contraire un peu plus tard mais c'est la première affirmation que je récuse.


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Message Publié : 03 Nov 2008 14:38 
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Inscription : 14 Déc 2002 15:30
Message(s) : 13562
ClaudeM a écrit :
Pour en revenir à Napoléon, j'ai eu beau chercher sur le forum, je n'ai trouvé nulle part mention du fait que Cochereau parle bien des
éperons, sur la dépouille de 1840. Comme c'est un des arguments "substitutionniste", je voudrais juste savoir, sans polémiquer,
l'explication qu'en donne M. Roy-Henry... ou le lien, si la réponse a déjà été donnée. Merci.


D'abord, merci de ne pas écorcher mon nom ! J'ai rectifié... Ensuite, mon livre et mon nom sont bel et bien cités par Franck Ferrand dans son ouvrage. Vous parlez d'un opuscule sur Jeanne d'Arc: a-t-il été publié en 1999 ? Et où donc se trouve cette citation de John Ford ?

Pour en venir à ce qui nous concerne précisément, j'aimerais bien savoir où vous auriez lu que l'abbé Coquereau aurait parlé des éperons. Je ne l'ai lu nulle part. Si vous pouviez donner vos références... :salut:

D'ailleurs, en reprenant le témoignage manuscrit de Coquereau, je ne lis rien de tel:

viewtopic.php?t=815

"Les quatre cercueils qui renfermaient la précieuse dépouille avaient été successivement ouverts. Le satin qui garnissait a l'intérieur les parois du dernier était enlevé; nous imposâmes silence à nos émotions pour voir et bien voir.
Tout le corps paraissait couvert comme d'une mousse légère : on eut dit que nous l'apercevions a travers un nuage diaphane, c'était bien sa tête; un oreiller l'exhaussait un peu, son front large, les yeux dont les orbites se dessinaient sous les paupières, garnies encore de quelques cils; ses joues étaient bouffies, son nez seul avait souffert uniquement dans la partie inférieure. Sa bouche entrouverte laissait apercevoir trois dents d'une grande blancheur; sur son menton se distinguait parfaitement l'empreinte de la barbe; ses deux mains surtout paraissaient appartenir à quelqu'un de respirant encore, tant elles étaient vives de ton et de coloris; l'une d'elle, la main gauche, était un peu plus élevée que la droite, le grand Maréchal, au moment où le cercueil se fermait l'avait baisée et n'avait pu la replacer dans sa position première. Ses ongles avaient poussé après la mort, ils étaient longs et blancs; une de ses bottes s'était décousue en laissant dépasser quatre doigts de ses pieds d'un blanc mat, son habit était celui des Chasseurs de la Garde avec sa forme échancrée sur le devant, ses parements rouges, car les couleurs se reconnaissaient. Ses grosses épaulettes d'or étaient noircies ainsi que la grande plaque et quelques autres décorations qu'on distinguait sur sa poitrine. Le grand cordon de la Légion d'honneur tranchait de sa couleur rouge son gilet blanc; sur sa culotte de Casimir se trouvait son chapeau, entre ses jambes les deux vases contenant son coeur et ses entrailles; un aigle en argent le surmontait. Comme un homme mort de la veille tel nous trouvâmes le corps de l'Empereur. Pendant vingt années qu'avait donc fait la mort... Pendant vingt années la mort avait respecté sa dépouille."

Abbé Coquereau : aumonier de l'expédition de Sainte Hélène.

Merci à JIEM. :4:





_________________
"Tant que les Français constitueront une Nation, ils se souviendront de mon nom."

Napoléon.


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Message Publié : 03 Nov 2008 15:05 
J'ai un problème avec les noms, vous avez pu le voir pour Coquereau, que j'ai transformé en Cochereau. Donc, mes excuses pour
pour votre nom. En ce qui concerne les citations, je parlais des interviews, puisque je n'ai pas encore lu le livre.
L'abbé Coquereau parle bien de bottes éperonnées. P62 §109 cité après:

DE SAINTE-HÉLÈNE, 109
"Pendant vingt années, la mort avait respecté Na-
poléon!
Le satin était enlevé, et Napoléon reposait douce-
ment, habillé de son uniforme de chasseur de la garde,
avec son ruban, sa grande plaque de la légion d'hon-
neur, sa culotte de casimir blanc, ses bottes éperon-
nées
et comme il dormait, sur ses genoux il avait posé
son chapeau.
Je l'avoue, qui aurait pu oublier ce qui s'était
passé, ce que nous faisions; qui n'aurait vu ni bière ,
ni sépulcre, et eût aperçu dans un certain jour à tra-
vers une gaze, et sur un lit, le corps de Napoléon, au-
rait certes pu croire qu'il reposait paisiblement. Telle
fut notre première impression qui se traduisit par un
mouvement indéfinissable. Nos regards interrogeaient
tour à tour les nobles témoins de sa mort, et leurs yeux
noyés de larmes nous disaient assez qu'ils avaient re-
trouvé leur maître. Nous imposâmes silence à nos
émotions pour voir et bien voir.
Tout le corps paraissait couvert comme d'une mousse..."


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Message Publié : 03 Nov 2008 15:17 
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Inscription : 13 Nov 2007 12:45
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Rose, je vous assure qu'au début de l'interview, Ferrand contredit Drucker, en lui disant qu'il pose des questions, mais que lui, Ferrand,
amène des certitudes. Certes, il dit le contraire un peu plus tard mais c'est la première affirmation que je récuse.
(ClaudeM) ...

Je ne pense pas que Franck Ferrand se contredise.

Le fait qu'il mette en parrallèlle le mot "certitudes" au mot "questions" tend à souligner le fait qu'il se trouve, lui-même, bien plus aux prises avec les détracteurs, en développant le bien-fondé de ces certitudes, que Michel Drucker qui ne fait que s'interroger, et l'interroger ...

Ne nous méprenons donc pas : les certitudes évoquées ne constituent pas la Vérité, celle-là même que nous recherchons, mais elles nous guident.

Pour exemple, le fait que la sépulture de l'Empereur à Sainte-Hélène ait été revisitée représente une certitude que nous ne pouvons pas nier ; pour autant, ce fait, à lui seul, ne prouve pas la substitution.

La nuance est subtile, mais il convient de la percevoir afin d'éviter une mauvaise interprétation des propos de Mr Ferrand, en détournant sa propre pensée de son objectif qui reste la recherche de la Vérité par l'exploitation des moyens aujourd'hui mis à notre disposition.





:salut:


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Message Publié : 03 Nov 2008 15:19 
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Inscription : 14 Déc 2002 15:30
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Excusez-moi d'insister, mais quel ouvrage citez-vous ? :grands yeux:

Je ne me souviens pas d'avoir noté ceci dans l'ouvrage de Coquereau, référencé à la Bibliothèque nationale. Où donc l'avez-vous lu ?

Donc, s'agît-il d'un autre ouvrage ? d'une édition ultérieure (la 1ère édition est de 1841) ? Je serais quand même très surpris par l'existence de cette formule: "bottes éperonnées"... :diablotin:

_________________
"Tant que les Français constitueront une Nation, ils se souviendront de mon nom."

Napoléon.


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Message Publié : 03 Nov 2008 15:53 
de Félix Coquereau - 1841 - Saint Helena Island (S.C.) - 207 pages
P62 §109
Je suis moi-même surpris que vous ayez omis ce passage. Je serais mal placé de vous en faire le reproche,
moi qui fais des erreurs sur les noms... mais je m'étonne que personne ne vous l'ait signalé?


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Message Publié : 03 Nov 2008 16:01 
Précision: Page 109 (et non §). Sorry.


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